Saint-Denis, cimetière des Rois

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 Dessins montrant l'évolution de l'abbaye de l'antiquité jusque au 16éme siécle

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SAINT ELOI



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MessageSujet: Dessins montrant l'évolution de l'abbaye de l'antiquité jusque au 16éme siécle    Dim 4 Sep - 9:21

Bonjour voici aujourd'hui quelques dessins montrant l'évolution de l'abbaye de saint Denis. Ces dessins sont tirés d'un site sur l'histoire de la ville.

Les premiers temps : de l'Antiquité tardive au début de l'époque mérovingienne

La question du vicus Catulacensis





À partir du milieu du IVe siècle, le site de la basilique est occupé de manière continue. Les fouilles y ont révélé la présence de plusieurs bâtiments à l'architecture de pierre. Un fossé de délimitation renfermait les rebuts d'un atelier qui fabriquait des épingles à cheveux en os. Cet ensemble de vestiges évoque une petite exploitation rurale. Ne serait-ce pas le vicus Catulacensis, le domaine d'un nommé Catullus, le plus ancien nom patronymique connu pour Saint-Denis ?

La nécropole, cité des morts- Époque mérovingienne



À partir de la fin du Ve siècle, les aristocrates francs choisissent Saint-Denis comme lieu de sépulture favori. Dans le sous-sol de la première basilique se développe leur nécropole. Les défunts – principalement des femmes – se faisaient enterrer dans des sarcophages de pierre, revêtus de somptueux costumes ornés de galons de broderie d'or et de bijoux en or et argent décorés de pierres précieuses


La basilique mérovingienne résulte d'au moins deux agrandissements de l'église primitive. Dans son dernier état, l'édifice s'étend sur près de 60 m de longueur. Il présente une nef flanquée de galeries et dotée, en façade, d'un vestibule. C'est dans le premier agrandissement de cette basilique que Michel Fleury découvre, en 1959, la tombe de la reine Arégonde. Cette tombe était la mieux conservée de la nécropole aristocratique qui se caractérise par des sarcophages essentiellement en pierre et un mobilier funéraire somptueux. Au nord de la basilique, s'est développée une vaste nécropole aux sarcophages en plâtre. Les fouilles de l'Unité d'archéologie y ont mis au jour plus de deux cents tombes mais on peut supposer que l'aire funéraire en comptait originellement près de deux mille. Les dépôts de mobilier funéraire pratiqués dans ces tombes de la nécropole extérieure à la basilique indiquent une population de condition relativement privilégiée.


L'abbaye royale du VIIIe siècle à 869



Dès l'avènement des premiers Carolingiens, l'importance politique de Saint-Denis s'accroît. En 741, les funérailles de Charles Martel inaugurent une nouvelle série d'inhumations royales et, en 754, c'est dans la basilique que le pape Étienne II sacre Pépin le Bref.

Entre 769 et 775, l'abbé Fulrad reconstruit l'abbatiale sur le plan d'une basilique à colonnes dont le transept ouvre, à l'est, sur une abside semi-circulaire. À l'ouest, l'édifice est précédé d'un massif d'entrée considéré comme l'agrandissement que Charlemagne aurait fait édifier sur la tombe de son père Pépin, mis en terre en 768 devant la porte de la basilique. Dans le monastère, les sources écrites distinguent un dortoir, un réfectoire, une salle chauffée, une cuisine, des bains, une boulangerie, un cellier et des ateliers. À l'entrée de l'établissement est implanté l'hospice qui permet aux moines d'accomplir leur devoir d'hospitalité et d'assistance aux malades et aux pauvres. En 832, l'abbé Hilduin agrandit la basilique en ajoutant une chapelle au chevet. Selon la volonté de l'abbé, huit religieux y célèbrent la messe, jour et nuit. La chapelle devait jouxter le dortoir des moines.

Le castellum de 869 au début du XIe siècle




La première fortification de Saint-Denis est commanditée en 869 par Charles le Chauve pour protéger le monastère des raids vikings ; elle est aujourd'hui documentée, non seulement par les sources écrites, mais également par l'archéologie. En confiant à un représentant militaire la protection de ce qui devient un castellum, le roi prend une décision qui doit constituer une grave intrusion dans la vie spirituelle du monastère. Les moines démontrent que l'enceinte a été construite sur une terre qu'ils possédaient anciennement et obtiennent, en 898, que leur privilège d'immunité porte à nouveau sur les terres situées à l'intérieur du castellum. À la suite d'une réforme de l'abbaye bénédictine, confiée par Robert le Pieux (996-1031) à l'abbé Odilon de Cluny, un collège de chanoines, probablement issu d'une partie de la communauté des moines, s'implante dans l'église Saint-Paul. Aux abords du castellum se développent d'autres noyaux d'habitation, implantés en raison de la présence soit d'une église, soit d'une voie de communication. À Saint-Marcel, on rapproche le cimetière de l'église paroissiale édifiée à une certaine distance de la nécropole mérovingienne. À côté de l'église Saint-Martin, l'abbaye fonde le prieuré de Saint-Denis-de-l'Estrée ; avec les églises Saint-Remi et Saint-Quentin elle servira, au XIe siècle, de points de repère pour délimiter le territoire de l'exemption de l'abbaye qui soustrayait Saint-Denis à l'autorité de l'évêque de Paris.

