Saint-Denis, cimetière des Rois

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 Les tombeaux des "rois maudits" (n°3) - Philippe V le Long

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Alexandre Lenoir



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MessageSujet: Les tombeaux des "rois maudits" (n°3) - Philippe V le Long   Jeu 10 Nov - 15:37

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Les tombeaux des "rois maudits" (n°III)
Philippe V le Long (1293-1322), roi de France et de Navarre de 1316 à 1322

Après s’être emparé de la régence à la mort de son frère Louis X, puis de gagner la couronne à la suite du décès de son neveu le petit Jean I°, Philippe V ne règne que pendant 5 ans, mais au terme d'un règne bénéfique où ce monarque fin et intelligent a su redresser la situation du royaume après le règne maladroit de Louis X.
Il meurt hélas trop tôt, le 3 janvier 1322 à l'abbaye de Longchamp, dans la forêt du Rouvres (actuel bois de Boulogne). Il avait choisi à Saint-Denis comme lieu d’inhumation le Nord du maître-autel, faisant pendant au tombeau de Dagobert du côté Sud. Son cœur est envoyé à l’église des Cordeliers de Paris et ses entrailles à celle des Dominicains.

Pendant sa maladie, les religieux de Saint-Denis étaient allés processionnellement et nu-pieds lui faire toucher les saintes reliques ; un moment on crut qu'il allait guérir, mais il retomba malade. "Je sais, disait-il, que j'ai été guéri par les mérites et les prières de Saint-Denis. Ma rechute provient de ce que j'ai manqué de prudence."
Son épouse Jeanne choisit comme lieu de sépulture les Franciscains de Paris.


D’une stature élevée, mince jusqu’à la maigreur, le roi Philippe V méritait bien son surnom de « Long ».
Mais ses traits réguliers et beaux le faisaient ressembler à son père Philippe le Bel.
On remarquera la coupe étrange des favoris.

Comme pour le gisant de Louis X, la figure est d'une très bonne exécution, franchement et hardiment taillé dans le marbre. Les détails en ont été exécutés avec un soin extrême.
Philippe le Long n'apparaît pas extrêmement imberbe, comme son père et ses frères ; une petite étoffe de poils a été laissée vers le milieu de chacune de ses joues.

Son ancienne épitaphe de tombeau (aujourd'hui détruite) disait : " Cy gist Phelipe Le Long, roy de France et de Navarre, fils de Phelipe le Bel qui trespassa lan MCCCXXI le tiers jour de janvier et le cuer de la royne Johane sa compaigne fille de noble pnce le conte Hugues de Bourgongne laquelle trespassa lan MCCC vingt et neuf le XXI de janvier."

Profanation du tombeau de Philippe V, le vendredi 25 octobre 1793 ( 4 brumaire an II )
Philippe V le Long reposait comme Philippe le Bel et Louis X dans une cuve en pierre. Son squelette était bien conservé, avec une couronne d'argent doré enrichie de pierreries, une agrafe de son manteau en losange, avec une autre plus petite, aussi d'argent qui faisait partie de sa ceinture d'étoffe satinée, avec une boucle d'argent doré et un sceptre de cuivre doré. Le squelette fut jeté par les ouvriers révolutionnaires dans la fosse commune creusée au nord de la basilique.

No
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MessageSujet: Re: Les tombeaux des "rois maudits" (n°3) - Philippe V le Long   Jeu 10 Nov - 17:34

Il y a quelques informations pour le gisant de Jeanne de Bourgogne qui choisit comme lieu de sépulture les Franciscains de Paris? Le monument funéraire a été faite?
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MessageSujet: Re: Les tombeaux des "rois maudits" (n°3) - Philippe V le Long   Jeu 10 Nov - 17:37

Et y at-il des informations sur le couvent des Cordelières de Paris?
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MessageSujet: Re: Les tombeaux des "rois maudits" (n°3) - Philippe V le Long   Sam 11 Fév - 19:17

Le gisant de Jeanne de Bourgogne dans le couvent des Franciscains de Paris:

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Alexandre Lenoir



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MessageSujet: Re: Les tombeaux des "rois maudits" (n°3) - Philippe V le Long   Sam 11 Fév - 21:32

Etonnante représentation de ce gisant disparu !

Je retiens l'étrange voile-mentonnière qui ne recouvre pas que le menton - comme la mode le voulait pour les reines : voir le gisant de Jeanne d'Evreux - mais aussi la bouche !!! Est-ce une erreur de l'artiste ayant fait le relevé du gisant, ou ce dernier était-il exceptionnel ?
Il est vrai que ce qui lui sert de dais est également assez ... étrange !

