Saint-Denis, cimetière des Rois

Forum consacré aux tombeaux royaux de la basilique de Saint-Denis
 
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 Les donateurs du trésor de Saint-Denis

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SAINT ELOI



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MessageSujet: Les donateurs du trésor de Saint-Denis    Ven 28 Sep - 12:44

.
Les donateurs du trésor de Saint-Denis

Bonjour voici aujourd'hui le préface pour le lancement d'une nouvelle série de sujet qui je l’espère et le souhaite sera alimentée par nos membres.

Si le trésor de saint Denis n'avait pas connut la guerre de 100 an les guerres de religion est enfin la révolution il aurait été et là je me répète le plus riche trésor religieux et profane de l'occident chrétien.Mais pour en arriver à une telle collection d'objet rare et précieux de vase sacré et surtout des régalia royaux il a fallut surtout des donateur car les moines seuls n'aurait pu y parvenir .de Dagobert à Louis XVI nous découvrirons ces généreux mécène.empereur , roi,reine ,abbé ,prince ,évêque et autres tous on contribué à l'essor de se trésor .Mais qui étaient -ils et quelle furent leur apport au trésor voila donc le sujet que je vais ouvrir bientot mais il ne sera pas dans un ordre chronologique stricte car je laisse la liberté à nos membres de pouvoir eu aussi poster des biographies des mécènes du trésor .Et pour les aider voici deux liens que j'ai déjà mis mais qui seront très utiles .

http://books.google.be/books?id=b92MaD_LHGEC&pg=PA554&lpg=PA554&dq=tombe+de+marguerite+de+provence&source=bl&ots=aWxZG0kaev&sig=0d2VUsOmpOFiRO_srXImyjJ6QCA&hl=fr&ei=ELRcTrOLI6fe4QT4t4UK&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=9&ved=0CFUQ6AEwCA#v=onepage&q&f=false


http://www.medart.pitt.edu/image/france/st-denis/felebien/Treasuremain.html


Voila pour le préface bientot je débuterai mon premier sujet qui je l’espère sera suivi d'autre que nos membres aurons aussi posté ..


Au plaisir .[u]
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SAINT ELOI



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MessageSujet: Re: Les donateurs du trésor de Saint-Denis    Sam 29 Sep - 22:41

Bonsoir,

comme promis voici aujourd'hui la biographie d'un des donateur les plus riches de la fin du XIVéme siècle si la plupart de ces œuvres on disparu il nous en reste quelques conservé dans les musée mais de ce qu'il légua au trésor riens ne nous est parvenu ou presque .Cet homme n'était pas roi mais frère de roi voici venir devant vous aujourd'hui Jean duc de Berry frère de Charles V et oncle de Charles VI.

BIOGAPHIE

Jean Ier de Berry, dit Jean le Magnifique, (30 novembre 1340 à Vincennes - 15 juin 1416 à Paris) est le troisième fils du roi de France, Jean II dit le Bon et de Bonne de Luxembourg.

Il est apanagé du Berry (1363-1416) par son père, puis du Poitou1 en 1369 par son frère Charles V, des comtés d'Auvergne et de Boulogne, par spoliation de Jean II d'Auvergne, son futur-beau-père, le 6 novembre 1387, et du comté de Montpensier de 1404 à 1416.

Après la défaite désastreuse de Poitiers, où son père est fait prisonnier, il est donné en otage aux Anglais lorsque le roi revient en France (1360) et il reste prisonnier en Angleterre jusqu'en 1367.

Depuis le début de la reconquête, des frères du roi c'est en premier lieu Louis d'Anjou qui est en première ligne pour les opérations militaires, puis Jean de Berry et le cousin Louis de Bourbon. Philippe a un rôle plus effacé. Cependant il prend part directement aux opérations de reconquête du Poitou. En effet cette région est liée par des intérêts économiques à l'Angleterre où elle exporte son sel. Les barons poitevins ont massivement choisi le parti anglais et il faut une campagne militaire lourde pour la faire revenir possession française2.

La campagne pour la reconquête du Poitou, de l'Aunis, de la Saintonge et de l'Angoumois commence aussitôt après la bataille de La Rochelle où la flotte castillane coule une bonne partie de flotte anglaise, privant la Guyenne de soutien logistique. L'armée royale assiège la forteresse de Saint-Sévère, qui capitule le 31 juillet 1372. Pendant ce temps, Montcontour est repris, puis Poitiers ouvre ses portes à du Guesclin le 7 août.

Les forces françaises progressent le long de la côte, vers le sud. Le captal de Buch est capturé le 23 août alors qu'il allait secourir Soubise assiégée : son armée est interceptée par la flotte galloise et castillane qui remonte la Charente. Les îles de Ré et d'Oléron font leurs soumissions le 26 août, mais les barons poitevins restent fidèles aux Anglais et se retranchent dans Thouars. Philippe le Hardi et Jean de Berry arrivent alors avec des renforts rendant intenable la situation des Poitevins3.

Du Guesclin continue à progresser le long du littoral jusqu'à la Rochelle, qui est prise le 8 septembre. Ainsi isolées, les villes se rendent tour à tour: Angoulême (la capitale du « prince Noir ») et Saint-Jean-d'Angély le 20 septembre, Saintes le 243.

Les négociations de reddition sont menées par Philippe et Jean de Berry qui est le comte de Poitou et doit conquérir le cœur de ses sujets. Ils obtiennent que les seigneurs poitevins prêtent serment de fidélité au roi de France le 1er décembre 1372 en l'église de Loudun (Traité de Loudun)3. Par ce traité, tous les anciens privilèges et libertés du pays du temps de Saint-Louis (le souverain de référence à l'époque) et de son frère Alphonse de Poitiers3.

Le 11 décembre, Jean de Berry, Philippe le Hardi, Louis de Bourbon et Bertrand du Guesclin font une entrée triomphale dans Paris4.

Le 12, il prête hommage à son frère Charles V pour le comté de Poitou suivi des barons qui réitèrent en sa présence leur serment de fidélité au roi.

Tant que son aîné le roi Charles le Sage vécut, Jean, comme ses deux frères Louis d'Anjou et Philippe de Bourgogne, demeura un soutien indéfectible de Charles et de sa politique audacieuse contre l'ennemi anglais. Il commanda l'armée Royale envoyée en Limousin, Poitou et Quercy. Il reprend aux Anglais les villes de Limoges, Poitiers et La Rochelle. Il se sentait plus proche de Charles que de ses autres frères : en effet, comme lui, il aimait les arts, la littérature, les beaux objets. Cependant, contrairement à Charles, Jean était plus un collectionneur qu'un créateur. On se souvient surtout de lui comme d'un très grand mécène .
À la mort de son frère Charles V (1380), il est nommé un des tuteurs du jeune roi Charles VI conjointement avec les ducs d'Anjou et de Bourgogne ; mais il ne se signale que par son avarice et sa rapacité. Lorsque Charles VI fut devenu fou, il partage l'autorité avec son frère, le duc de Bourgogne Philippe II le Hardi (1342-1404), et son neveu, le duc d'Orléans Louis Ier (1372-1407). Toutefois le duc de Berry fut celui qui eut le moins de part au pouvoir ; en 1381, le duc Jean Ier de Berry est nommé lieutenant général du roi en remplacement de son frère Louis en Languedoc, où sévit le Tuchinat. Cette nomination aggrave les choses : le tuchinat devient porteur de la contestation de l'impôt, du pouvoir royal et de ses méthodes. Les troupes commandées par le duc de Berry affrontent les tuchins en bataille rangée, entre autres à Uchaud, près de Lunel. Il exerce dans la région toutes sortes de vexations et d'exactions.

La situation n'est pas rose pour les oncles du roi: à sa mort Charles V pris de remords a décidé d'abolir les fouages en pays de langue d'oïl et le peuple a compris les impôts. En effet, ceux-ci sont au départ justifiés par l'état de guerre en vertu d'une négociation avec les états généraux. Or les Anglais, repoussés du royaume de France par Charles V et en proie à de graves troubles internes, ne sont pas en état de continuer le conflit. L'impôt n'a plus lieu d'être et le roi et ses oncles doivent réunir les états généraux le 11 novembre 1380. La teneur exacte des débats n'est pas connue, mais, le 16 novembre, le conseil du roi mené par Louis d'Anjou doit publier une ordonnance abolissant tous les impôts créés depuis Philippe le Bel5. Les exactions sur les fermiers et les juifs se multiplient, malgré une ordonnance royale et l'action de la prévôté de Paris6. Cependant aucune paix n'a été signée avec l'Anglais et le conseil argumente que pour prévenir une éventuelle chevauchée anglaise, il faut que le pays verse une aide. Le pays rechigne à l'accepter et les états sont de nouveau réunis en février 1381. Ils consentent à une aide pour la guerre pendant un an à dater du 1er mars 1381, moyennant quoi de nombreuses chartes et privilège de villes sont confirmés.

Ceci ne met pas fin à la contestation. Le Languedoc appartient au Domaine royal, l'impôt y est géré par des officiers royaux qui se comportent en pays conquis et se mettent à dos la population. Jean de Berry a été nommé Lieutenant général du Languedoc, mais le pays veut comme chef Gaston Fébus le puissant et indépendant comte de Foix qui a su faire prospérer ses terres en restant neutre dans le conflit anglais. Ce dernier s'adresse aux Languedociens en Gascon et a promis de purger les trois Sénéchaussées de tous les pillards issus de la démobilisation à la fin des conflits castillans et franco-anglais qui y pullulent. Jean de Berry doit intervenir à la tête d'une puissante armée pour restaurer l'autorité royale. Le Languedoc se soulève, Gaston Fébus met à mal des routiers issus des rangs de l'armée du Duc de Berry. Charles VI a 13 ans, il ne rêve que de combats épiques: il va chercher l'oriflamme à Saint Denis. Voyant venir une sévère répression menée par l'armée royale, les états préfèrent céder et font savoir qu'ils se soumettraient au Duc de Berry contre l'amnistie pour les actes de rébellion et restitution des biens confisqués. Gaston Fébus lui exige le versement de 65 000 francs immédiatement puis une pension de 40 000 francs. Il faut l'intervention énergique du cardinal Jean de la Grange pour obtenir la paix en décembre 1381. Ce dernier obtient une réunion des états de Languedoc à Béziers pour discuter des conditions de l'impôt et ne quitte la ville qu'une fois que tous les habitants de plus de 14 ans ont juré fidélité au roi9!

Charles VI, dès qu'il put gouverner, lui retira son gouvernement et fit périr sur le bûcher Jean Béthisac, le principal agent de sa tyrannie (1389). D'abord médiateur dans l'opposition entre Bourgogne et Orléans, il favorisa, à partir de 1410, les Armagnacs dans la guerre civile les opposant aux Bourguignons, puis traita avec les Anglais et fut nommé capitaine de Paris et lieutenant du roi en Languedoc (1413)

Le constructeur et mécène
Les châteaux du duc

Jean de Berry commence par faire réparer ou agrandir les palais de ses principaux fiefs. Le palais comtal de Poitiers est reconstruit à partir de 1380, suite à sa destruction à l'occasion d'un incendie par les Anglais en 1345. Il en subsiste la grande salle comtale et la tour Maubergeon, qu'il fait aménager en résidence. A Bourges, il fait reconstruire le palais ducal dont il subsiste très peu de traces Sur le modèle de la Sainte-Chapelle du Palais de la cité, il y fait édifier la Sainte-Chapelle de Bourges (1405), aujourd'hui détruite, pour bien montrer sa filiation avec le roi saint Louis. Il fait aménager le palais de Riom entre 1382 et 1389, notamment une grande salle ainsi qu'une Sainte-Chapelle, toujours subsistante.

Il se fait construire ou réaménager par ailleurs d'autres châteaux. Celui de Mehun-sur-Yèvre est sans doute le plus important programme architectural du duc et devient résidence habituelle de sa famille. À la fin du XIVe siècle, il fait des travaux dans le château de Lusignan, et notamment à la tour d'Étampes. L'architecte de la plupart de ces constructions est Guy de Dammartin. D'autres travaux sont effectués dans ses résidences de Concressault, Genouilly, Nonette, Usson, Graçay, Gien et Aubigny-sur-Nère. Enfin, le duc est aussi propriétaire de plusieurs résidences à Paris. L'hôtel de Nesles est le principal, situé à l'emplacement actuel, donné par Charles VI en 1380 et dans lequel il fait des travaux en 1386. Il est détruit en partie par la foule de Paris en 1411 et c'est là qu'il décède en 1416. Juste à côté, il possède aussi l'hôtel des Tournelles, qu'il cède à son neveu Louis Ier d'Orléans en 1404. Il possède enfin un manoir à Saint-Marcel en périphérie de la ville, ainsi que le château de Bicêtre, lui-aussi détruit en 1411.

