Saint-Denis, cimetière des Rois

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 Le refectoire maigre ou grand refectoire

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SAINT ELOI



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MessageSujet: Le refectoire maigre ou grand refectoire   Dim 13 Oct - 14:44

Bonjour ,

au moyen age l'abbaye de saint Denis abritait plusieurs réfectoire, dont le petit réfectoire affecté aux domestiques et aux serviteurs il se situait dans le quartiers de la cuisine et des officines ,le réfectoire gras enclavé dans l' infirmerie dont il faisait partie était réservé seulement aux religieux exemptés de la loi du maigre par leur abbé, ou à la communauté dans le peu de jours où la décadence de la régularité lui permit d'user des aliments gras et enfin le réfectoire du maigre appelé grand réfectoire par les religieux . C'est ce dernier que nous allons étudier plus en détail.Le sujet étant vaste il sera en plusieurs partie.

aspect et dimension du réfectoire

Le grand réfectoire du monastère que D Doublet nomme aussi couvent , longeait la galerie méridionale du cloître et était l'un des plus vastes qui fussent en France à l 'époque où il fut bâti. Le style que lui attribue la description donnée par ce religieux accuse nettement le XIII éme ou même le XIV éme siècle. Construit et voûté en pierre de taille long de 36 pieds dans l' œuvre sur une largeur de40 pied il avait sous voûte environ 34 pieds; sept arcs en tiers point disposés sur un double rang dans la longueur de cette salle, la partageaient en deux nefs et retombaient à leur point de jonction ,sur une ligne longitudinale de six colonnes cylindriques d'un seul jet et d'une parfaite élégance. Les fûts de ces monolithes n 'excédaient pas 11pouces de diamètre et avaient treize pieds de hauteur ,ils formaient sept doubles travées.Rien de plus poétique et de plus élégant que cette ordonnance la même que celle de l'admirable réfectoire du prieuré de Saint Martin des Champs à Paris, rien plus séduisant pour l'œil dans son austère gravité,la courbure de ces lignes ,le croisement des arcs par le jeu de la perspective et les ombres mystérieuses projetée par ces arceaux .(source histoire de l'abbaye de saint Denis tome II par madame Félicie d'Ayzac.

image




Abbaye de Saint-Denis, vue du cloître ,le réfectoire légendé par la lettre B

Au plaisir .
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MessageSujet: Re: Le refectoire maigre ou grand refectoire   Lun 14 Oct - 12:35

Bonjour , aujourd'hui nous allons parler de l'aspect extérieur et intérieur du grand réfectoire ainsi que des cout pour l'entretiens des peintures qui l'ornaient .

Aspect extérieur et intérieur du grand réfectoire

Le réfectoire de Saint Denis était par son caractère plein de noblesse digne du beau cloître qu'il bordait du côté méridional. Dom Félibien n'a pu passer sous silence la majesté de son vaisseau, la délicatesse presque exceptionnelle de ses colonnes, la légèreté de ses voûtes ,il tenait de la forteresse par ses créneaux, ses contre forts et ses tourelles crénelées et de l'édifice claustral par sa double nef et par ses sept lancettes géminées, découpées dans ses murs épais et surmontées de grandes roses. Dom Doublet déplore l'anéantissement par les huguenots en 1567 de ses magnifiques verrières peintes, luxe monastique fréquent encore à cette époque. Celles -ci durent égaler sinon surpasser ,celles des monastères les plus opulents et les plus célèbres. Le réfectoire de Saint Denis ne le cédait en magnificence ni à la salle capitulaire de l'abbaye ni aux grands locaux analogues dans les principaux monastères du royaume. Ici le luxe et la richesse ne restèrent point en arrière ;au XIII éme siècle tandis que l'entretien du réfectoire sous le rapport de la structure était commis à des architectes habiles ,maître Nicolas et maître Clément et que des mains non moins expertes y façonnaient à l' intérieur des gargouilles apposées sans doute à quelques lavoir ou à la chaire du lecteur ,ses murs étaient couverts d'images dont la fréquente restauration est marquée dans les comptes de l'abbaye Pour peindre le réfectoire et pour une image 4 livres ,pour un édifice (peint) autour d'une image, 12 sous pour les images du réfectoire et pour le tabernacle de saint Cucuphas 8 livres ,pour les mêmes images et pour le même tabernacle 8 autres livres. Les peintures semblent du reste avoir constitué à Saint Denis comme dans tous les grands monastères l'ornementation de tous les grands emplacements des lieux réguliers. L'acharnement des huguenots en s'attaquant au réfectoire, au parlement ,à la salle capitulaire et à la chapelle de l'infirmerie pour en faire un monceau de ruines, témoigne assez que ces locaux se ressemblaient par la profusion des peintures et par le style religieux de toute l' ornementation.
En dehors du vaste vaisseau du grand réfectoire quoique le même corps de logis un local de a 3 toises de long 1 1 de large contenait un lavoir des armoires à serrer linge de table et des dressoirs pour la vaisselle .