Merci, cher cardinal, pour cette gravure ! Mais de quel livre est-elle extraite ?

queen
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Richelieu



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MessageSujet: Re: Les tombeaux des "rois maudits" (n°3) - Philippe V le Long   Dim 12 Fév - 7:22

Je voyais ce dessin quand j'a visité le château de Dourdan, dans le donjon:



Ici Jeanne était en prison:









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Alexandre Lenoir



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MessageSujet: Re: Les tombeaux des "rois maudits" (n°3) - Philippe V le Long   Dim 12 Fév - 21:13

Ah ... Le mystère de cette source restera donc entier ... Peut-être que notre ami Saint Eloi aurait une petite idée ?
Le gisant semble avoir un peu souffert. Il est d'ailleurs fréquent sur les dessins de Gaignaires (état XVII°s) que les gisants aient perdu leurs mains. Apparemment les actes de vandalisme d'avant la révolution devaient se faire par ce genre de petits larcins ... Au cours des siècles.

En tout cas, je n'ai jamais visité le donjon de Dourdan et je vous remercie, cher Richelieu, de me l'avoir ainsi fait découvrir.
Le lieu semble bien conservé.

En tout cas moins lugubre que le cachot de Marguerite de Bourgogne à Château Gaillard ...
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SAINT ELOI



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MessageSujet: Re: Les tombeaux des "rois maudits" (n°3) - Philippe V le Long   Lun 13 Fév - 20:33

Cher Alexandre ayant fait plusieurs recherches concernant cette gravure dans la collection de Roger Gainière je n'ai malheureusement rien trouvé sur le tombeau de Jeanne de Bourgogne. Cette gravure ne provient pas de la collection Gaignières. Mais elle ressemble à celles que Thomasin a réalisé sur les sculptures du château de Versailles. De plus je n'ai rien trouvé concernant le couvent des Franciscains ; ni gravure ni document. Je n'ai même pas su où le situer ni quand il fut détruit ; si un des membres a des information éventuellement sur le couvent, il permettrait une connaissance de la dernière demeure de la reine Jeanne qui était aussi la fille de Mahaut d'Artois, seule femme ayant eu le titre de pair de France, ce qui est unique pour la période.

Quant au dessin on dirait que le gisant était sur le coté, mais c'est peut être une erreur de l’auteur. Malgré tout ce dessin reste un mystère .

Au plaisir .
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Alexandre Lenoir



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MessageSujet: Re: Les tombeaux des "rois maudits" (n°3) - Philippe V le Long   Mar 14 Fév - 20:07

Cher Saint Eloi, je suis très perplexe. Cette représentation est incompréhensible.

1) Le dais ne ressemble à rien

2) Le voile-mentonnière ressemble à un bâillon, cas unique dans la mode du XIV°s !!!

3) Surtout, les chiens, symboles de fidélité (ce qui fait sourire dans le cas de cette reine ...) ne sont pas perpendiculaires au corps, mais SOUS le corps, à la verticale ! Et sur un socle ! On dirait vraiment que la statue est debout.

4) La position des mains (absentes) est curieuse : tels que sont positionnés les bras restant alors, il était impossible qu'elles soient rejointes, en prière ! Portaient-elles quelque chose ?

Autrement dit, n'était-ce pas plutôt une statue décorant le portail de l'église ou du réfectoire ?

Oui mais ... Il y a bien un oreiller derrière la tête de la reine !!!

Bref, tout est incohérent.

A quelle sculpture de Thomasin pour le château de Versailles pensiez-vous ? C'est intéressant car on pourrait remonter la filière !


Sur les Franciscains : il s'agit en fait du couvent des Cordeliers de Paris.


(plan extrait de l'Atlas de Paris au Moyen Age de Laurentz et Sandron)

Ce site a une histoire riche et complexe. Au XIIIe siècle, ce sont des champs de vignes bordés par l’enceinte de Philippe Auguste (l’actuelle rue Monsieur le Prince). Louis IX (le futur saint Louis) les offre aux frères de saint François qui ont décidé de s’installer à Paris. Les moines de cet ordre sont surnommés “cordeliers”, à cause de la corde qui ceint leur robe.
Les Cordeliers occupaient au début un modeste logis qu'ils tenaient de l'abbé de Saint-Germain-des-Prés. Saint Louis leur fournit des ressources nécessaires pour construire leur église. La construction débuta vers 1230. Elle a été édifiée sous la direction de l'architecte du roi, Eudes de Montreuil. Il avait sculpté son propre tombeau (qui disparut dans l'incendie de l'église des Cordeliers de Paris le 15 novembre 1580)

De 1234 à 1571, sont donc construits : un important couvent qui comprendra une école de théologie, deux cloîtres, des jardins, une vaste église et un important réfectoire, seul élément qui subsiste aujourd’hui de cette abbaye. Cette communauté des cordeliers sera un centre d’enseignement renommé accueillant un grand nombre d’étudiants, en concurrence avec la Sorbonne.