Mécène fastueux, il possède un très grand nombre d'œuvres d'art connues grâce à plusieurs inventaires toujours conservés, datant de 1401-1403, 1411 et à sa mort en 1416. Il s'agit principalement de bijoux, de pierres précieuses, de médailles et de pièces d'orfèvrerie. Il les obtient par les nombreux cadeaux de ses proches, mais il en fait aussi don à son entourage. Souvent refondues, la plupart de ces œuvres ont disparu. Parmi les rares œuvres encore connues, se trouvent le reliquaire de la Sainte Épine, conservé au British Museum, la coupe de sainte Agnès, toujours au British Museum qu'il donne à son neveu Charles VI en 1391, ou encore une des plus anciennes porcelaines chinoises connues en Europe, actuellement au Victoria and Albert Museum
Le duc est aussi un grand bibliophile et ses inventaires font mention des nombreux ouvrages manuscrits qu'il acquiert ou qu'il commande à plusieurs artistes enlumineurs. À la fin de la sa vie, il possède environ 300 manuscrits : 41 sont des chroniques, 24 ouvrages consacrés aux sciences et aux arts, 15 traités de philosophie et de politique, 14 bibles, 16 psautiers, 18 bréviaires, 15 livres d'heures, 6 missels et une cinquantaine d'autres livres de piété. On le sait commanditaire de six livres d'heures, exécutés selon ses instructions : le premier est Les Petites Heures de Jean de Berry, commandé à Jean Le Noir et Jacquemart de Hesdin entre 1372 et 1390, puis viennent Les Très Belles Heures de Notre-Dame, réalisée pour lui entre 1389 et 1404, Les Très Belles Heures du duc de Berry, achevées en 1402 par Jacquemart de Hesdin, Les Grandes Heures du duc de Berry, réalisées entre 1407 et 1409 toujours par Jacquemart de Hesdin, puis Les Belles Heures du duc de Berry par les frères de Limbourg et enfin, le plus célèbre d'entre eux : Les Très Riches Heures du duc de Berry commandées encore une fois aux frères de Limbourg. Mais leur décès et celui de leur commanditaire en 1416 laissent le manuscrit inachevé.
Descendance

En 1382, Bernard de Ventadour vend la seigneurie de Montpensier à Jean Ier de France, duc de Berry. Aussitôt la transaction effectuée la seigneurie est érigée en comté. Jean Ier le donne immédiatement à son fils aîné Charles qui meurt à vingt ans en 1382. Son fils cadet Jean II est non majeur, Jean de France reprend pour lui-même le comté jusqu'en 1386 où il le donne à Jean II de Berry (1363-1401) qui le garde jusqu'à sa mort. Lui aussi disparaît avant son père qui, une nouvelle fois reprend le comté et en 1416 c'est sa fille Marie de Berry (1375-1434) qui est faite comtesse de Montpensier de 1416 à 1434. Mariée en troisièmes noces à Jean Ier de Bourbon (1381-1434), ils donnent le comté à leur fils Louis Ier de Bourbon dit le Bon (1402-1486) qui est comte de Montpensier de 1434 (date de la mort des parents) jusqu'à 1486.

En 1360, Jean de Berry épouse Jeanne d'Armagnac (morte en mars 1387), fille du comte d'Armagnac Jean Ier et de la comtesse de Charolais Béatrice de Clermont. Cinq enfants sont issus de cette union :

Charles (1362-1382), comte de Montpensier
Jean II de Berry (1363-1401), comte de Montpensier (1386-1401)
Louis (1364-1383)
Bonne de Berry (1365-1435), vicomtesse de Carlat et de Murat

x (1) 1377 Amédée VII, comte de Savoie,
x (2) 1393 Bernard VII, comte d'Armagnac

Marie de Berry (1370-1434), duchesse d'Auvergne et comtesse de Montpensier (1416-1434),

x (1) 1386 Louis III de Châtillon (mort en 1391), comte de Dunois,
x (2) 1393 Philippe d'Artois (1358-1397), comte d'Eu,
x (3) 1401 Jean Ier, duc de Bourbon

En 1390, il épouse Jeanne II (1378-peu avant 1423), comtesse d'Auvergne (1404-1423) et de Boulogne (1404-1423), sans postérité de cette union.

(source wikipedia)

œuvre offerte au trésor de saint Denis

Jean de Berry offrit plusieurs objet au trésor de saint Denis mais le plus imposant était le buste reliquaire de saint benoit .

Voici les pièce qu'il a offert 1 le buste reliquaire de saint benoit dont il ne reste que aujourd'hui certain camé qui orne la couronne de Napoléon réalisée pour son sacre puis un bras reliquaire de saint Benoit détruit lui aussi et enfin le reliquaire de saint Thomas qui sera aussi sacrifié en 1793

pour voir ces œuvre aller dans:" http://saintdenis-tombeaux.forumculture.net/t120-description-des-pieces-de-la-planche-iii-de-felibien"

[url=]http://saintdenis-tombeaux.forumculture.net/t129-description-des-pieces-de-la-planche-iv-de-felibien


portrait du duc tiré des très riches heures



Pour ce soir c'est terminé mais demain vous découvrirez les œuvres ayant appartenu au duc et conservée actuellement dans différent musée .

Au plaisir .
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SAINT ELOI



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MessageSujet: Re: Les donateurs du trésor de Saint-Denis    Dim 30 Sep - 21:44


Bonsoir, aujourd'hui nous allons découvrir l'héritage du duc .collectionneur et amateur éclairé le duc . bâtisseur il ne nous reste peu de trace . le joyaux d'architecture qu'il finança " la sainte chapelle de bourge " a disparut avant la révolution son tombeau quand à lui fut démantelé en 1793voir :" http://saintdenis-tombeaux.forumculture.net/t304-la-sainte-chapelle-de-bourges-ecrin-disparu-pour-le-tombeau-de-jean-duc-de-berry"

les trésors rassemblé disparurent tout comme ceux qu'il avait offert à saint Denis mais malgré tout certains objets on put être conservé c'est entre autre les camée de la croix du trésor de la sainte chapelle ainsi que ceux du chef reliquaire de saint Benoit du trésor de saint Denis mais aussi le livre d'heures le plus connut les très riches heures du duc de Berry le british muséum peu se targuer de conserver deux pièce d’orfèvrerie commandée par le duc il s'agit du reliquaire de la sainte épine et de la coupe de saint Agnès dont j'ai posté la description voir :" http://saintdenis-tombeaux.forumculture.net/t129p15-description-des-pieces-de-la-planche-iv-de-felibien

Voici donc les photos de ces rescapés.

camé provenant du chef reliquaire de saint Benoit du trésor de saint Denis



d'autres camés orne la couronne de Napoléon 1er





camée provenant du trésor de la sainte chapelle de bourge









Les très riches heures du duc de berry

Les Très Riches Heures du duc de Berry mettent en scène un monde d’ordre et de paix, où les paysans peuvent travailler en toute sérénité, protégés par de puissantes forteresses, sur des terres domestiquées et cultivées, semblables à un vaste verger, où les nobles, insouciants, peuvent s’adonner aux loisirs ; un univers raffiné, coloré, idéalisé. L’exécution des Très Riches Heures s’étale sur la quasi-totalité du XVe siècle (vers 1410 – 1489), à une époque très agitée socialement et politiquement.



reliquaire de la sainte épine



Le reliquaire de la Sainte Épine conservé au British Museum, à Londres, a probablement été créé à Paris dans les années 1390 pour le duc Jean de Berry afin d'abriter une relique de la Sainte Couronne. Il est conservé depuis 1898 au British Museum, grâce à un don de la part de Ferdinand de Rothschild1. C'est un des rares joyaux de la très riche Cour des Valois de la fin du quatorzième et du début du quinzième siècles à avoir été conservé jusqu'à nos jours. Le reliquaire est richement décoré d'or, de pierres précieuses et de personnages émaillés en ronde bosse pour créer un total de vingt-huit personnages en relief, principalement en émail blanc, une technique récemment développée.

Sauf à sa base, le reliquaire est mince, avec deux faces, la vue de face montre la fin du monde et le Jugement dernier, avec la Trinité et des saints au-dessus et la résurrection des morts au-dessous et une épine longtemps considérée comme provenant de la couronne d'épines portée par Jésus quand il a été crucifié. La face arrière est décorée de façon moins extravagante, pour la plus grande part un bas-relief en or et avec des portes qui, ouvertes, laissaient voir un objet plat, aujourd'hui disparu, qui était vraisemblablement une autre relique.

Le reliquaire a été dans les collections des Habsbourg depuis au moins le XVIe siècle jusqu'aux années 1860, quand il a été remplacé par un faux lors d'une restauration par un marchand d'art, Salomon Weininger. La fraude est restée inaperçue, jusqu'à bien après que le reliquaire d'origine fut arrivé au British Museum. Saint Louis, roi de France, a acheté ce qu'il croyait être la véritable Couronne d'Épines à Constantinople en 1239, et nombre d'épines ont été distribuées comme cadeaux par les rois de France ultérieurs4. Jean, duc de Berry (1340-1416), frère du roi Charles V, avait fait fabriquer ce reliquaire pour abriter une seule épine et il l'a probablement fait faire quelques années avant de commander ses célèbres Très Riches Heures du duc de Berry et quelques années après avoir commandé la Coupe de sainte Agnès, également au British Museum. On pensait autrefois que le reliquaire avait été fabriqué entre 1401 et 1410, mais le livre de John Cherry de 2010 suggère, sur la base des formes héraldiques utilisées, qu'il a été fait avant 1397 et le musée le date maintenant de 1390 à 13975. On a aussi pensé que le reliquaire avait été la possession de Louis Ier, duc d'Orléans, mais tous les écrivains récents préfèrent son frère, le duc de Berry.

Son lieu de détention est inconnu jusqu'à un inventaire de 1544 où on constate qu'il appartient à Charles Quint, empereur du Saint-Empire romain germanique, par peut-être un héritage de ses ancêtres Valois, les ducs de Bourgogne. Il est vraisemblablement passé à la branche autrichienne des Habsbourgs à la mort de Charles Quint, car il figure ensuite dans plusieurs inventaires de la Schatzkammer, la « chambre du trésor impérial » de Vienne à partir de 1677. Il est resté à Vienne jusqu'après 1860, où il est apparu dans une exposition. Quelque temps après, il est envoyé pour être restauré à Salomon Weininger, un marchand d'art en relation avec des artisans qualifiés, qui en fait secrètement faire un certain nombre de copies. Il a été par la suite reconnu coupable de faux dans d'autres affaires et est mort en prison en 1879, mais il n'a jamais reconnu avoir rendu une copie de la châsse à la collection impériale au lieu de l'original. La famille Rothschild de Vienne a acheté le vrai reliquaire en 1872, en ignorant sa provenance;. Il a été hérité par Ferdinand de Rothschild qui a déménagé en Angleterre et a construit Waddesdon Manor dans le Buckinghamshire. Une copie est restée dans la chambre du Trésor de la famille impériale d'Autriche à Vienne, où la tromperie est passée inaperçue pendant plusieurs décennie.
Le reliquaire d'origine est arrivé au British Museum dans le cadre du Legs Waddesdon en 1899, époque à laquelle ses origines avaient été « complètement perdues » et il a été décrit comme « une œuvre espagnole du XVIe siècle Normalement, il est exposé dans la salle 45, salle dédiée au Legs Waddesdon, comme spécifié dans les termes du legs.

autre curiosité du trésor de la sainte chapelle le ranchier de bourges en voici une photos




Au plaisir .

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MessageSujet: Re: Les donateurs du trésor de Saint-Denis    Mer 3 Oct - 13:46


Bonjour,

aujourd'hui nous allons découvrir comment le buste de saint Benoit fut offert Par le duc de Berry ,grâce à félibiens qui retranscrivit des documents pour son livre .En voici le texte que j'ai essayé de traduire car il est en ancien Français.Voici donc ce que notre moine à écrit.

L' église de Saint Denis d' où le Duc de Berry avait tiré depuis une partie considérable du chef de S Hilaire pour mettre dans la collégiale de son nom a Poitiers (Ce fut en l' an 1394 que l' abbé et les religieux de saint Denis firent présent d' une partie du chef de saint hilaire au Duc de Berry ).
Les religieux de saint Denis attendaient qu' il les récompensa avec une partie du chef et un bras de S Benoits comme il l' avait promis et qu il exécuta en 1401 dit, notre auteur avec non moins de piété et de magnificence .Il fit faire un buste de S Benoit du poids de deux cent cinquante marcs d' argent tenant un bras du même saint tout vêtu d 'une draperie d or enrichie de pierres précieuses pour y enfermer la relique et afin de faire son présent avec plus de solennité il choisit le la fête de S Benoit le vingt unième de Mars et convia à cette cérémonie le Roi et toute la Maison royale. L' abbé et les religieux en chapes suivis de cette auguste compagnie allèrent processionnellement lever le reliquaire qu' on avait mis le jour précédent en dépôt à l’hôtel dieu proche de l'Abbaye .Deux des religieux le prirent sur leurs épaules et le portèrent dans l’église où ils le posèrent entre les deux autels au milieu de la croisée pour être plus exposé à la vue du public. Le service fait il y eut un festin ,après quoi le Duc de Berry ayant fait assembler l' abbé et toute la communauté en chapitre il leur raconta la peine qu il avait eue à obtenir ces saintes reliques de l' abbé de Saint Benoits sur Loire .L' abbé Philippe l' en remercia et lui promit par reconnaissance de le rendre participant des sacrifices de ses frères il ajouta qu' à l' avenir la fête de Saint Benoit serait célébrée avec plus de solennité et les plus riches ornements de l'abbaye .Ce reliquaire est un des plus précieux ornements de tout le trésor. Outre la richesse de la matière la mitre qui est sur la tête du Saint est chargée d'un nombre d' agates de prix .

Voila donc la raison de la donation du duc du chef et du bras reliquaire de saint Benoit au trésor pendant près de 400an nombre de personne l’admirèrent mais en novembre 1793 le sort de ce buste fut celé de ce présent il ne nous reste que les camés et la gravure de félibiens .

Au plaisir .


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MessageSujet: Philippe Auguste   Dim 7 Oct - 9:29

Voici aujourd'hui l'un des premiers grand donateur du trésor .Malheureusement de sa générosité envers l'abbaye rien ne subsiste à part les dessin de Félibien et ces écrit pourtant , de à partir de sont règne tout les rois sans exception seront sacré avec sa couronne et celle de sont épouse son tombeau disparaitra dans les affres de la guerre de 100 an et la révolution détruira le reste.Voici aujourd'hui un des plus grand roi de la France médiévale j'ai nommé Philippe II auguste.Mais étant donné qu'il y a tant de chose a dire sur sont régne sa biographie sera divisée en deux partie bonne lecture

Biographie

1ere partie

Philippe II dit Philippe Auguste, né le 21 août 1165 soit à Gonesse soit à Melun ou à l'abbaye du Jard près de Melun et meurt à Mantes le 14 juillet 1223.Il est le septième roi de la dynastie dite des Capétiens directs. Il est le fils héritier de Louis VII dit le Jeune et d'Adèle de Champagne.

La naissance de Philippe Auguste, en 1165, est accueillie comme un miracle par la famille royale. En effet, Louis VII attend depuis près de trente ans un héritier et c'est sa troisième épouse, Adèle de Champagne, qui lui donne tardivement ce fils tant espéré. Une attente qui vaut au futur Philippe II le surnom de Dieudonné9.