Il est dommage que aucune gravure ne nous soit parvenus du décor de l'abbaye avant 1573.Nous aurions ainsi pu nous faire une idée de la richesse de l'ensemble .
La prochaines partie sera consacré au mobilier .

Au plaisir .
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MessageSujet: Re: Le refectoire maigre ou grand refectoire   Mar 15 Oct - 18:54

Bonsoir poursuivons la découverte du réfectoire du maigre par son ameublement qui était sobre mais bien ordonnancé comme le voulait la règle de saint Benoit .

Ameublement

L'ameublement du réfectoire devait être comme il convenait à l'élégance de son vaisseau et à l'opulence de l'abbaye ,simple et sévère mais beau Dom Doublet mentionne plusieurs tables en pierre de liais d'un seul bloc disposées dans le réfectoire et n'en spécifie pas le nombre mais un registre manuscrit et authentique de l'abbaye nous apprend qu'il y en avait six ,sans compter trois autres en bois et que ces neuf tables reposaient sur trente trois piliers ou supports. Les tables de pierre étaient disposées au long du vaisseau laissant vide l'espace nécessaire pour le service sans doute les tables en bois étaient celle de l'abbé appelée le dais dasium, élevée sur une estrade de six degrés et celle du grand prieur claustral placée isolément au dessous de l'estrade abbatiale et un peu moins élevée qu'elle . mais dominant aussi la réunion des religieux la troisième table de bois semble avoir été destinée à faciliter le service des frères serviteurs semainiers Les constitutions en effet ordonnaient qu'un instant avant le repas et avant d'être servies devant chaque frère toutes les écuelles de haricots et celles d' herbes potagères remplies par le cellérier fussent disposées avec ordre sur des tables réservées à cet usage exclusif .L'un des devoirs du grand prieur était de venir visiter ces tables et de s' assurer d' un coup, d' œil si la plus exacte équité avait présidé à la répartition des légumes dans chaque écuelle sans acception du rang de l'âge de la dignité etc des destinataires

Nous découvrirons le reste du mobilier prochainement .

Au plaisir
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MessageSujet: Re: Le refectoire maigre ou grand refectoire   Jeu 17 Oct - 21:02

Bonsoir aujourd'hui nous continuons la visite du réfectoire par la chair du lecteur et .Malheureusement il n'existe aucune description de la chair médiévale et le peu qu'en dit madame d'Ayzac dans son livre ne nous permet de s'en faire une idée c'est pour cela que je met la description de celle de saint Germain des près qui devait être contemporaine et que madame d'Ayzac retranscrit dans son livre .

Chaire du lecteur .