Naissance d'un bourg monastique XIe et XIIe siècles



À partir de l'an Mil, l'abbaye pratique une politique favorable au développement du bourg. Elle exempte certains fours de boulangers des droits coutumiers et affranchit les habitants de la mainmorte-

En 1112, le roi Louis VI le Gros autorise cinq Juifs et leurs familles à s'établir dans le bourg fortifié. Le début du XIIe siècle voit également se développer la foire royale du Lendit. En 1124, le souverain accorde à l'abbaye l'ensemble des ressources liées aux activités de cette foire (droit de justice, taxes, location des étals,...).
Cette période d'essor économique coïncide avec une importante activité de construction. Entre 1135 environ et 1144, l'abbé Suger agrandit l'abbatiale , à l'ouest, par une nouvelle façade (ou massif occidental ) et, à l'est, par un chœur à chapelles rayonnantes. L'abbé avait projeté de doubler la nef carolingienne par des collatéraux doubles, mais cette dernière campagne de construction ne fut jamais achevée. Dans le monastère, Suger construit une nouvelle hôtellerie et met en chantier les galeries d'un somptueux cloître.
Au nord de la basilique, deux nouvelles églises paroissiales se fixent dans le cimetière : Saint-Michel-du-Degré et Saint-Jean-Baptiste. De même, les chanoines de Saint-Paul font reconstruire leur église sur un plan basilical avec une nef à colonnes, flanquée de collatéraux. Comme bienfaiteurs de cette communauté, les abbés leur lèguent Saint-Pierre et Saint-Jean-Baptiste, une église du cimetière qu'on ne peut localiser avec plus de précision

La ville dans la tourmente du milieu du XIVe au XVIe siècle





Dès le début de la guerre de Cent Ans, l'abbaye se préoccupe de sa protection. Les chroniques rapportent que, dès 1347, on commence à "faire des fosses en l'environ de la ville". C'est probablement de cette époque que date un fossé découvert en fouille dans le quartier Saint-Remi. À partir de 1356, l'abbé et le régent Charles, le futur Charles V, joignent leurs efforts pour édifier un rempart. Mais, dix ans plus tard, Saint-Denis n'est toujours pas en état d'être défendue : aussi le roi ordonne-t-il que le faubourg Saint-Remi soit rasé. La ville se replie alors derrière une enceinte au périmètre plus réduit. Elle englobe le bourg monastique, Saint-Marcel et le quartier de l'Estrée, mais exclut Saint-Nicolas-des-Aulnes, Saint-Remi et la majeure partie du verger de l'abbaye, la Couture, que l'on entoure d'un simple mur de clôture. La nouvelle enceinte est percée de cinq tours-portes établies sur les principaux axes de circulation.
Durant cette période mouvementée, les réalisations architecturales ne concernent plus guère que les édifices religieux. L'église Saint-Marcel est alors agrandie et dotée d'une crypte-ossuaire. En revanche, la construction civile stagne. L'abandon d'une partie de l'habitat favorise le remembrement des petites parcelles. C'est uniquement le long des places et des rues commerçantes que le front continu des petites maisons se maintient. Sur le plan économique, la ville entre alors dans une période difficile. Parallèlement, le revenu de l'abbaye est grevé par le déclin de la foire du Lendit qui reprend en 1444. En 1529, François Ier impose à l'abbaye comme abbé commendataire le cardinal Louis de Bourbon, un membre de la famille royale ; il inaugure ainsi une succession de neuf abbés, ecclésiastiques séculiers ou laïcs. Pour renouer avec le faste des abbés du XIVe siècle, le cardinal fait entreprendre, à partir de 1530, la construction d'un somptueux logis. Vers 1572, Catherine de Médicis met en chantier le mausolée des Valois, situé au nord de l'abbatiale . L'activité artisanale locale bénéficie de ce regain dans la construction. Les comptes de l'abbaye citent les marchands et les artisans qui participent à ces travaux et qui, pour la plupart, habitent Saint-Denis.
En 1567, Saint-Denis est à nouveau bouleversée par l'occupation huguenote. Les moines se réfugient avec le trésor à Paris, abandonnant le monastère aux hérétiques qui y font nombre de dégâts. Les églises de l'ensemble monumental sont, pour la plupart, dévastées. Saint-Paul est quasiment détruite, ce qui oblige les chanoines à se replier dans une portion de son collatéral aménagé en chapelle dédiée à saint Pantaléon. De même, Sainte-Geneviève, Saint-Michel-du-Degré et Saint-Barthélemy sont endommagés. Les sièges des trois paroisses sont alors réunis en un bâtiment, partiellement reconstruit, dont l'archéologie a révélé un chevet singulier à trois absidioles. Or, les annales rapportent que leurs trois curés étaient tenus de vivre "paisiblement ensemble jusqu'à ce que deux d'iceux étant morts, leurs titres seroient supprimés et que le dernier survivant demeuroit seul curé". Le chevet, qui probablement abritait trois autels, matérialise donc cet arrangement provisoire.

voici donc ainsi l’évolution de l'abbaye jusque la fin du XVI éme siècle les sources des extraits des textes et des dessin provienne du cite
http://www.ombres-et-lumieres-du-moyen-age.net/rubrique,la-ville-de-saint-denis,1192426.html

vous pouvez y voir l'integrals des textes

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