Comme tous les premiers rois capétiens depuis Hugues Capet, Louis VII, accablé par la maladie, pense à associer son fils à la couronne et à lui laisser le pouvoir au printemps 1179. Mais la cérémonie du sacre est retardée suite à un accident de chasse du jeune prince dont la vie est menacée. L'état de santé du prince est suffisamment grave pour que Louis VII se déplace en Angleterre, malgré sa santé déclinante, et aille se recueillir sur la tombe de Thomas Becket, l'archevêque de Cantorbéry mort en 1170 et devenu un saint thaumaturge.

Complètement remis sur pied et en l'absence de son père de plus en plus souffrant, Philippe est associé à la couronne et sacré le 1er novembre 1179 à Reims par son oncle l'archevêque Guillaume aux Blanches Mains. Le Jeudi de l'Ascension 29 mai 1180 à Saint-Denis, lors de la consécration de son épouse Isabelle de Hainaut comme reine de France, il reçoit une seconde fois l'onction sainte à Sens par Guy Ier de Noyers, successeur de Guillaume aux Blanches Mains, au grand dam de ce dernier, qui accusa d'usurpation son pair.

Pour échapper à l’emprise de sa mère et de ses oncles maternels, il se rapproche de son parrain Philippe d'Alsace, comte de Flandre, qui lui donne sa nièce Isabelle en mariage. Le 28 avril 1180, l'évêque Roger de Laon bénit les jeunes époux en l'abbaye d'Arrouaise près de Bapaume. Isabelle, fille de Baudouin V de Hainaut lui apporte l'Artois en dot. Puis, le 28 juin 1180, trois mois avant la mort de son père, il signe le traité de Gisors avec Henri II d'Angleterre. Ces deux événements renforcent la position du jeune roi face aux maisons de Flandre et de Champagne.
Royaume de France en 1180.

La mort de son père survient le 18 septembre 1180 et laisse Philippe seul roi, à quinze ans. Confronté à l'affaiblissement du pouvoir royal, Philippe se révèle rapidement à la hauteur du défi. À l'intérieur du domaine, l'une de ses premières décisions est totalement contraire à la politique suivie par son père : l'expulsion des juifs et la confiscation de leurs biens (17 avril 1182) tranche avec la protection que Louis VII avait accordée à la communauté juive. La raison officiellement donnée désigne les juifs responsables de calamités diverses, mais l'objectif réel est surtout de renflouer les caisses royales, bien mal en point en ce début de règne. Ces mesures, au demeurant populaires, ne dureront pas : l'interdiction du territoire (d'ailleurs difficile à faire respecter) cesse en 1198, et l'attitude conciliatrice qu'avait adoptée Louis VII redevient bientôt la norme. Cependant, le pape Innocent III condamne quelques activités des juifs en France et exhorte Philippe Auguste dans la lettre Etsi non displiceat en 1205 à les sanctionner pour montrer la ferveur de sa foi chrétienne (en latin: « in eorum demonstret persecutione fervorem quo fidem prosequitur Christianam »)

Dès 1181, le conflit avec les barons est ranimé, mené par le comte de Flandre, Philippe d'Alsace avec lequel Philippe s'est brouillé. Il parvient toutefois à contrer les ambitions du comte en brisant les alliances que ce dernier a nouées avec le landgrave de Brabant, Godefroy de Louvain, et l'archevêque de Cologne, Philippe de Heinsberg[réf. nécessaire]. En juillet 1185, le traité de Boves confirme au roi la possession du Vermandois, de l'Artois et de l'Amiénois20.

Les Plantagenêts sont l'autre préoccupation majeure de Philippe Auguste. Les possessions d'Henri II d'Angleterre, également comte d'Anjou, comprennent la Normandie, le Vexin et la Bretagne. Après deux ans de combats (1186-1188), la situation reste indécise. Philippe cherche habilement à profiter des rivalités entre les fils du roi d'Angleterre, Richard avec lequel il se lie d'amitié, et son cadet Jean sans Terre. Une paix de statu quo est finalement négociée, alors que le pape Grégoire VIII, après la prise de Jérusalem par Saladin en 1187, appelle à la croisade. Philippe Auguste est peu motivé par une telle aventure mais ne peut opposer un refus au pape. Il prend la croix et invoque les dangers qui menacent son royaume pour surseoir. La mort d'Henri II en juillet 1189 clôt cet épisode. Le roi ne peut plus se dédire, il se prépare au départ en Terre sainte.

La troisième croisade et la rivalité avec Richard Ier dit "Coeur de Lion"(1190-1199)

Philippe Auguste et Richard partent ensemble pour la troisième croisade, qui mobilise également la plupart des grands barons de France. Ils embarquent à la fin de l'été 1190, Philippe de Gênes et Richard de Marseille. Mais ils sont surpris par les tempêtes d'hiver en Méditerranée et doivent attendre plusieurs mois en Sicile, à Messine. Là, la rivalité entre les deux rois se ranime autour des projets de mariage de Richard, qui rompt ses fiançailles avec Alix (demi-sœur de Philippe) et s'engage avec Bérengère de Navarre21. Philippe Auguste quitte Messine dès qu'il le peut, le 30 mars 1191.

Il arrive à Acre le 20 avril 1191 et participe au siège de la cité, contrôlée par les musulmans. Richard n'arrive qu'en juin, après un détour par Chypre : les renforts anglais sont les bienvenus mais les querelles reprennent immédiatement entre les deux rois. Pour aggraver la situation, ils sont tous deux victimes de la suette et d'une forte fièvre, ils perdent cheveux et ongles. Philippe Auguste perd également l'usage d'un œil. Les opérations militaires avancent toutefois : les Français percent une première fois les murs d'Acre le 3 juillet, sans succès ; puis ce sont les Anglais qui échouent. Affaiblis, les assiégés capitulent le 12 juillet 1191.

La croisade ne fait que commencer, pourtant Philippe décide de prendre le chemin du retour. La mort du comte de Flandre survenue le 1er juin lors du siège de Saint-Jean-d'Acre rouvre le dossier sensible de la succession flamande. Le fait qu'il n'ait qu'un seul héritier l'invite par ailleurs à la prudence. C'est dans un état de santé délabré et très atteint physiquement que Philippe passe par Rome pour obtenir du pape l'autorisation de quitter la croisade. Le roi rentre à Paris le 27 décembre 1191.
Après la disparition de la reine Isabelle, Philippe Auguste sait qu'il doit se remarier au plus vite. La succession dynastique n'est en effet pas assurée : son seul fils, Louis, n'a que quatre ans et vient de survivre à une grave maladie. Le choix d'Ingeburge de Danemark s'organise autour de la nécessité pour le roi Philippe de mettre un empêchement aux ambitions des souverains britanniques, une politique française menée depuis bientôt un siècle par ses prédécesseurs.

Sœur du roi Knut VI, âgée de dix-huit ans, Ingeborg n'est qu'une des nombreuses épouses possibles pour Philippe. Pourtant cette union avec la maison royale danoise lui permettrait de fragiliser la dynastie anglo-normande. En effet, Ingeborge descend par les femmes du roi Harold II mort à la bataille d'Hastings contre Guillaume de Normandie, futur roi d'Angleterre et fondateur de la dynastie anglo-normande. Philippe II pense avoir trouvé un moyen de pression avec l'antériorité des droits de sa future épouse Ingeborg, droits qu'il aurait envisagé de faire valoir par la force et avec le concours des princes danois.

Un accord est conclu sur une dot de dix mille marcs d'argent dont une large partie est versée le jour du mariage par les plénipotentiaires danois présents à la cérémonie, la princesse est amenée en France, Philippe la rencontre à Amiens le 14 août 1193 et l'épouse le jour même. Le lendemain, Philippe fait écourter la cérémonie du couronnement de la reine et expédie Ingeburge au monastère de Saint-Maur-des-Fossés. Le roi annonce qu'il souhaite faire annuler le mariage.

Les raisons de cette séparation précipitée, suivie pour Ingeburge de sept ans de captivité et, pour Philippe, du refus absolu de reconnaître sa place de reine, sont restées inconnues et ont donné lieu à toutes les spéculations possibles de la part des contemporains comme des historiens.

Les sources britanniques prétendent que le roi Philippe avait conçu un dégoût immédiat pour son épouse, ce qui est contredit par le fait qu'il se soumettra plus tard et à de nombreuses reprises à ses obligations d'époux, même lorsqu'il le nia pour n'avoir pas à reprendre Ingeborg à ses côtés en qualité de reine de France.

Les historiens français ont pensé que les Danois avaient pour leur part rejeté tout projet d'envahir la Grande-Bretagne, ce qui rendait le mariage de Philippe II subitement inintéressant pour lui, car d'une part il n'obtenait plus le concours des Danois pour envahir l'Angleterre et en plus il devait rendre la dot de son épouse ce qui était au moins une aussi grande torture pour un roi qui comptait la moindre rentrée d'argent.

C'est pourquoi la version que le roi Philippe aurait été mal remis de la suette qu'il avait contracté à la croisade ne peut être totalement écartée.

Toujours est-il que pour défendre l'annulation du mariage, Philippe souhaite faire valoir, comme il l'avait fait avec Isabelle de Hainaut dont il avait également souhaité se séparer avant de reculer devant la pression populaire, un lien de parenté prohibé par l'Église.

Ingeborg ne pourra faire appel à un soutien populaire, puisqu'elle ne parle pas un mot de français elle est tout juste capable de s'exprimer dans un latin assez rudimentaire. Une assemblée d'évêques et de barons donne aisément raison au roi, qui se remarie à la hâte avec Agnès de Méranie, jeune noble bavaroise, dès juin 1196.

Mais le nouveau pape Innocent III, élu en 1198, ne l'entend pas de cette oreille. Souhaitant affirmer son autorité, il enjoint Philippe Auguste de renvoyer Agnès et de rendre sa place à Ingeburge. En l'absence de réaction du roi, l'interdit est lancé sur le royaume à partir du 13 janvier 120026. Philippe laisse toutefois la cause en suspens, Ingeburge reste captive, désormais dans la tour d'Étampes. Le roi organise finalement une cérémonie de réconciliation, et l'interdit est levé par le légat pontifical Octavien lors du concile de Nesle en Vermandois le 7 septembre 120027. Mais la cérémonie ne rend pas tout à fait sa place à Ingeburge, et la procédure d'annulation du mariage se poursuit, Philippe étant désormais bigame. Le concile de Soissons qui se réunit en mars 1201 se conclut cependant par l'échec de Philippe Auguste, qui abrège lui-même les débats et renonce à faire casser le mariage. Finalement, en juillet 1201, Agnès de Méranie meurt à Poissy en donnant à Philippe un deuxième héritier mâle, Philippe (après avoir donné naissance à une fille, Marie, en 1198), reconnu comme tel par le pape en novembre 1201. La crise est momentanément close et la succession dynastique est assurée.

Philippe reprend la procédure d'annulation du mariage en 1205, cette fois sur motif de non consommation dans le temps, un motif rejeté par l'Église catholique puisque Ingeborg put attester des visites régulières de son époux dans les lieux où il la retient captive.

Il est probable que son opiniâtreté à obtenir la séparation tienne à la naissance en 1205 de son troisième fils, Pierre Charlot qui resta de ce fait illégitime et dont l'éducation fut confié en 1212 à l'Église catholique probablement après le décès de sa mère, la "dame d'Arras".

Constatant définitivement que ces projets débouchent sur une impasse gênante, le roi met fin brutalement aux négociations de rupture en 1212 (comme en 1201) et, résigné, rend sa place, sinon d'épouse, du moins de reine en titre, à la malheureuse Ingeburge.

La lutte contre Richard cœur de Lion .

Richard Cœur de Lion poursuit la croisade après le départ de Philippe : il reprend les principaux ports palestiniens, jusqu'à Jaffa, et rétablit le royaume latin de Jérusalem, bien que la ville proprement dite lui échappe. Il négocie finalement une trêve de cinq ans avec Saladin et rembarque au mois d'octobre 1192. Les tempêtes d'hiver le surprennent de nouveau : échoué à Corfou, il est capturé par le duc d'Autriche Léopold V, qui le remet entre les mains de l'empereur germanique Henri VI, son ennemi. Pour la libération de Richard, l'empereur demande une rançon de cent mille marcs d'argent, plus cinquante mille marcs pour l'aider à conquérir la Sicile28.

Philippe profite de la situation pour négocier avec Jean sans Terre, le frère cadet de Richard, qui a pris le contrôle du royaume anglo-normand. Espérant récupérer la couronne anglaise grâce au soutien de Philippe, il prête hommage en 1193. Puis, alors que Philippe Auguste attaque les possessions des Plantagenêts, Jean cède au roi de France l'est de la Normandie (le Vexin Normand), Le Vaudreuil, Verneuil et Évreux, moyennant mille marcs d'argent, par un accord écrit, en janvier 1194. Par sa finesse diplomatique et militaire, Philippe tient son rival en respect.

Richard est finalement libéré le 2 février 1194. Sa mère, Aliénor d'Aquitaine, a payé les deux tiers de la rançon demandée, soit cent mille marcs d'argent, le solde devant être versé plus tard28. Sa riposte est immédiate : après deux mois passés en Angleterre, il débarque en Normandie le 12 mai 1194 ; s'engage alors une guerre d'escarmouches. Le 10 mai, Philippe met le siège devant Verneuil, qui refuse de se soumettre. Quand lui parvient l'annonce du massacre de la garnison française d'Évreux, que Jean, réconcilié avec son frère, vient de lui livrer, il abandonne le siège, le 28 mai, et pousse vers Évreux, qu'il détruit. De son côté, Richard reprend Loches après huit jours de siège, le 14 juin. Puis, le 5 juillet, Philippe s'apprêtant à mettre le siège devant le château de Vendôme, il lui dresse un guet-apens près de Fréteval, au cours duquel il s'empare des bagages de Philippe, du sceau royal et de son chartrier (événement à l'origine de la création de la garde des archives royales). Les deux souverains conviennent d'une trêve le 23 juillet 1194, mais celle-ci n'est pas respectée. En 1195, la guerre se déplace dans le Berry, où les deux armées se rencontrent, près d'Issoudun. Alors que l'on s'apprête au combat, Richard va trouver Philippe et lui prête hommage pour le duché de Normandie et les comtés d'Anjou et de Poitiers. Un traité de paix est signé à Gaillon le 15 janvier 1196 : Richard cède Gisors et le Vexin normand à Philippe, qui lui abandonne les différentes conquêtes qu'il a faites en Normandie et ses prétentions sur le Berry et l'Auvergne.