On voit sur la gravure de l'abbaye juxtaposé à la 3éme travée du réfectoire en allant de gauche à droite l'escalier par lequel on montait du dehors à la chaire du lecteur , indépendamment de celui qui était pratiqué à intérieur du réfectoire .Cette chaire adossée à la paroi méridionale de celui -ci devait être d'un style élégant et riche Dans la plupart des abbayes c'était une œuvre merveilleuse, un de ces bijoux à l'ornementation desquels l'art monastique épuisait sa recherche la plus exquise .Celle de Saint Germain des Prés abbaye toujours rivale de Saint Denis sans jamais l'atteindre en splendeur était de ce nombre ,elle dominait une nef unique dont les arceaux venaient poser sur des faisceaux de colonnettes à demi engagées dans les murs et effilées comme des tores .Elle était supportée par un cul de lampe de pierre dure composé de deux pièces sur lesquelles courait capricieusement un rinceau de pampre admirablement sculpté . Les grappes ,les feuilles, les pédicules, les vrilles fouillés et détachés avec tant de délicatesse et d'un galbe si délié que l'ensemble était tout à jour. Cette chaire adhérait par l'un de ses flancs à une colonne de pierre d'une gracilité ,haute de 20 pieds y compris le chapiteau et le piédestal ,le diamètre de son fût était seulement de 7 pouces 4 lignes ,et l'agencement gracieux qui le couronnait était évidé avec tant de légèreté qu il paraissait comme suspendu dans les airs . N'est il pas vraiment regrettable qu'on ne retrouve nul indice sur la chaire du lecteur de l'ancien réfectoire de Saint Denis .Les états de lieux de ce monastère dressés en 1672 par des hommes fort peu épris des œuvres d'art, nous apprennent seulement que la chaire du lecteur y était fort grande ,ce qui nous confirme dans la pensée que c'était une œuvre monumentale .

Voila donc ce que l'on peu dire concernant un des éléments important de la vie monastique .

détail de la gravure qui nous montre l'endroit ou se trouvait l'escalier menant à la chaire du lecteur .

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Au plaisir .
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MessageSujet: Re: Le refectoire maigre ou grand refectoire   Sam 19 Oct - 15:29

Bonjour nous allons voir aujourd'hui comment était éclairé le réfectoire le soir et les jours de peu de luminosité puis nous découvrirons la vaisselle et les couverts utilisé par les moines .

Les luminaires


Pour la France du nord la règle de saint Benoît a dû être modifiée .Enfantée sous le ciel limpide des contrées méridionales,elle n'a pas prévu les brumes, les jours voilés de nuages et les nuits interminables de nos climats, aussi n'admet elle dans les réfectoires bénédictins aucune sorte de lumière.Les constitutions durent subvenir de bonne heure à cette nécessité de lutter contre les ténèbres que les champs de la Campanie et les cimes resplendissantes du mont Cassin ne connaissent pas. la bénédiction de la coupe n'y commençait jamais le soir que lorsque les deux cierges de la table de l'abbé étaient allumés et trois autres placés sur chacune des tables des frères.A partir de l'an 870 quinze lampes furent réparties cinq par cinq sur trois points du réfectoire de Saint Denis, en surplus des cierges qui fournissaient l'éclairage journalier .C'était une donation de l'empereur Charles le Chauve qui pour l'entretiens de ces luminaires,fournit plusieurs terre avec leur revenus et leur habitants .