L'église fut dédiée le 6 juin 1262, sous le titre de Sainte-Madeleine. La nef ne fut terminée que vers 1269. L'église s'élevait parallèlement à la rue des Cordeliers (actuelle rue de l’École de Médecine), sur l'emplacement qu'occupe actuellement la Faculté de Médecine (site des Cordeliers). L'édifice avait 105 mètres de long et 30 mètres de large. L’église conventuelle était la plus vastes du Paris médiéval, après la cathédrale Notre Dame. La nef, qui occupait la moitié occidentale de l’édifice, pouvait accueillir des foules importantes de fidèles venus écouter les sermons enflammés des frères cordeliers installés dans la partie orientale du chœur orné d’une série de chapelles.


René Rocheran, Le cloître des Cordeliers, ailes méridionale et orientale, gravure, entre 1656 et 1673 (Atlas du Paris médiéval)

Un incendie en novembre 1580 détruit une partie importante de l'église et du cloître. Qui sait si le « tombeau » de Jeanne de Bourgogne n’a pas subi à cette occasion quelques dégradations ?

Reste qu'il y avait de nombreux tombeaux dans l'église. Parmi eux :

- Les premières grandes figures de l'ordre franciscain furent Alexandre de Hales, saint Bonaventure, Jean Duns Scot. Ils y eurent leur tombeau.
- Le tombeau de Marie de Brabant (1254-1321), reine de France, deuxième épouse du roi Philippe III, dit le Hardi en 1274. Elle y fut enterrée, le 21 janvier 13215.
- Le tombeau de Charles d'Évreux, comte d'Étampes (1305-1336).

Tombe de Charles, comte d'Étampes, petit-fils de Philippe le Hardi, qui était placée dans l'église des Cordeliers de Paris, derrière le grand autel. Ce comte d'Étampes mourut en 1336, d'après Eugène Viollet le Duc.
- Le tombeau de Jeanne de Bourgogne, épouse de Philippe V le Long. (Mais est-ce exact ?)
- Le cœur de Jeanne d'Évreux (1310-1371), reine de France, troisième épouse du roi Charles IV, dit le Bel. C'est elle qui fit construire un Réfectoire de grande taille (56 m x 17 m x 24 m). Il est la seule partie à subsister du Couvent des Cordeliers.
- Le tombeau de Guillaume Froelich (1492 ou 1505-1562) qui fut colonel général des gardes suisses y fut inhumé. Son tombeau avec son buste attribué à Pierre Bontemps est exposé au Musée du Louvre.
- Claude de Bullion, ancien Surintendant des Finances, puis Garde des Sceaux de Louis XIII; son corps reposait dans l'angle de la chapelle du Crucifix. Son mausolée se trouvait appliqué au mur de la dite chapelle face à l'autel. Il se composait d'un sarcophage en marbre noir orné de fleurs et de trois appliques en bronze et soutenu par quatre consoles de marbre blanc, dont deux figuraient des têtes de femmes voilées, avec un chérubin au milieu. Son fils, Noël de Bullion, et de son petit-fils, Armand-Claude de Bullion, y possèderont leurs mausolées. Le tombeau de Claude Bullion est aujourd'hui dans le département des Sculptures du Musée du Louvre.


En 1789, cet ensemble immobilier est remis à l’État. Dans le réfectoire, se tiennent alors les séances de la société des droits de l’homme et du citoyen, le club des Cordeliers animé un temps par Danton.
Le corps de Marat y sera exposé au peuple au milieu des livres de la bibliothèque conventuelle.

Après la révolution, l’État décide d’organiser les études de médecine et de créer une école de santé. La médicalisation du site du 15-21 rue de l’Ecole-de-Médecine est décidée vers 1795.

L’église est d’abord détruite puis le reste des bâtiments vers 1802.


"la démolition du Couvent des Cordeliers" de Pierre-Antoine Demachy (vers 1802)

Seuls subsistent aujourd'hui le réfectoire et le cloître.


Ancien réfectoire du couvent des Cordeliers / Franciscains de Paris.

Six pavillons sont construits pour accueillir les « exercices cadavériques ».


Ainsi disparurent les Cordeliers ...

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SAINT ELOI



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MessageSujet: Re: Les tombeaux des "rois maudits" (n°3) - Philippe V le Long   Mar 14 Fév - 21:08

Cher ami d'abord je dois vous remercier pour les renseignements concernant le couvent des Franciscain je n'avais pas fait le rapprochement avec les cordeliers. Quant au dessin c'est vrai qu'il est incohérent ou alors c'est une liberté de l'artiste. Quant à Thomasin je me suis mal expliqué : j'ai voulu dire que ce dessin ressemblait a ceux que Thomasin réalisa sur les sculptures et les vases du Château de Versailles. Voila maintenant que je sais que c'est les cordeliers je vais tacher de faire une nouvelles recherches dans Gallica et si je trouve je le ferai savoir tout de suite.