Ayant perdu sa principale place forte avec Gisors, Richard entame la construction de Château-Gaillard, ce qui rallume la guerre. Richard prend et détruit le château de Vierzon, dans le Berry, et se fait livrer à prix d'argent le château de Nonancourt. De son côté, Philippe s'empare, à l'automne 1196, des châteaux de Dangu et d'Aumale, et reprend Nonancourt. Richard envahit le Vexin (1197-1198), ravageant les bords de Seine au-dessous de Paris. Philippe est battu en septembre 1198 entre Gamaches et Vernon. Le 26 septembre 1198, Richard s'empare des châteaux de Boury et de Courcelles, puis bat près de Gisors les troupes de Philippe, venu au secours de ces places fortes29,30. Les deux rois cherchent des soutiens, tandis que le nouveau pape Innocent III31, qui souhaite mettre sur pied une nouvelle croisade, les pousse à négocier. Le 13 janvier 1199, entre Les Andelys et Vernon, ils conviennent en présence du légat d'une trêve de cinq ans, d'ailleurs mal respectée. La situation se règle brusquement : lors du siège du donjon du château de Châlus-Chabrol (Limousin) le 26 mars 1199, Richard est frappé par un carreau d'arbalète. Il succombe à sa blessure quelques jours plus tard, le 6 avril, à quarante-et-un ans et au faîte de sa gloire.

Voici pour la 1er partie de sa biographie dans la seconde nous verrons ces grande conquête son lègue et son organisation politique .

Au plaisir .



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SAINT ELOI



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MessageSujet: Philippe Auguste   Dim 7 Oct - 21:56

Bonsoir voici la seconde partie de la vie de Philippe auguste nous y découvrirons ses victoire contre l'empereur Otton IV et le roi Jean d'Angleterre et surtout le lègue fait à saint Denis et se qu'il reste de trace de lui dans Paris .(SOURCE WIKIPEDIA )

Seconde partie

Les grandes conquêtes (1199-1214)


La succession de Richard Cœur de Lion ne va pas de soi : face à Jean sans Terre le jeune Arthur de Bretagne (âgé de douze ans), fils de son frère aîné Geoffroy II de Bretagne mort en 1186, est un prétendant sérieux. Philippe Auguste profite de cette rivalité et, comme il avait pris position pour Jean contre Richard, il prend cette fois position pour Arthur contre Jean. Il reçoit l'hommage du duc Arthur Ier de Bretagne pour les possessions françaises de Plantagenêts au printemps 1199. Ceci lui permet de négocier en position de force avec Jean sans Terre, et le traité du Goulet, en mai 1200, est favorable à Philippe Auguste. Le traité est scellé par le mariage entre Louis de France et Blanche de Castille, nièce de Jean.

Les hostilités ne cessent pas vraiment, et se concentrent désormais en Aquitaine. Philippe se rapproche donc d'une part d'Arthur, et convoque Jean, son vassal au titre du traité du Goulet, pour ses actions en Aquitaine et à Tours. Jean ne se présente naturellement pas, et la cour de France prononce la confiscation de ses fiefs.

La suite se joue sur le terrain militaire. Philippe part dès le printemps 1202 à l'assaut de la Normandie tandis qu'Arthur s'attaque au Poitou. Mais le jeune duc est surpris par Jean sans Terre lors du siège de Mirebeau, et fait prisonnier avec ses troupes. Arthur de Bretagne disparaît dans les mois qui suivent, probablement assassiné début 1203. Philippe s'assure alors le soutien des vassaux d'Arthur et reprend son action en Normandie au printemps 1203. Il démantèle le système des châteaux normands, prend Le Vaudreuil, et entame le siège de Château-Gaillard en septembre 1203. De son côté, Jean fait l'erreur de quitter la Normandie pour rentrer en Angleterre, en décembre 1203. Château-Gaillard tombe le 6 mars 1204.

Philippe Auguste peut alors envahir l'ensemble de la Normandie : Falaise, Caen, Bayeux, puis Rouen qui capitule et dont le capitaine et gouverneur Pierre de Préaux signe l'acte de capitulation, après 40 jours de siège, le 24 juin 1204 en constatant que le secours de Jean n'arrive pas. Verneuil et Arques tombent immédiatement après et parachèvent le succès de Philippe, qui vient de prendre toute la Normandie en deux ans de campagne. Philippe se tourne alors vers la vallée de la Loire, il prend d'abord Poitiers en août 1204, puis Loches et Chinon en 1205. Jean et Philippe conviennent finalement d'une trêve à Thouars, à compter du 13 octobre 1206. Pour Philippe Auguste, l'objectif est désormais de stabiliser ces conquêtes rapides.

Toute la période qui s'étale de 1206 à 1212 voit Philippe Auguste s'efforcer de consolider ses conquêtes territoriales. La domination capétienne est acceptée en Champagne, en Bretagne et en Auvergne, mais le comté de Boulogne et la Flandre posent problème.

Renaud de Dammartin, comte de Boulogne, est une première source de préoccupation. Malgré les attentions de Philippe Auguste, qui marie notamment en 1210 son fils Philippe Hurepel à Mathilde, fille de Renaud, ce dernier négocie avec le camp ennemi, et les soupçons de Philippe prennent corps lorsque le comte entreprend de fortifier Mortain, en Normandie occidentale. En 1211, Philippe passe à l'offensive, il prend Mortain, Aumale et Dammartin. Renaud de Dammartin s'enfuit auprès du comte de Bar-le-Duc et ne constitue plus un danger immédiat.

En Flandre s'ouvre une période d'incertitude : Baudouin, comte de Flandre et de Hainaut, prend part à la quatrième croisade à partir de l'été 1202, participe à la prise de Constantinople et est élu empereur du nouvel empire latin fondé en mai 1204. Mais il est fait prisonnier par les Bulgares en 1205 et tué peu après. Philippe, frère de Baudouin et comte de Namur, qui assure la régence en Flandre, jure finalement fidélité à Philippe Auguste, contre l'avis de ses conseillers. Le roi, pour stabiliser le comté, marie la seule héritière de Baudouin, sa fille Jeanne, à Ferrand de Flandre, en 1211. Philippe pense pouvoir compter sur son vassal.

Enfin, les affaires germaniques constituent un autre enjeu majeur. Après la mort de l'empereur Hohenstaufen, Henri VI, en 1197, un nouvel empereur doit en effet être désigné par le pape Innocent III. Deux candidats sont déclarés : d'une part, Otton de Brunswick, soutenu par son oncle Jean sans Terre et favori du pape Innocent III et, d'autre part, Philippe de Souabe, frère d'Henri VI, soutenu par Philippe Auguste et couronné Roi des Romains en 1205. Ce dernier est toutefois assassiné en juin 1208 : désormais sans rival, Otton est couronné empereur en octobre 1209. Innocent III regrette d'ailleurs vite son choix puisque le nouvel empereur exprime bientôt ses ambitions italiennes. Otton est excommunié en 1210, et Philippe Auguste négocie avec Frédéric II du Saint-Empire, le fils d'Henri VI, couronné roi des Romains à Mayence en 1212 par Siegfried II von Eppstein, évêque de Mayence, un allié que Philippe Auguste espère bien opposer à l'ambition d'Otton

Bouvines, l'apogée du règne

L'incroyable réussite de Philippe Auguste amène bientôt ses rivaux à s'unir. L'opposition se cristallise en 1212 : on y compte naturellement Jean sans Terre et Otton de Brunswick. Renaud de Dammartin est le véritable artisan de la coalition : lui qui n'a plus rien à perdre se rend à Francfort pour trouver l'appui d'Otton, puis en Angleterre où il fait hommage à Jean, qui le rétablit officiellement dans ses possessions anglaises. Les hostilités entre Philippe et Jean reprennent immédiatement.

À la même époque, les premières opérations de la Croisade contre les Albigeois, menée par des barons, voient se quereller le comte de Toulouse et les croisés. Philippe Auguste remet cette question à plus tard et se concentre sur le danger anglais. Il réunit ses barons à Soissons le 8 avril 1213, charge son fils Louis de conduire l'expédition contre l'Angleterre et obtient le soutien de tous ses vassaux, sauf un : Ferrand, le comte de Flandre qu'il a lui-même installé deux ans plus tôt. Philippe cherche alors de nouveaux soutiens, notamment auprès de Henri de Brabant. Après une période d'hésitation, le pape Innocent III choisit par contre de soutenir Jean, un soutien moral mais non négligeable. Les préparatifs du conflit se prolongent : le projet initial de Philippe, qui souhaite envahir l'Angleterre, prend l'eau lorsque sa flotte est assaillie et en partie détruite par la coalition ennemie à Damme, en mai 1213. Les mois suivants voient Philippe et Louis s'acharner contre les comtés de Boulogne et de Flandre. Les villes du nord sont presque toutes ravagées.

En février 1214, Jean débarque enfin sur le continent, à La Rochelle, espérant prendre Philippe à revers. Une stratégie qui fonctionne d'abord, puisque Jean gagne des partisans parmi les barons du Limousin et dans le Poitou. En mai 1214, il remonte jusqu'à la vallée de la Loire et prend Angers. Philippe, toujours engagé en Flandre, confie alors à Louis la riposte contre Jean. Le jeune prince se tourne immédiatement vers la forteresse de la Roche-aux-Moines. À son approche, Jean est pris de panique : le soutien des barons poitevins vacille, tandis qu'on annonce que Louis est accompagné de 800 chevaliers. Le roi d'Angleterre fuit le 2 juillet, la déroute anglaise est totale. Mais la coalition n'a pas encore perdu : c'est au nord que tout doit se jouer.


L'affrontement final entre les armées de Philippe et la coalition, conduite par Otton, est désormais inévitable, après plusieurs semaines d'approche et d'évitement. Philippe entend couper ses ennemis des renforts en provenance d'Allemagne et tente de surprendre Otton par le nord-est. L'empereur a vent de la manœuvre et se déplace à Mortagne, à quelques lieues de l'armée royale. Philippe Auguste est conscient de son infériorité numérique, une partie importante de son armée se bat près d'Angers contre les Anglais. Et vient d'ailleurs de remporter, le 2 juillet, la victoire de La Roche aux Moines, avec le fils du roi, Louis VIII Le Lion, à sa tête. Philippe, ayant observé le terrain lors de son avancée, fait mine de se replier sur Lille. Otton pense qu'il veut éviter la bataille, et ses armées coalisées pensent que l'ennemi fuit. L'armée française se dirige vers le pont sur la Marque, à Bouvines, le dimanche 27 juillet 1214, — pont que l'intendance franchit. Un dimanche, l'interdiction de combattre est absolue pour les chrétiens, mais Otton IV, excommunié en 1210, décide de passer à l'offensive, espérant surprendre l'ennemi sur ses arrières. Arrivée proche d'un étang sur sa droite et d'un bois sur sa gauche, un véritable entonnoir, l'armée française, après une pause, se retourne brusquement. Etang à gauche et bois à droite. On ne peut pas se battre ni dans l'un, ni dans l'autre. Elle se déploie en ligne, et sur cette ligne, l'infériorité numérique est effacée. Une perfection tactique. L'armée d'Otton, en effet, n'a plus l'espace nécessaire pour déployer ses effectifs, donc son surnombre. Entravée dans ses manœuvres, devenue bien trop nombreuse pour ne pas être obligée de se gêner puis de se piétiner, elle subit le retournement. L'aile droite française s'engage contre les chevaliers flamands, conduits par Ferrand. Puis, au centre, Philippe et Otton se font face. Dans la mêlée de cavalerie, Philippe est désarçonné, il chute, mais ses chevaliers le protègent, lui offrent un cheval frais, et le roi reprend l'assaut. Ceux des gens d'armes d'Otton qui ne voient pas et comprennent pas ce qui se passe en première ligne, commencent à voir des fuyards se débander. Otton est sur le point d'être capturé, il s'enfuit sous un déguisement. Enfin, sur l'aile gauche, les partisans de Philippe viennent à bout de Renaud de Dammartin, capturé après une longue résistance. Le sort vient de basculer en faveur de Philippe, malgré l'infériorité numérique de ses troupes (1 300 chevaliers et 4 000 à 6 000 sergents à pieds, contre 1 300 à 1 500 chevaliers et 7 500 sergents à pieds pour la coalition). La victoire est totale : l'empereur est en fuite, les hommes de Philippe ont fait 130 prisonniers, dont cinq comtes, notamment le traître honni, Renaud de Dammartin, et le comte de Flandre, Ferrand.

La coalition est dissoute dans la défaite. Le 18 septembre 1214, à Chinon, Philippe signe une trêve de statu quo pour cinq ans avec Jean qui continue de harceler ses positions au sud. Le roi anglais retourne en Angleterre en 1214. Par ce traité de Chinon, Jean sans Terre abandonne toutes ses possessions au nord de la Loire : le Berry et la Touraine, avec le Maine et l'Anjou retournaient dans le domaine royal, qui couvre désormais le tiers de la France, et, singulièrement agrandi se trouve libéré de toutes les menaces.

L'expédition anglaise de son fils Louis

La victoire est totale sur le continent, et les ambitions royales ne s'arrêtent pas là. En effet, Philippe Auguste souhaite aller plus loin contre Jean d'Angleterre. Il fait ainsi valoir que Jean doit être privé du trône, rappelant sa trahison envers Richard en 1194, et le meurtre de son neveu Arthur. Faisant valoir une interprétation — que certains jugent contestable — de la généalogie de son épouse Blanche de Castille, Louis, mais surtout parce que les barons, voulant écarter Jean sans Terre, ont proposé la couronne au fils de Philippe, conduit une expédition en Angleterre. Le débarquement a lieu en mai 1216 et Louis, à la tête de troupes nombreuses (1 200 chevaliers, plus de nombreux rebelles anglais), conquiert le royaume anglais, notamment Londres où il s'installe. Seuls Windsor, Lincoln et Douvres résistent. Mais malgré l'accueil chaleureux réservé à Louis par une majorité d'évêques anglais, le soutien du pape à Jean demeure ferme, et Louis est excommunié. Finalement, Jean meurt subitement d'une grave indigestion, le 19 octobre 1216. Les barons anglais — anciens alliés de Jean et anciens de Louis — font alors couronner Henri III, âgé de neuf ans. Innocent III vient aussi de mourir, mais son successeur Honorius III continue de défendre les loyalistes. Les évêques retirent bientôt leur soutien à Louis et les rebelles s'assagissent. Le prince revient chercher des appuis en France début 1217 et retourne en Angleterre. Il est battu sur terre par Guillaume le Maréchal à Lincoln, puis sur mer lorsque les renforts que lui envoie Blanche de Castille sont anéantis à la bataille des Cinq-îles. Louis accepte de négocier la paix, celle-ci est conclue en septembre 1217 et son excommunication est levée.