vaisselle et couvert
la vaisselle des religieux, se composaient d'une patène ou petite assiette ,qu il était permis à chaque religieux de laver lui même aux jours et aux heures du parlement ou récréation modérée ,un couteau qu'il lui était enjoint de porter et qui s'appelait pour cette raison ;de braies braccalis ;une ou deux tasses ou écuelles d' étain quand on suivait la règle ,mais qui à Saint Denis étaient d'argent en 1411 , les tasses d'argent du réfectoire de Saint Denis et tous les objets précieux du monastère étaient pillés par les Parisiens traînés à la suite de Pierre des Essarts prévôt de Paris. En 1436 pendant le siège de Saint Denis suivi de sa reddition aux Anglais ,les religieux donnaient en témoignage de leur gratitude aux soldats qui les avaient défendus toute la vaisselle d'argent du réfectoire se montant à 5oo marcs .En 1589 les religieux étaient contraints par l'extrémité de leur détresse à vendre leurs tasses d'argent . Une coupe ou justice et qui contenait au commencement XV éme siècle trois chopines à la mesure de la ville de Saint Denis.Tel fut au moins jusqu'à cette dernière époque le service de chaque frère on sait que l'usage de fourchettes ne fut vulgarisé que sous le règne de Charles V. Au XIII éme siècle la juste ou justice du réfectoire semble avoir été en terre cuite et celle dont on se servait dans les autres locaux du monastère en étain .On voit aussi portés sur les comptes d'achat de la grande commanderie de l'abbé ,des coupes et des hanaps de madre et de plane qu'on faisait monter en or et en argent et d'autres entièrement d'argent ou d'or,les uns étaient destinés à être offerts en don, les autres servaient dans la basilique ou dans le monastère en certaines occasions d' apparat, telles par exemple que la cérémonie de la Cène. Les achats collectifs de hanaps se faisaient annuellement à l'approche du Jeudi saint et du jour de la Dédicace .

nous venons de découvrir ainsi l'ensemble du mobilier et des ustensiles du réfectoire.Prochainement nous découvrirons les pratique des moines ainsi que leur habits pour le réfectoire.

Au plaisir .

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MessageSujet: Re: Le refectoire maigre ou grand refectoire   Ven 25 Oct - 19:23

Bonsoir , aujourd'hui nous allons parler du nombre mais aussi des heures des repa au réfectoire du maigre .

Nombre et heures des repas

Les repas des religieux étaient au nombre de deux ,le dîner et le souper. Le dîner était sonné les jours ordinaires à dix heures ,les jours de dimanche et de fête à dix heures et demie, les jours de jeûne régulier à onze heures et les jours de jeûne ecclésiastique ,à midi. Le souper quand il avait lieu était sonné à quatre heures et demie en hiver et à cinq heure et demie en été,mais ce repas était supprimé dans tous les jours et dans tous les temps de vigile et dans ceux de prières publiques ,de pénitence et de jeûne ,soit ecclésiastique,soit régulier même lorsque leur durée se prolongeait comme par exemple pendant tout le temps de lavent et pendant celui du carême.La collation ou second repas accordé dans les jours de jeûne et qu'il ne faut pas confondre avec la lecture religieuse qui se faisait avant complies et qui portait le même nom était sonnée à cinq heures en hiver après complies pendant le carême et aux autres jours dejeûne à six heures après midi

Prochainement nous verrons le repas mais aussi les quantité de vin auquel, avaient droit les moines .

Au plaisir .
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MessageSujet: Re: Le refectoire maigre ou grand refectoire   Jeu 21 Nov - 10:40


Bonjour , aujourd'hui nous allons voir quand se déroulaient les repas et de quoi ils étaient fait mais le nombres des dérogation aux règle étant importante je n'irais donc que à l'essentiel , les repas normaux .

heures des repas

Les repas des religieux étaient au nombre de deux ,le dîner et le souper. Le dîner était sonné les jours ordinaires à dix heures, les jours de dimanche et de fête à dix heures et demie ,les jours de jeûne régulier à onze heures et les jours de jeûne ecclésiastique à midi. Le souper quand il avait lieu était sonné à quatre heures et demie en hiver et à cinq et demie en été mais ce repas était supprimé dans tous les jours et dans tous les temps de vigile et dans ceux de prières publiques, de pénitence et de jeûne soit ecclésiastique soit régulier même lorsque leur durée se prolongeait comme par exemple pendant tout le temps de lavent et pendant celui du carême .La collation ou second repas accordé dans les jours de jeûne et qu il ne faut pas confondre avec la lecture religieuse qui se faisait avant complies et qui portait le même nom ,était sonnée à cinq heures en hiver après complies pendant le carême et aux autres jours de jeûne à six heures l'après midi.