Au plaisir .
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Alexandre Lenoir



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MessageSujet: Re: Les tombeaux des "rois maudits" (n°3) - Philippe V le Long   Mar 14 Fév - 21:42

Merci infiniment, cher Saint Eloi !

Ce document découvert par Richelieu est finalement très stimulant.

Je viens de vérifier sur l'ouvrage d'Alexandre Bande sur les coeurs des rois et des reines : pas de doute ! Jeanne de Bourgogne, épouse de Philippe V, morte en 1330, a bien été inhumée en l'église des Franciscains/Cordeliers de Paris, tandis que son coeur reposait à Saint-Denis et ses entrailles en l'abbaye de Longchamp dans l'actuel bois de Boulogne (ancienne forêt du Rouvres). C'est d'ailleurs à l'abbaye de Lonchamp qu'elle est morte.

Pour son époux, c'est l'inverse : le corps du roi a été inhumé à Saint-Denis et son coeur aux Cordeliers ; les entrailles aux Dominicains de Paris.

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MessageSujet: Re: Les tombeaux des "rois maudits" (n°3) - Philippe V le Long   Mer 15 Fév - 19:07

Alexandre Lenoir a écrit:
C'est d'ailleurs à l'abbaye de Lonchamp qu'elle est morte.


C'est vrai? Wikipedia écrit que Jeanne de Bourgogne meurt à 39 ans, à Roye le 21 janvier 1330.

Et merci cher Alexandre Lenoir pour l'information sur le couvent!
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MessageSujet: Re: Les tombeaux des "rois maudits" (n°3) - Philippe V le Long   Ven 28 Mar - 16:06

Bonjour , je viens confirmer les dires d'Alexandre Lenoirs concernant le tombeaux du cœur de Jeanne De Bourgogne qui se trouvait effectivement à saint Denis .Quand a la gravure que richelieu à posté et représentant le tombeau de Jeanne de Bourgogne au cordelier il est tiré du livre de Gille Corozet écrit en 1586 Les Antiquitez, croniques et singularitez de Paris

Dans son livre dom Millet parle du tombeaux de Philippe V le long mais il évoque aussi le tombeau du cœur de la reine Jeanne de Bourgogne .Voici ce qu'il en dit (j'ai traduit le texte pour plus de facilité ).

A coté du maitre - Autel, contre le mur est le tombeau de marbre noir du Roi Philippes le Long et sur celui -ci l'effigie couchée de marbre blanc couchée sur un lit de marbre noir ._Aux pieds du tombeau se voit un monument de marbre noir qui est le lieu où le cœur de jehanne de Bourgogne épouses du Roi et enterrée et sur celui-ci est l'effigie du reine tenant en sa main un cœur .

Mais dom millet parles de l’épitaphe et la décrit voici donc ce qu'il dit .

Contre la paroi est cette inscription en lettres d'or sur marbre noir Ci git le Roy Philippe le Long Roy de France et de Navarre fils de Philippe le Bel qui trépassa l'an mil cccc xxi le tiers jour de janvier Et le cœur de la Reine jehanne sa compagne fille du noble Prince le comte Hugues de Bourgogne laquelle trépassa l'an mil ccc vingt et neuf, le vingt et unième de janvier .

Maintenant qu'est -il advenu de se tombeau du cœur?

Au plaisir .
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MessageSujet: Re: Les tombeaux des "rois maudits" (n°3) - Philippe V le Long   Jeu 17 Avr - 20:27

Voici un petit détail concernant le tombeau de Philippe V , à la révolution son gisant ainsi que le dais que le surplombé fut transporté au musée des monument Français mais en 1817 le gisant regagna seul saint Denis on ne sait ce qu'il advint du dais .Mais qui sait il existe peut être toujours et attend de réapparaitre.mais si cela devait se produire il faudrait que un musée puisse s'en porter acquéreur afin d’éviter le sort du dais de Philippe III qui se trouve maintenant au Met.

Voici la gravure de gilles corrozet représentant le tombeau avec son dais .



Au plaisir .
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MessageSujet: Re: Les tombeaux des "rois maudits" (n°3) - Philippe V le Long   Ven 29 Juil - 21:03

bonsoir récemment la BNF via sa base gallica , à mis en ligne de nouveau dessin de la collection gaigniére et parmi ceux -ci celui qui représente le tombeau de Philippe V le long à saint Denis .On peut en outre voir le dais aujourd'hui disparu qui surplombait la tête du roi



au plaisir
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MessageSujet: Re: Les tombeaux des "rois maudits" (n°3) - Philippe V le Long   Aujourd'hui à 5:55

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