L'attitude de Philippe Auguste quant à cette expédition est ambiguë. En tous cas le roi ne la soutient pas officiellement. Blanche de Castille le convainc de payer pour lever une armée de secours, en menaçant de mettre ses deux fils en gage. Mais il est peu vraisemblable d'imaginer qu'il n'ait pas donné son assentiment à celle-ci, du moins à titre privé.

La croisade contre les Albigeois


Déclenchée en 1208, la croisade contre les hérétiques albigeois a tourné à l'affrontement entre Simon IV de Montfort, qui conduit la croisade composée de barons du nord, et Raymond VI, comte de Toulouse, qui soutient secrètement les hérétiques. Par ailleurs, Pierre II d'Aragon a des vues sur la région et encourage le camp du comte de Toulouse avant d'être lui-même défait et tué par Simon de Montfort à Muret, en 1213.

Après la bataille de la Roche-aux-Moines, Louis part une première fois pour le Midi en avril 1215, et aide Simon de Montfort à consolider ses positions. Celui-ci devient finalement comte de Toulouse, avec l'accord du pape Honorius III et de Philippe Auguste, à qui il prête hommage. Mais la ville de Toulouse résiste, son siège dure, et Simon y meurt en avril 1218. Le pape désigne son fils Amaury de Montfort comme successeur et enjoint à Philippe Auguste d'envoyer une nouvelle expédition. Louis part en mai 1219, rejoint Amaury au siège de Marmande, dont les habitants sont massacrés. Après quarante jours d'ost, Louis rentre sans avoir pu prendre Toulouse. Une nouvelle expédition est envoyée par Philippe en 1221, sous les ordres de l'évêque de Bourges et du comte de la Marche, sans plus de succès.

Il faut souligner l'envergure assez faible de ces différentes expéditions. Malgré les appels réitérés d'Innocent III et de ses successeurs, Philippe, trop occupé par les affaires de Flandre et la lutte contre Jean sans Terre, se garde d'intervenir personnellement dans le Midi pour mettre fin à l'hérésie albigeoise. Toutefois, dans ses relations avec la papauté, il rappelle avec constance ses droits de suzerain sur le comté, et autorise enfin son fils à se croiser en 1219. Il faut attendre le règne de ses successeurs pour que le problème albigeois soit réglé.

La paix

Après Bouvines, les opérations militaires se déroulent en Angleterre ou dans le Midi de la France. Le domaine, et plus largement l'ensemble du nord de la Loire, reste en paix, selon les termes de la trêve conclue à Chinon en 1215, originellement pour cinq ans, et prolongée en 1220 avec la garantie de Louis, une association qui marque le début de la transition de Philippe à son fils et héritier.
Si les conquêtes par les armes cessent, Philippe étend néanmoins son influence en profitant des cas de successions problématiques. C'est le cas en Champagne lors de l'accession de Thibaut IV, qui lui permet d'asseoir sa suzeraineté. C'est le cas surtout lorsque le roi récupère certaines terres comme Issoudun, Bully, Alençon, Clermont-en-Beauvaisis, ainsi que le Ponthieu.

La prospérité du royaume à la fin du règne de Philippe Auguste est un fait établi. On estime ainsi l'excédent annuel du Trésor à 25 210 livres en novembre 1221. À cette même date, le Trésor a dans ses caisses 157 036 livres, soit plus de 80 % du revenu annuel ordinaire global de la monarchie. Le testament de Philippe Auguste, rédigé en septembre 1222, confirme ces chiffres, puisque la somme de ses legs s'élève à 790 000 livres parisis, soit près de quatre ans de revenus36 ! Ce testament est rédigé alors que l'état de santé de Philippe fait craindre la mort. Celle-ci survient finalement dix mois plus tard.

Alors qu'il se trouve à Pacy, Philippe décide d'assister à la réunion ecclésiastique organisée à Paris pour la préparation de nouvelles croisades, contre l'avis de ses médecins. Il ne survit pas à la fatigue du voyage et meurt le 14 juillet 1223, à Mantes. Son corps est amené à Paris, et ses funérailles sont rapidement organisées, à Saint-Denis, en présence des grands du royaume. Pour la première fois, le corps du roi de France revêtu de tous les regalia est exposé à la vénération du peuple avant sa sépulture dans un rite solennel inspiré de celui des rois d'Angleterre.

Son tombeau d’orfèvrerie un des plus luxueux de son temps disparaitra lors de la guerre de 100 an voir :"

http://saintdenis-tombeaux.forumculture.net/t52-d-or-et-d-argent-les-tombeaux-disparus-de-philippe-auguste-et-louis-viii-le-lion

Philippe auguste et ces don au trésor de saint Denis


Le roi offrira au trésor plusieurs relique dont un morceaux de la vrai croix qui sera enchâssée dans une croix d’orfèvrerie ainsi que d'autre qui seront mis dans une superbe chasse qui sera connue comme l'oratoire de Philippe Auguste toute ces relique provenaient du beaux père Baudouin conte de Flandre et empereur latin de Constantinople.Voir :" http://saintdenis-tombeaux.forumculture.net/t55-description-des-pieces-de-la-planche-i-de-felibien

Mais le plus sacré et le plus précieux don sera sa couronne et celle de la reine qui a compter de son règne servira pour le couronnement des rois de France voir:" http://saintdenis-tombeaux.forumculture.net/t160-la-premiere-couronne-dite-de-charlemagne-couronne-du-sacre-des-roi

http://saintdenis-tombeaux.forumculture.net/t129-description-des-pieces-de-la-planche-iv-de-felibien

de tout ces don rien n'a survécut .

A paris il subsiste un fragment du rempart battit sur son ordre en voici la photos



Vestige de l'enceinte de Philippe Auguste, dans le Marais (rue Charlemagne, quartier Saint-Gervais).

Nous ne possédons pas de représentation du roi mais voici un tableau du XV éme siècle réalisé par le peintre Jean Fouquet et représentant le sacre du roi .






Il est a noter que si son tombeau a disparu celui de son rival le plus connu a survécut à la révolution il s'agit du gisant de Richard cœur de Lion roi d'Angleterre qui se trouve toujours dans l'abbaye de Fontevraud.

Au plaisir.
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MessageSujet: Re: Les donateurs du trésor de Saint-Denis    Dim 14 Oct - 11:13



Bonjour voici aujourd'hui la relation que dom Félibien fit de la donation par Philippe Auguste de l'oratoire et de la la relique de la croix .Écoutons le : Le douze avril 1204 les croisé suite a un détournement de la croisade par les vénitiens s’emparèrent de Constantinople et la pillèrent .Le 16 mai suivant Baudouin comte de Flandre âgé de 32 an fut sacré empereur . L'année suivante Philippe Auguste reçut de Baudouin empereur de Constantinople plusieurs saintes reliques tirées de la chapelle impériale. Il les destina aussitôt pour l 'église de Saint Denys qu 'il aimait particulièrement .On compte parmi ces précieux monuments un morceau fort considérable de la vraie croix ,des cheveux de Notre Seigneur un fragment de ses langes une des épines dont il fut couronné de sa robe de pourpre une cote de Saint Philippe avec une de ses dents .Le sacré bois fut enchâssé dans une croix d or enrichie de pierres précieuses et les autres saintes reliques dans un reliquaire lui aussi en or. Le Roi mit toutes ces richesses entre les mains de l'abbé qui les transporta de Paris le même jour le septième de Juin dans son abbaye où elles furent reçues avec tout le respect et toute la reconnaissance que méritait un si grand présent. Pour rendre plus solennelle la pompe de ce jour là ,tous les religieux revêtus de chapes de soie sortirent pieds nus processionnellement avec tout le clergé et le peuple et allèrent jusque au lieu du Landy au devant de l' abbé Henry qui les salua en leur donnant à tous la bénédiction avec les saintes reliques après quoi elles furent portées dans l' église au dessus des corps des saints Martyrs dans une grande châsse couverte de lames d' or et de pierreries dans laquelle se gardaient le chef de Saint Denis et 1' épaule de Saint Jean .
Baptiste .

Voila donc comment plusieurs des plus précieuse reliques du trésor arrivèrent elle devaient y rester jusque en novembre 1793 date à laquelle ou elle furent brulée et les reliquaires détruit causant la perte d’œuvre d'art pour les génération futur .

dessin



Croix de Philippe Auguste



L'oratoire contenant les saintes reliques .

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MessageSujet: Re: Les donateurs du trésor de Saint-Denis    Mer 17 Oct - 15:33

Bonjour voici aujourd'hui la description de la couronne du sacre et de la croix de Philippe Auguste telle quelle était reprise dans l'inventaire de 1634 (j'ai laissé intentionnellement le texte en ancien Français ).

La couronne de Charlemagne ornée de rubis d' esmeraudes de saphirs cabochons d' autres pierres et pesant huit marcs d' or prisés à 72 escus le marc pourvue de chaînes d argent et dedans ladite couronne avoit autresfois un bonnet comme il paroissoit aucuns clouds estans au bout du tour d icelle .
La croix d 'or donnée par Philippe Auguste garnie de saphirs cabochons ayant deux pieds et demy de long et deux de croisée le plus riche joyau de la chrétienté couvert sur toute sa surface de saphirs cabochons de balais cabochons d 'esmeraudes du plus grand prix de grosses perles orientales et semé de plus de huit cents autres perles.

Il est a noter que pour la couronne c'est celle du roi qui fut reprise bien que ayant disparue lors de la ligue car les religieux ne pouvait pas de peur de perdre leur privilèges de gardien des régalias avouer cette perte voir :"

http://saintdenis-tombeaux.forumculture.net/t160-la-premiere-couronne-dite-de-charlemagne-couronne-du-sacre-des-roi".

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MessageSujet: Re: Les donateurs du trésor de Saint-Denis    Sam 20 Oct - 13:46


Bonjour , voici aujourd'hui trouvé dans le livre de madame Félicie d'Ayzac Histoire de l'abbaye de Saint-Denis en France tome second une description partiel du chef reliquaire de saint Benoit que le duc Jean de Berry avait offert en son temps à l'abbaye .Ayant des difficulté pour traduire certain mots je laisse donc le texte en ancien Français .si un de nos membre a une meilleur compréhension du texte je lui laisse faire la traduction .

Reliquaire du bras saint Benoist consistant en un grand demy image de la ceinture au dessus d argent doré à mitre couvert de pierreries et à l'entour du col un orfray aussy couvert de pierrerie et en ses mains un rouleau de cristal contenant des ossements d' un bras du dit saint .Le tout assis sur une lenterne à huit pans à claire voye et au dessous deux creux garnis de feuilles de choux et au dessous claire voyes en enverremens d'azur et au dessous forme de verrière garnie de fleurs de lys d' or en champ d' azur et dentelles de feuilles et entre deux formes pilliers à fiolles de gargouilles et au dessous un creux garny de feuilles de choux Assis icelle lanterne sur un soubassement aussy d' argent garnis de pilliers à jours, Enrichi de six esmeraudes grandes de prix et d' autres de rubys de perles fines et de perles brutes de troches de perles de saphirs de grenats et orné de quarante fleurs en pierreries ayant pour cœurs des camayeux d'agate et d'autres pierres taillées des esmeraudes de gros saphirs etc .La description de ce joyau et l’énumération de ses pierreries occupent dans le manuscrit quarante trois pages .

Voila donc se que l'on peut dire du chef reliquaire de saint Benoit dont la perte est regrettable pour la connaissance sur l’orfèvrerie au temps des Valois .




Au plaisir .
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MessageSujet: Re: Les donateurs du trésor de Saint-Denis    Mar 23 Oct - 17:25

Voici un objet du trésor qui aurais pus être attribué a une donation du duc jean ou de son fils et dont j'avais oublié de le marquer dans la liste des pièce offerte au trésor de saint Denis .
Il s'agit du crucifix du pape Clément III




.


voir aussi :"http://saintdenis-tombeaux.forumculture.net/t55-description-des-pieces-de-la-planche-i-de-felibien"

Au plaisir
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MessageSujet: jeanne d'Evreux    Mer 24 Oct - 14:42

Bonjour,

Aujourd'hui nous ferons connaissance non pas avec un ,mais une donatrice .de ce quelle offrit a saint Denis un objet nous est parvenu est qui nous fait regretter la disparition de son pendant .Chers amis voici donc la reine Jeanne d'Evreux 3éme épouse de Charles IV le bel dernier descendant direct de Philippe Le bel et dernier roi capétiens .

biographie

Jeanne d'Évreux, née vers 1310, décédée le 4 mars 1371 à Brie-Comte-Robert, reine de France, est la fille de Louis d'Évreux et de Marguerite d'Artois, et la petite-fille du roi Philippe III et de Marie de Brabant.

Étant la cousine germaine du roi, elle bénéficie de la permission du pape français Jean XXII qui délivre la dispense nécessaire à Charles IV, deux fois veuf auparavant, pour qu'elle puisse devenir, le 13 juillet 1324, sa troisième épouse. Elle est sacrée reine le 11 mai 1326 à la Sainte-Chapelle. Elle fut dame de Brie-Comte-Robert, où elle décède dans son château en 1371. Comme son royal époux, son corps fut enterré à Saint-Denis, son cœur dans l'église des Cordeliers de Paris, et ses entrailles à l'abbaye de Maubuisson voir :" http://saintdenis-tombeaux.forumculture.net/t236-l-abbaye-de-maubuisson?highlight=maubuisson", où elle s'était retirée pieusement après son veuvage.

Elle met d'abord au monde, en 1325, une fille, Jeanne. L'année suivante, elle accouche d'une deuxième fille, Marie puis elle donnera finalement naissance, le 1er avril 1328, à une troisième fille, Blanche ; ce qui mettra fin à la dynastie des capétiens directs au profit des Valois, en vertu de la loi salique (son époux Charles étant décédé deux mois avant) .