le vin

La quantité de vin fixée, par la règle bénédictine pour la portion journalière du religieux ,était d'une hémine c 'est à dire probablement un demi setier . La capacité de l'hémine était tellement oubliée en 1651 et le statut dont nous parlons tellement tombé en désuétude que les réformateurs qui publiaient à cette époque les constitutions de la congrégation de Saint Maur avouent ignorer complétement la mesure qu'elle désigne, si bien qu'ils fixent de leur chef la portion de vin pour chaque repas à 20 onces poids de marc et ils ajoutent que quiconque boira son vin sans le tremper en sera privé autant de repas qu il aura renouvelé de fois cette infraction aux statuts. Le livre manuscrit des charges des officiers claustraux daté du commencement du xve siècle admet des circonstances exceptionnelles où la ration de vin doit être augmentée.Il ya dit il des jours où on doit avoir bon vin aux festes ,doit avoir "chascun moyne sa chope" .

La règle et les constitutions interdisant sévèrement à religieux de manger ou de boire en aucun temps hors réfectoire ,la communauté tout entière retournait dans cette salle peu d'heures après le souper et celle de complies, pour prendre un léger rafraîchissement, c'était une petite quantité de vin bénite par l'abbé ou grand prieur.Les jours où cette sorte d'adoucissement était accordée étaient déterminés ,soit par des fondation annuelles, soit par la solennité d 'une fête ou par les constitutions elles mêmes et cette réfection de surcroît s’appelait dans le premier cas charité de la coupe charitas vini et dans les deux autres ,coupe potum du soir

Les repas

Ce qui était servi sur les tables était en un parfait rapport avec l'austérité de la règle bénédictine .Il consistait ordinairement en deux sortes de portions appelées indistinctement pulmentum et dont l'une et l'autre constituaient trop souvent à elles seules tout le repas, l'une était invariablement un potage composé de légumes secs jamais frais haricots ou pois l'autre une écuellée d'herbes potagères bouillies,telles que de la poirée ou des épinards .Ces légumes et ces herbages accommodés au sayn ,c'est à dire à l'huile de graisse à défaut d'huile d'olive étaient pendant toute l'année les mets quotidiens des bénédictins. Les jours d abstinence ou de jeûne pendant ,les soixante et dix jours qui précèdent la fête de Pâques et dans tout le cours de lavent ,ils étaient préparés à ' eau et relevés avec du poivre des herbes aromatiques pulvérisées du verjus de la moutarde et de l'ail. On servait en outre mais seulement en dehors des temps et des jours de jeûne le lundi le mercredi et le vendredi ce qu'on appelait la pitance pitantia et les trois autres jours le généret générale . La pitance était une portion adjugée à deux religieux et servie selon qu elle était cuite ou sèche, soit dans une même écuelle ,soit sur une petite assiette appelée patène, c'étaient par exemple quatre œufs ou un maquerel frais ou d'autre poisson et en doit avoir chascun moyne un ou bien encore une tranche de fromage cru .
Le généret était une portion qui se servait dans une écuelle à chaque frère en particulier par exemple" maquerel salé chascun un "quelquefois une certaine quantité de fromage cuit jamais cru ou six œuf et quelquefois même sept œufs frits ou pochés au sayn ou cuits à l'eau selon les jours .Les jours où les herbes manquaient elles étaient remplacées par le généret dont la distribution était continuée jusqu'à ce que les arrivages ou le cours des saisons ramenassent les herbes . On servait également le généret les jours où l'office comptait douze leçons. Les jours où il y avait deux repas et qu'on nommait à Saint Denis les jours de pitance double chascun moyne "six œufs en la tenaisie( la poêle) au sayn item un maquerel friz en paste ou autre genre d'autre poisson et à souper un poisson rond ou d'autre sorte.
Voila donc un résumé des repas servit au réfectoire du maigre dans sauf certaine dérogation dictée par l'abbé ou le grand prieur aucune transgression du repas ne pouvait être faite .(source histoire de l'abbaye de saint Denis par madame Félicie d'Ayzac .

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MessageSujet: Re: Le refectoire maigre ou grand refectoire   Aujourd'hui à 17:58

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