Jeanne (Châteauneuf-sur-le-Loir juin 1325- janvier 1328)
Marie (Château Thierry octobre 1326-6 octobre 1341)
Blanche (1328-1393)

La reine mécène

La reine fit plusieurs donation a des abbayes dont celle de saint Denis .elle offrit au trésor une statue de vermeil représentant la vierge a l'enfant



sont pendant qui a disparut saint Jean Baptiste



sa couronne qui devint en 1610 la couronne du sacre des reines



Et enfin une chasse d'argent contenant les reliques de plusieurs saint .

Elle fera réaliser sont gisant ainsi que celui de son époux par le sculpteur Hennequin de Liège ainsi que ceux du tombeau des entrailles et qui sont actuellement au Louvre .

L'abbaye de Maubuisson profitera aussi de ces dons entre autre un superbe retable conservé en partie .

Au plaisir .
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MessageSujet: Re: Les donateurs du trésor de Saint-Denis    Sam 27 Oct - 11:36


Bonjour voici aujourd'hui l'acte de donation de la reine Jeanne d'Evreux qui fut passé avec l'abbé Guy de Castre et que sont successeur l'abbé Gille Rigaud ratifia par écrit se document conservé aux Archive fut en partie retranscrit dans le livre de Félibien en voici le texte.

Gilles II du nom surnommé Rigaud que la pluspart des auteurs disent issu de la noble famille de Roussy remplaca l 'abbé Guy .Il est dit que l'abbé Rigaud avait été prieur d'Essonne prés de Corbeil. on le disait aussi bachelier en théologie ce qui n'est pas hors d' apparence vu que les religieux de Saint Denis ayant depuis assez longtemps un collège à Paris Il est même à propos que quelques uns d'entre eux prissent des grades dans l'université afin d exercer avec plus d'autorité et de suffisance la juridiction ecclésiastique dans l'exemption de l' Abbaye .On dit aussi que l'abbé fut fort considéré du roy Philippe de Valois qui l'employa en quelques ambassades .Le premier acte que nous ayons de lui en qualité d' abbé date du vingt septième de Juillet de l'an 1343 et ne contient rien de singulier.le premier d Aout suivant il en passa un autre plus remarquable .C' une ratification écrite du consentement verbal que l'abbé Guy son prédécesseur et sa communauté avaient donné afin de recevoir la fondation de la reine Jeanne d'Evreux veuve du roi Charles IV aux conditions qu'elle avoit proposées
L'acte signé conjointement de Jeanne reine de France et de Navarre et Gilles abbé de Saint Denis porte que la Reine a choisi la lepulture dans l’église de Saint Denys avec le feu roy Charles son seigneur et époux qu' elle a donné à la même église une châsse d'argent doré pesant environ cinquante trois marcs où sont enchâssées plusieurs saintes reliques de Notre Seigneur de la sainte Vierge et de Saint Jean Baptiste ,de plus deux grandes images l'une de Notre Dame d'argent doré du poids de trente six marcs six onces et l'autre qui est d' or représentant Saint Jean l’Évangéliste tenant dans sa main une dent Qu'elle se réserve néanmoins la garde de ces reliquaires pendant sa vie et que lorsque les religieux de Saint Denys en auront été mis en possession après sa mort ils ne pourront ni les transporter hors de leur église si ce n'est dans leurs processions ni les prêter bien moins encore les vendre, les échanger, les donner ou les engager sous quelque prétexte que ce soit .Qu' elle prétend de même que sa couronne d'or à huit fleurons garnis de perles et de pierreries qu'elle offre dés maintenant â leur église pour quelle y soit gardée â perpétuité pour être suspendue devant l'autel avec les autres couronnes aux fêtes solennelles à condition qu’après son décès deux religieux député de la communauté porteront cette couronne au lieu où elle sera décédée pour la mettre sur sa tête jusqu'après la cérémonie de ses funérailles. L'abbé de son coté avec tout son chapitre,s'oblige réciproquement par le même acte en reconnoissance des bienfaits de la reine Jeanne Evreux de célébrer tous les ans deux ou trois jours devant la chandeleur un service solennel pour le repos du roi Charles IV d'en faire mémoire dans celui qui se fait tous les mois pour le roi Dagobert et les autres rois fondateurs de l' Abbaye de plus d 'écrire son nom et celui de la Reine après sa mort dans le canon ou nécrologe du monastère et que pour l'un et pour l' autre seront célébrées tous les ans deux messes tant dans l' abbaye que dans les prieurés qui en dépendent soit dans le royaume soit dehors .Outre ces deux messes par an pour lesquelles la Reine destina trente trois livres de rente amortie a savoir treize livres à distribuer aux prieuré et vingt livres pour l 'Abbaye elle fonda encore une messe pour tous les jours dans la chapelle qu'elle avait fait consacrer nouvellement sous l' invocation de Notre Dame et de Saint Jean l' Évangéliste ce qui montait en tout à sept cent vingt seize livres de rente. Elle ordonna qu'une partie de cette somme serait prise sur Fresnoy en Beauvoisis et sur Chevrieres et l'autre partie en sa chastellerie de de Braye comte Robert .A quoi l'abbé et les religieux souscrivirent .De plus elle donna une image de Notre Dame de marbre blanc pour être mise en sa chapelle qui est nommée pour cela Notre Dame la Blanche La reine Jeanne d Evreux mourut à Braye comte Robert le quatrième de Mars 1370 et fut enterrée non pas aux Cordeliers de Paris comme le dit du Tillet mais dans l'église de Saint Denys où l'on voit son tombeau auprés du roy Charles le Bel son mari Le roy Charles V assista à ses obsèques dont la cérémonie fut toute simple selon q' elle l'avait ordonné.Le lendemain de l' enterrement le Roi lui fit faire un service solennel. On porta ensuite son cœur aux Cordeliers de Paris et ses entrailles à Maubuisson comme on avait fait pour le cœur et les entrailles du roy Charles IV son époux .

Se document nous permet de voir outre les don au trésors que la reine avait légué soit par des revenus de ses terre soit par la réalisation de lieu de recueillement le droit de pouvoir se souvenir d'elle et de son époux a perpétuité et cela on peut dire quelle y est parvenue car la statue de Vermeil de notre dame fait l'admiration de nombreux visiteur qui se pressent Au Louvre et même les commissaire de la convention en 1793 ne s'y étaient pas trompé c'est pour cela que l'on peut dire que la reine peut être comprise dans les donateurs de L'abbaye .
Au plaisir.
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MessageSujet: Re: Les donateurs du trésor de Saint-Denis    Dim 28 Oct - 21:28


Bonsoir en faisant quelques petite recherche sur la reine Jeanne d'évreux j'ai retrouvé la trace de la statue de marbres quelle avait donné à l'abbaye de saint Denis pour orner la chapelle de notre dame la blanche .cette statue fut donné en 1818 à l'église notre dame de Magny-en-Vexin pour remplacer une statue disparue à la révolution cette église conserve aussi une statue de saint Jean Baptiste qui lui aussi fut offerte aussi par la reine .voici la photos de notre dame la blanche .




Et voici la notice l'accompagnant .

Cette statue, dite « Notre-Dame la Blanche », provient de l'abbaye de Saint-Denis. Elle aurait été offerte par Jeanne d'Évreux. Placée dans la chapelle de la Vierge « constituée pour partie des éléments du tombeau de Nicolas III de Villeroy », la statue remplace depuis 1818 une autre Vierge à l'Enfant, disparue pendant la Révolution. La figure de Marie est particulièrement mise en valeur, par rapport à l'Enfant, qui n'est pas en présentation. Il est entièrement tourné vers sa mère, regard et corps, ce qui constitue une singularité dans l'iconographie de l'époque. .

Elle a été remise à l’église de Magny lors de la dispersion des collections du musée des Monuments français..

Au plaisir .
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MessageSujet: Re: Les donateurs du trésor de Saint-Denis    Lun 29 Oct - 15:20


Bonjour voici aujourd'hui une liste de don que fit la reine Jeanne d'Evreux et don la plus part son conservé .mais pourquoi tant de l'argesse ,pourquoi ce mécénat autour de la religion en voici la réponse

Le mécénat de Jeanne d’Evreux a essentiellement produit des œuvres religieuses. Ces oeuvres, hormis le livre d’Heures, furent souvent offertes à des abbayes (Maubuisson, Saint Denis) et cela de son vivant. Ces objets étaient donc destinés à être vus. D'ailleurs, ils possèdent tous un signe d’appropriation, toujours discret mais efficace : une dédicace, les armes de la reine, son portrait. Ces objets devaient véhiculer une image positive, riche de sens.

Manifester sa piété.

Ainsi, la piété de Jeanne d’Evreux fut mise en valeur. Dans le livre d’Heures, elle est représentée pendant sa prière et elle offrit un maître-autel à l’abbaye de Maubuisson.

Marquer sa filiation avec Saint Louis

Elle est clairement exprimée dans le livre d’Heures .

Par le biais de l’art, certains problèmes d’ordre politique étaient évoqués, véhiculant un message glorifiant pour son possesseur. Ce n’est pas un hasard si le culte de Saint Louis fut si important à cette époque. La légitimité des Valois sur le trône était réfutée par Édouard III. Les descendants de Saint Louis essayaient de prouver qu’ils étaient aussi bons, aussi pieux et élus par Dieu comme le fut Saint Louis

le mécénat a de la reine a permit la création de six œuvres connues :

les gisants de Maubuisson et de Saint-Denis,

la Vierge à l'enfant du Louvre et Saint Jean l’Évangéliste de Magny-en-Vexin,'

un livre d’Heures

le maître-autel de Maubuisson,

elle fut également le commanditaire des bâtiments du couvent des Cordeliers de Paris.(disparu lors de la révolution )





Mais voici le livre d'heures conservé actuellement au met de New York.

Les livres d’heures permettaient de suivre le rituel de la piété quotidienne établie par l'église.

Ce type de livre apparu dans la seconde moitié du XIIème siècle et accru sa popularité jusqu’à devenir au XIVème siècle, la forme la plus commune du livre d’Heures privé.
Ce livre d’Heures fut commandé par Charles IV pour son épouse, Jeanne d’Evreux. L’occasion de cette commande n’est pas certaine, peut-être pour leur mariage ou pour le couronnement de Charles IV à la cathédrale de Reims.

A sa mort, la reine en fit don au roi Charles V et on retrouve sa trace dans les inventaires de la bibliothèque du Duc de Berry , en 1401, 1413 et 1416, décrit en ces termes " Item unes petites heures de Nostre Dame, nommées Heures de Pucelle, enluminées de blanc et de noir, à l’usaige des Prescheurs ".
Sa taille est plus un challenge de l’artiste qu' une restriction. Ce genre d’enjeu est tout à fait en association avec le mécénat de cette époque qui cherche à produire des oeuvres des plus admirables.

Le livre d’heures de Jeanne d’Evreux est composé d’un calendrier, des Heures de la Vierge, des Heures de saint Louis, une scène à chaque heure du jour liturgique, de psaumes de pénitence, de litanies.

Ces illustrations sont présentées en diptyque.

La page se compose de trois éléments : l’illustration insérée dans un cadre et une initiale historiée qui débute le texte liturgique.

De nombreux grotesques remplissent les marges. Ils créent une vivacité et une gaieté étonnantes pour un livre de dévotion.

Pucelle a utilisé la technique de la grisaille rehaussée par des touches de couleur pour illustrer ces scènes. Ce procédé relève initialement de l’art du vitrail. Il fut le premier à utiliser ce procédé sur parchemin,qui permet le travail du volume.

Un cycle de Saint Louis est présent dans ce livre d'Heures.

Les scènes représentent les événements importants et glorifiant du règne de Saint Louis.

Ces images de Saint Louis devaient avoir des retombées positives sur les membres de sa famille. Il s’agissait de montrer que ses descendants pouvaient avoir les mêmes qualités. La présence dans ce cycle de l’image de Jeanne d’Evreux atteste de sa parenté.

photos









(source http://aart.online.fr/Jeanne.htm) j'ai repris pour ce sujet de large extrait de ces textes pour la compréhension de cette reine hors norme pour l'époque .

Au plaisir
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MessageSujet: Re: Les donateurs du trésor de Saint-Denis    Jeu 8 Nov - 15:32



Bonjour voici le dessin tiré de félibien de la chasse qui fut offerte par la reine Jeanne d'Evreux et qui se trouvait en 1706 dans l'armoire I du trésor de plus dom Germain millet en fit une description que je vous traduit ici en Français moderne .

DESSIN




description de dom Millet dans sont livre de 1643 sur les reliques et le trésor de saint Denis

une belle chasse d'argent doré , appelée sainte chapelle due a sa forme de chapelle et que dedans se voie des parcelles de toutes les reliques de la sainte chapelle de Paris .On y voit deux verge d'or qui la transperce de part en part auquel sont suspendue douze petite fiole de cristal sise sur chacune des verges .elles sont garnies de petites bandes d'or émaillée et sur l'émaille des petits écriteaux en or qui disent a qui sont les reliques dans chacune des fioles .sur le 1er est écrits du sangs de notre seigneur sur le second du suaire de notre seigneur sur le troisième des cheveux de notre seigneur sur le quatrième de l'éponge de notre seigneur sur le cinquième de la robe de notre seigneur sur le sixième du sépulcre de notre seigneur sur le septième du linceul du quel notre seigneur fut seing sur le huitième de la pierre du mont du calvaire sur le neuvième du drap dont notre seigneur fut vêtu durant sont enfance sur le dixième du lait de la sacrée vierge marie sur le onzième du couvre chef de notre dame et sur le douzième de la tête de saint Jean baptiste .Outre ces relique il y en a encore plusieurs autre dans cette chapelle a savoir une petite croix d'or dans laquelle il y a du bois de la vraie croix .Un petit tableau d'or garnis de perle de rubis et d'émeraudes sur lesquels sont gravés ces mots :"du tableau de notre seigneurs .une petite couronne d'or garnie d'émeraude, perles et rubis autour de laquelle on lits ces mots il y a de la couronne d'épine dont notre seigneur fut couronné.Cette chasse et toute les relique qui y sont contenue fut donnée par la dévote reine Jeanne d'Evreux femme du roi Charles IV surnommé le bel en échange du chef de saint Louis quelle fit mettre a la saint chapelle de Paris .

Voila donc notre chasse identifiée et la raison pour laquelle la reine Jeanne en fit don a saint Denis cette chasse survécut au guerre de religions a la fronde mais malheureusement elle ne devait pas survivre a la révolution se qui est désastreux pour l'histoire de l'art et surtout de celle des derniers capétiens .

Au plaisir .
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MessageSujet: Re: Les donateurs du trésor de Saint-Denis    Lun 26 Nov - 6:54


Bonjour voici une description du buste reliquaire de saint Benoit plus précise que celle de l'inventaire de 1634 cette description et tirée du livre de dom Millet Le Trésor sacré, ou Inventaire des saintes reliques et autres précieux joyaux.


une autre grande image de saint Benoit de même forme et matière que 1a précédente de saint Hilaire ,mais beaucoup plus riche en pierreries .Cette image tient en ses mains un bras d'argent doré dans lequel sous un beau cristal l'on voit l'un des bras du grand Patriarche saint Benoit sur lequel est cet écriteau ici et le bras de Monseigneur S Benoit .Ce bras est garni de deux bandes d'or sur lesquelles sont enchâssée en or plusieurs perles rubis et émeraudes. Au grand doigt de la main il y a un riche anneau d'or garni d' un excellent saphir 1e poignet et la manche sont bordé de pierreries de diverses espèces. Le grand doigt de la main droite de l'image est orné d'un bel anneau d'or garni d'un précieux saphir et celui de la fenêtre d'un autre pareil anneau garni d'une émeraude. A cette main fenêtre pend un fanon d'argent doré .L' orfray ou collet est autour du col enrichi de nombre de perles et pierreries et sur le devant d'une excellente agathe représentant une tête d'un homme jusques aux épaules qui est l'effigie au naturel de l' Empereur Tibère .La mitre est admirable car elle est toute parsemée de riches agates sur lesquelles sont représentées diverses faces d'Anges d'hommes et de femme et d'animaux tres bien taillées et élaborées et outre cela de plusieurs beaux rubis saphirs et autres pierres avec plus de trois cent perles orientale. Ce Reliquaire si précieux fut donné par le bon Prince Jean Duc de Berry en l'an 1393 en reconnaissance pour des Reliques de saint Hilaire qu 'il avait eues de l'Abbé et des Religieux de saint Denis .


Voici donc ce que vit dom millet mais si certains des camé fur monté sur la couronne de Napoléon et que d'autre se voient dans divers musée qu'est devenu le camé représentant l'empereur Tibére .Car jusque a présent je ne l'ai pas encore identifié..


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MessageSujet: Re: Les donateurs du trésor de Saint-Denis    Lun 26 Nov - 14:30


Bonjour
voici aujourd'hui la vie de l'un des premiers grand donateur du trésor tour a tour roi abbé et enfin empereur de ce qu'il légua très peu de pièce nous son parvenue d’ailleurs la plus part sont des ivoires sont tombeau lui même devait disparaitre ainsi que la table d'or et son devant d'autel .Cet homme n'est autre que le petit fils de l'empereur Charlemagne il s'agit de l'empereur Charles II dit le chauve.se sujet sera divisé en plusieurs partie, aujourd'hui nous nous consacrerons uniquement a la vie de ce dernier et dans les prochains sujets a ce qu'il a légué a l'abbaye dont il fut abbé laïc en 867.

Biographie

Charles II dit le Chauve, né le 13 juin 823 à Francfort-sur-le-Main (Allemagne), mort le 6 octobre 877 à Avrieux (Savoie), est un des petit-fils de Charlemagne qui procèdent au partage de l'Empire en 843. Roi d'Aquitaine dès le règne de Louis le Pieux, il est roi de Francie occidentale de 843 à 877 et devient empereur d'Occident en 875.

Surnom

Il est surnommé "le Chauve" non pas en raison d’une calvitie, mais parce que le 5 mai 877, jour de la consécration par le pape Jean VIII de la collégiale Sainte-Marie, future abbaye Saint-Corneille à Compiègne, il se serait fait raser le crâne en signe de soumission à l’Église, malgré la coutume franque exigeant qu’un roi ait les cheveux longs. Par compensation, il porta de longues « moustaches à la chinoise ». On peut noter que dès 867, Charles était devenu abbé laïc de Saint-Denis.

Origines et enfance

Il est le fils de l'empereur Louis le Pieux et de sa seconde épouse Judith de Bavière.

À l'âge de sept ans, il est confié à un précepteur de renom, Walafrid Strabon (v. 808/809-849), moine au monastère de Reichenau, en Alémanie, esprit cultivé attaché au mythe impérial, poète, auteur d'une glose contenant des commentaires de la Bible, sur lesquels se sont fondés durant des siècles les interprétations du livre sacré.

Pendant neuf ans, Strabon assure l'éducation du jeune prince, convaincu de la grande destinée qui attend son élève.

Honneurs et commandements sous le règne de Louis le Pieux

Dès août 829 à Worms, son père le fait duc d'Alémanie, incluant la Rhétie, l'Alsace et une partie de la Bourgogne5.

En septembre 832, il le nomme à Limoges, roi d'Aquitaine en remplacement de son demi-frère Pépin Ier d'Aquitaine ; ce dernier, ayant aidé son père dans la rébellion contre ses fils, récupère son trône le 15 mars 834 à Quierzy.

En 837, à l'assemblée d'Aix-la-Chapelle, son père lui accorde les territoires côtiers situés entre la Frise et la Seine.

En 838, il obtient un territoire assimilé à un royaume incluant le Maine et la région comprise entre la Seine et la Loire.

En 839, le 286ou le 30 mai, à l'assemblée de Worms, Louis le Pieux lui donne une partie de la Francie occidentale comprise entre la Meuse et la Seine, l'ouest et le sud de la Bourgogne, la Provence, la Neustrie, la Marche de Bretagne, le royaume d'Aquitaine, la Gascogne et la Septimanie.

Les faveurs accordées à Charles le Chauve, au détriment de ses demi-frères, sont la cause des troubles qui agitent la fin du règne de leur père, et de la mésintelligence qui existe entre ses héritiers.

Le partage de l'Empire (840-843)

En 840, à la mort de Louis le Pieux, la guerre commence immédiatement entre ses fils. Charles s'unit à Louis le Germanique, contre Lothaire Ier leur frère aîné, qui veut les exclure du partage de l'Empire. Ensemble, ils remportent en 841 la bataille de Fontenoy-en-Puisaye, en Bourgogne.

Le 14 février 842, ils renforcent leur alliance en prononçant réciproquement les serments de Strasbourg, prononcés en langue romane et en langue tudesque afin d'être compris par les troupes de l'ouest comme de l'est de la Francie.

Les hostilités cessent avec le traité de Verdun en 843 :

Lothaire Ier reçoit la Francie médiane, Francia media (ultérieurement Lotharingie), de la mer du Nord à l'Italie et est nommé Empereur ;
Louis le Germanique reçoit la Francie orientale, Francia orientalis ou Germanie ;
Charles le Chauve reçoit la Francie occidentale, Francia occidentalis, origine du royaume de France.

Cinq ans plus tard, le 6 juin 848 dans la cathédrale d'Orléans, Charles le Chauve, élu puis acclamé par les grands du royaume, est sacré par l’archevêque de Sens, Wénilon (ou : "Ganelon"), : « Et, dans la ville d’Orléans, presque tous les grands, réunis aux évêques et aux abbés, élisent Charles pour leur roi et le consacrent par l’onction du saint chrême et par la bénédiction épiscopale"

Les guerres contre les Bretons (843-851)

En 841, Charles le Chauve reçoit le serment de Nominoë, missus de Bretagne sous Louis le Pieux. Par ailleurs, il confie à un fidèle aquitain, Bego (Bégon) la défense de la rive sud de la Loire ; Bego installe à quelques kilomètres de Nantes une place forte (à l'origine de la localité de Bouguenais), mais il va être victime de dissensions au sein du camp franc.

Dès 843, les hostilités sont déclenchées entre Charles le Chauve et Nominoë. En 845, lors de la bataille de Ballon, Nominoë remporte une victoire sur Charles le Chauve. Un premier traité est conclu en 846 : Nominoë devient souverain de Bretagne.

Lors de la reprise des hostilités en 849, les Bretons mènent de nombreux raids en Francie occidentale (Maine, Anjou, Poitou), et s'emparent des cités de Rennes et Nantes.

Le 22 août 851, Charles le Chauve est battu par Erispoë, lors de la bataille de Jengland. Cette défaite le conduit à signer au mois de septembre suivant le traité d'Angers qui cède à Erispoë les comtés de Rennes et Nantes ainsi que le Pays de Retz, et lui reconnaît le titre de roi en échange de l'hommage.

Quelques années plus tard, sous le règne de Salomon, nouveau roi de Bretagne, Charles est encore obligé d'accepter une extension du royaume breton. Le 1er août ou le 25 août 8671,, par le traité de Compiègne, Charles le Chauve concède à Salomon la péninsule du Cotentin et l'Avranchin.

Les raids vikings et la guerre de 858 contre Louis le Germanique

Les Vikings sont prèsents dès les années 840 dans l'Ouest du royaume (pillage de Nantes et mort de l'évêque en 843), ce qui contribue à affaiblir les positions franques face aux Bretons durant cette période.

De 856 à 861, la Francie occidentale est plusieurs fois rançonnée par les Vikings qui multiplient leurs raids. Maintes fois, le roi Charles s'engage à leur donner de grosses sommes afin que ceux-ci se retirent et cessent de piller les riches abbayes. Mais rien n'y fait, les Normands touchent la rançon et reviennent plus tard. En raison de son incapacité à soumettre l'envahisseur, les grands du royaume, ayant à leur tête Robert le Fort, se rebellent contre Charles et demandent l'aide de son frère Louis II de Germanie.

Au cours de l'automne 858, tandis que Charles II assiège l'île d'Oscelle (Oissel) occupée par des Vikings, Louis II quitte Worms et envahit le royaume de Charles. Il reçoit l'hommage des Aquitains, de la plupart des vassaux de la couronne et d'une faible minorité de prélats sous l'autorité de l'archevêque Wénilon de Sens qui lui donne même l'onction du sacre. Charles est contraint de se réfugier en Bourgogne ; plusieurs évêques réagissent, sous la conduite de l'archevêque Hincmar de Reims. Réunis à Reims le 25 novembre 858, ils demandent le départ des Germains et le retour de Charles. Louis s'exécute et licencie une partie de son armée. Profitant de la situation, Charles réussit à rassembler des troupes et marche vers le nord. Les deux armées se font face à Jouy, près de Soissons ; voyant que l'armée de Charles est plus importante que la sienne, Louis se retire sans combattre.

Par ailleurs, Charles II a dû soutenir plusieurs guerres contre son neveu Pépin II d'Aquitaine pour conserver son contrôle sur l'Aquitaine.

Roi de Lotharingie (869) puis empereur (875)

Après la mort de Lothaire II de Lotharingie, il est couronné roi de Lotharingie le 9 septembre 869 à Metz par l'archevêque Hincmar de Reims15, l’évêque de Metz Advence prétendant que tous les évêques et grands laïcs de Lotharingie souhaitent l'avènement de Charles. Avant le couronnement, Charles doit prendre des engagements envers ses nouveaux sujets16,17.

Mais Louis le Germanique intervient aussi en Lotharingie : en août 870, au traité de Meerssen, Charles doit lui céder une partie du territoire. La frontière entre leurs deux royaumes est placée sur la Moselle. Le traité accorde aussi à Charles le Chauve la partie nord du royaume de Provence, domaine (avec l'Italie) de l'empereur Louis II18, fils aîné de Lothaire Ier.

En 875, après la mort de Louis II, il hérite du trône impérial, ainsi que des royaumes d'Italie et de Provence. Le 25 décembre 875 à Rome, 75 ans exactement après le couronnement de Charlemagne, il est couronné empereur par le pape Jean VIII.

Louis le Germanique meurt à Francfort le 28 août 876. Charles en profite pour envahir la Lotharingie orientale. Mais les fils de Louis lui infligent une sévère défaite le 8 octobre 876 à Andernach près de Coblence.

S'étant ensuite rendu en Italie afin de porter secours au pape Jean VIII en lutte contre les Sarrasins, il est contraint de revenir en France pour faire face à une attaque de Carloman, autre fils de Louis le Germanique.

Sur le chemin du retour, il tombe gravement malade, se réfugie à Aussois et meurt, le 6 octobre 877, au village de Brios19, l'actuel Avrieux, au pied du Mont-Cenis. La rumeur publique accuse rapidement Sédécias (Zédéchias), un de ses médecins juifs de l'avoir empoisonné20, avec la complicité de Richilde.


Après la mort de Lothaire II de Lotharingie, il est couronné roi de Lotharingie le 9 septembre 869 à Metz par l'archevêque Hincmar de Reims15, l’évêque de Metz Advence prétendant que tous les évêques et grands laïcs de Lotharingie souhaitent l'avènement de Charles. Avant le couronnement, Charles doit prendre des engagements envers ses nouveaux sujets16,17.

Mais Louis le Germanique intervient aussi en Lotharingie : en août 870, au traité de Meerssen, Charles doit lui céder une partie du territoire. La frontière entre leurs deux royaumes est placée sur la Moselle. Le traité accorde aussi à Charles le Chauve la partie nord du royaume de Provence, domaine (avec l'Italie) de l'empereur Louis II18, fils aîné de Lothaire Ier.

En 875, après la mort de Louis II, il hérite du trône impérial, ainsi que des royaumes d'Italie et de Provence. Le 25 décembre 875 à Rome, 75 ans exactement après le couronnement de Charlemagne, il est couronné empereur par le pape Jean VIII.

Louis le Germanique meurt à Francfort le 28 août 876. Charles en profite pour envahir la Lotharingie orientale. Mais les fils de Louis lui infligent une sévère défaite le 8 octobre 876 à Andernach près de Coblence.

S'étant ensuite rendu en Italie afin de porter secours au pape Jean VIII en lutte contre les Sarrasins, il est contraint de revenir en France pour faire face à une attaque de Carloman, autre fils de Louis le Germanique.

Sur le chemin du retour, il tombe gravement malade, se réfugie à Aussois et meurt, le 6 octobre 877, au village de Brios19, l'actuel Avrieux, au pied du Mont-Cenis. La rumeur publique accuse rapidement Sédécias (Zédéchias), un de ses médecins juifs de l'avoir empoisonné20, avec la complicité de Richilde.

Naissance de la féodalité

Charles II a laissé un grand nombre de capitulaires, dont un particulièrement important pour l'évolution politique et sociale du royaume.

En 847, il promulgue le capitulaire de Meerssen, qui marque le début de la féodalité. Charles II invite tout homme libre à se choisir un senior, que ce soit le roi ou un autre seigneur :« « Volumus ut unusquisque liber homo in nostro Regno Seniorem, qualem voluerit in nobis & in nostris Senioribus, accipiat » (Nous voulons que chaque homme libre dans notre royaume reçoive pour seigneur celui qu'il aura lui-même choisi, soit nous-même, soit un de nos fidèles)

Mariage et descendance

Le 14 décembre 842 à Quierzy, Charles épouse Ermentrude d'Orléans (cf. Agilolfing). De cette union naquirent huit enfants :

Judith de France (v. 843-870) qui épouse 1) ép. en 856 Æthelwulf de Wessex (795-† 858), roi de Wessex (856-858), 2) ép. en 858 Æthelbald de Wessex (829-† 860), fils de son précédent époux, 3) ép. Baudouin Ier dit Bras de Fer (cf. Maison de Flandre)
Louis II dit le Bègue (846-879), roi des Francs (877-879). qui épouse en 862 Ansgarde de Bourgogne et en 878 Adélaïde de Frioul
Charles dit l'Enfant (?-866).
Carloman (fils de Charles le Chauve) (v.847-†876).
Ermentrude (?-?).
Hildegarde (?-?).
Rotrude (?-?).
Lothaire le Boiteux (v.850-†866), abbé de Saint-Germain d'Auxerre.

Charles épouse ensuite Richilde (cf. Bosonides) dont il a une fille :

Rothilde (v.871-v.928). ép. Roger du Maine (cf. Comté du Maine)
Tombeau

Au cours du retour vers Paris, en raison de la décomposition du corps, son corps est enterré à Saint-Pierre de Nantua. Selon la tradition, sept ans après sa mort, Charles le Chauve apparaît à un moine de Saint-Denis (et à un moine de Saint-Quentin en Vermandois). A sa requête, le moine demande à son fils Louis II le Bègue de faire rapporter le corps de son père à Saint-Denis. Finalement, en 884, ses ossements sont ramenés à l'abbatiale de Saint-Denis.

En effet, l’empereur et roi Charles II, avait assumé l’abbatiat de Saint-Denis en 867. C’est pourquoi il avait exprimé le vœu de reposer dans l’abbatiale, en précisant même l’emplacement de sa future sépulture, derrière l’autel de la Trinité. L’impératrice Ermentrude, son épouse, fut enterrée à Saint-Denis en 869. Un fils du couple impérial, Charles, mourut la même année que son père en 877 et fut inhumé aux côtés de sa mère.

On ignore toutefois quel était l’aspect de ce premier tombeau impérial. C’est trois siècles et demi plus tard que la réalisation d’un nouveau tombeau donne le coup d’envoi à la réorganisation sous Louis IX de France du nouveau transept et du chœur de la basilique Saint-Denis en lieu mémoriel de la royauté. Lorsque l’abbé Eudes Clément (1229-1245) partit pour Rouen en 1245, le tombeau de Charles II le Chauve était achevé.quand a ce dernier il devait disparaitre en 1793 voir :"http://saintdenis-tombeaux.forumculture.net/t33-tombe-de-charles-le-chauve

C'est avec se lien que se clôture la première partie de se sujet dans les suivante nous verrons les don fait a saint Denis ainsi que les objets conservé .



Au plaisir .
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MessageSujet: Re: Les donateurs du trésor de Saint-Denis    Jeu 29 Nov - 15:45

Bonjour, nous allons découvrir aujourd'hui les don de Charles le chauve a saint Denis .

Le fabuleux trésor de Saint-Denis s'est constitué au fil des dons émanant des souverains. Abbé laïc du monastère, Charles le Chauve se montra le plus généreux : il offrit à l'abbaye plusieurs objets d'orfèvrerie d'un luxe inouï, ainsi qu'une partie de sa bibliothèque. Saint-Denis entra ainsi en possession du chef d'œuvre de l'école franco-saxonne, une Bible exécutée à Saint-Amand, et de plusieurs manuscrits recouverts de plaques d'ivoire dont le style porte la marque des ateliers travaillant pour Charles le Chauve.

parmi ces ouvrages un livre d'évangiles entièrement écrit sur parchemin pourpré hérité de son grand-père qui compte, avec sa reliure d’ivoire, parmi les chefs d’œuvre de l’école du Palais de Charlemagne. S’il est difficile aujourd’hui d’identifier, parmi les manuscrits subsistants, ceux qui ont réellement été légués par Charles le Chauve, au moins a-t-on conservé quelques ivoires sculptés qui en ornaient les reliures et peuvent être considérés de façon sûre comme des cadeaux royaux

Mais avant toute chose c'est grâce à la générosité de ce dernier que sont dus les fabuleux objets d’orfèvrerie qui scellèrent l’insigne renommée du Trésor : la grande croix d’or et la table d’or de l’autel majeur, l’ "escrain" dit de Charlemagne, la coupe des Ptolémées et la patène de serpentine aux poissons d’or qui lui était associée, pour n’en citer que les plus illustres.il offrit certaines relique qui furent plus tard enchâssée dans des reliquaire d’orfèvrerie

Voici maintenant la liste des don de l'empereur , pour les livres cela sera décrit dans la prochaine partie.

Quand a la table d'or il faut aller voir dans :"
http://saintdenis-tombeaux.forumculture.net/t148-l-autel-majeur-de-l-abbatiale-au-moyen-age-selon-la-messe-de-saint-gilles"

liste des don

relique du clou de la vraie croix le reliquaire est postérieur mais la relique fut offerte par l'empereur .

reliquaire de saint simeon

pour plus de détail concernant ces objets voir:"
http://saintdenis-tombeaux.forumculture.net/t55p15-description-des-pieces-de-la-planche-i-de-felibien

la croix reliquaire de saint Laurent

pour plus de détail voir :"http://saintdenis-tombeaux.forumculture.net/t85-description-des-pieces-de-la-planche-ii-de-felibien"


la patène de serpentine

Pour les détails voir :"http://saintdenis-tombeaux.forumculture.net/t120-description-des-pieces-de-la-planche-iii-de-felibien"

La croix d'or de la planche IV


Éscrin de Charlemagne

quand à la coupe des Ptolémée il y a un doute quand a sa provenance mais je l'ajoute car il est fort probable que ce fut Charles le chauve qui l'offrit .

la coupe dite de Salomon

Pour les détails voir:"

http://saintdenis-tombeaux.forumculture.net/t129-description-des-pieces-de-la-planche-iv-de-felibien"

d'autre présent en ivoire rejoignirent saint Denis entre autre

L'elephant d'ivoire dit de Charlemagne

voir:"http://saintdenis-tombeaux.forumculture.net/t226-l-elephant-d-ivoire-dit-de-charlemagne-appartenant-au-tresor-de-saint-denis"

La corne de licorne
Le cor de Roland
la lanterne de judas.

voir:"http://saintdenis-tombeaux.forumculture.net/t153-inventaire-de-1710-du-tresor-de-saint-denis"

ainsi se termine cette seconde partie prochainement nous découvrirons les livres donné par l'empereur et identifié ainsi que certains objet disparu avant la révolution .

Au plaisir.



Dernière édition par SAINT ELOI le Mar 8 Jan - 21:17, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les donateurs du trésor de Saint-Denis    Lun 10 Déc - 20:56



Bonsoir , voici les livres que le trésor de saint Denis possédait encore en 1706 et provenant de Charles le chauve et qui si ils ont été conservé on pour la plupart perdus leur reliures d’orfèvrerie seul les ivoires ayant subsisté .

avant propos

L’empereur légua au monastère royal, en 877, certains manuscrits de sa bibliothèque. On peut compter parmi eux le chef d’œuvre de l’école franco-insulaire, une grande Bible peinte à Saint-Amand vers 875, et peut-être aussi un livre évangiles entièrement écrit sur parchemin pourpré hérité de son grand-père qui compte, avec sa reliure d’ivoire, parmi les chefs d’œuvre de l’école du Palais de Charlemagne. S’il est difficile aujourd’hui d’identifier, parmi les manuscrits subsistants, ceux qui ont réellement été légués par Charles le Chauve, au moins a-t-on conservé quelques ivoires sculptés qui en ornaient les reliures et peuvent être considérés de façon sûre comme des cadeaux royaux. Sans doute le souverain, qui choisit de se faire enterrer au plus près de son saint protecteur, aura-t-il voulu compenser par cette magnificence les pertes subies par l’abbaye suite aux déprédations normandes du milieu du siècle

la liste des manuscrit en 1706


Manuscrit: Évangile de Saint Denis
second Évangile de saint Denis
pour les détails voir :"http://saintdenis-tombeaux.forumculture.net/t85-description-des-pieces-de-la-planche-ii-de-felibien

voici un extrait du livre de félibien relatant le pillage de la bibliothèque par les huguenot en 1567 :"Le Prince de Condé qui aimoit ce monastère parce qu il y avoit esté dans fa jeunesse fous les yeux du Cardinal de Bourbon son oncle fit exécuter une douzaine des principaux auteurs de tous ces sacrilèges Toutefois quelque chose qu il put faire pour réparer le tort qu ils avoient fait ne fut capable de dédommager les religieux & le public de la riche bibliothèque remplie de quantité d anciens manuscrits qui furent tous pillez ."pour voir le livre complet :"

http://books.google.be/books?id=b92MaD_LHGEC&pg=PA554&lpg=PA554&dq=tombe+de+marguerite+de+provence&source=bl&ots=aWxZG0kaev&sig=0d2VUsOmpOFiRO_srXImyjJ6QCA&hl=fr&ei=ELRcTrOLI6fe4QT4t4UK&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=9&ved=0CFUQ6AEwCA#v=onepage&q&f=false"

C'est dans cette période de troubles que la plupart des manuscrit légué par l'empereur disparurent a jamais.

Au plaisir.
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MessageSujet: Marguerite de france comtesse de flandre (1309-1382)   Mer 26 Mar - 16:46

Bonjour aujourd’hui je vais vous présenter une  Autre donatrice du trésor de saint Denis .Il s'agit ni plus ni moins que la fille du Roi Philippe V le long et de Jeanne de bourgogne fille de la célèbre comtesse mahaut d' Artois .

Biographie

Marguerite de France naît en 1309, fille cadette du roi Philippe V le Long et de la comtesse Jeanne II de Bourgogne et d'Artois.

En 1320, elle épouse le comte Louis Ier de Flandre (v.1304-1346), comte de Nevers (Louis II, 1322-1346),comte de Flandre (Louis Ier, 1322-1346) et comte de Rethel (Louis II, apr. 1325-1346), union dont est issu :

   Louis II de Flandre (1330-1384), dit Louis II de Male, comte de Flandre (Louis II), comte de Nevers et de Rethel (Louis III) (1346-1383), comte de Bourgogne et d'Artois (Louis Ier, 1382-1383).

Marguerite hérita en 1361 du mari de sa petite fille, le duc Philippe Ier de Bourgogne les titres des comtés de Bourgogne et d'Artois.

À sa mort, en 1382, son fils Louis hérite des deux titres de comte de Bourgogne et d'Artois. Elle repose à l'abbaye royale de Saint-Denis voir :"http://saintdenis-tombeaux.forumculture.net/t61-le-tombeau-de-marguerite-de-france-comtesse-de-flandre".

son portrait

Portrait de Marguerite de France par Jacques Le Boucq.



Ces donations au trésor de saint Denis

Elles se résument en deux reliquaires qui malheureusement n'existe plus le premier sera fondu à la révolution il s'agit de la statue reliquaire d' argent doré de saint Denis .Voir:" http://saintdenis-tombeaux.forumculture.net/t85p15-description-des-pieces-de-la-planche-ii-de-felibien"

La seconde la relique du doigt de saint Louis de Toulouse qui servira à la réalisation du buste reliquaire de saint Hilaire sous le gouvernement du grand prieur Guillaume Chambellan voir :"http://saintdenis-tombeaux.forumculture.net/t369-le-reliquaire-disparu-du-doigt-de-saint-louis-de-toulouse".

Mais elle fit faire aussi l'autel de la chapelle saint Michel ainsi que tout les ornement et accessoire nécessaire au culte d’ailleurs voici se que dit dom félibien a ce sujet (le texte en ancien Français a été plus ou moins traduit )

Dans le même lieu où la Comtesse fit élever son tombeau,on voyait une chapelle dédiée sous l'invocation de l' archange S Michel. cette chapelle de S Michel pouvait passer pour l'ouvrage de la piété de la comtesse Marguerite ,puisqu' elle en fit faire l'autel et qu' elle l' enrichit de précieux ornements. Elle pourvut dés lors la chapelle d'un calice et d'une patène de vermeil d'une paix ,de chandeliers, de bassins de burettes et d' une lampe d'argent avec trois chapes, les aubes et les autres meubles nécessaires au divin service .Elle fonda de plus deux messes par jour et fourni abondamment à l'entretien de deux religieux qui seraient chargé d' acquitter sa fondation. L'acte qui en fut expédié porte encore l'obligation de célébrer pour la Comtesse de Flandre ,après sa mort deux obits par an, de distribuer dix livres en aumônes aux pauvres le jour de S Michelet de faire brûler un cierge devant l'autel de saint Denis le jour de la fête du saint Martyr. Outre cela la Comtesse fit présent d'une image de S Denis de vermeil, qui se voit au trésor marquée aux armes de France et de Flandre comme sont aussi les vitres de la fenêtre qui répond à l' endroit où était autrefois la chapelle de Saint Michel et qui est occupé aujourd’hui par le magnifique tombeau du roi François Ier.

cette fondation ou donation eu lieu au début du gouvernement de l'abbé Guy de Monceau qui venait de succéder à Robert de fontenay en 1363.

Au plaisir .




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