Saint-Denis, cimetière des Rois

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 Le dortoir

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SAINT ELOI



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MessageSujet: Le dortoir    Sam 23 Nov - 22:19

Bonsoir aujourd'hui je vais commencer a parler du dortoir médiéval,qui se situait au dessus de la salle capitulaire .Mais tout comme pour le réfectoire le sujet se fera en plusieurs partie  pour plus de compréhension.

Emplacement ordonnance et aspect

Le dortoir belle galerie bâtie au dessus de la salle capitulaire et d'un vaste bûcher sous voûte était dirigé de nord ouest en sud est .Il avait trente et une toises de long sur six et demie de large et était flanqué à l'ouest de la chapelle de Saint Clément assise dans le préau L'une de ses extrémités aboutissait en face et très près du flanc du chevet de la basilique ,l'autre atteignait l'angle formé par le point de contact du bâtiment principal des officines et du réfectoire. Le dortoir de même ordonnance que le réfectoire et que les grands locaux de l'infirmerie offrait dans toute sa longueur, un rang d'arcades ogivales qui le divisaient en deux nefs Chaque nef comptait onze arcades ,dix piliers flanqués de colonnes engagées formant une ligne tracée de l'une à l'autre extrémité de la galerie ,supportaient la retombée des arceaux onze lancettes géminées ,encadrées sous la même ogive avec une rose entre leurs impostes, découpaient de chaque côté les hautes murailles dont l'une ayant vue sur l'aire appelée au XVII siècle la Platerie recevait les rayons du soleil levant,l'autre ceux du soleil couchant .Sans doute une clarté voilée inondait de reflets magiques ce sanctuaire du sommeil, car les verrières des couvents n'étaient jamais déshonorées par les vitrages incolores
de notre époque. Mais quand les panneaux des lancettes tournaient le matin sur leurs gonds,des flots d'air pur et de lumière pénétraient dans la galerie avec les senteurs des ombrages ,qui bruissaient près de ses murs, celles des gazons ,du préau et les esprits légers des fleurs qui n'ont été nulle part cultivées avec plus de soin que dans les jardins monastiques .Les heures qui précédaient l'aube et celles qui suivaient le coucher du soleil voyaient tous les jours de l'année les religieux descendre du dortoir à la basilique ou monter de la basilique au dortoir aussi communiquait-on directement de l'un à l'autre édifice.Un grand escalier partant de l'extrémité du dortoir la plus voisine de l'église et longeant la chevecerie et la cirerie où se confectionnaient les cierges ,débouchait au rez de chaussée sur le point occupé à partir du XVI siècle par le palier de la chapelle, de Saint Louis Cet escalier continuant à descendre au dessous du même palier en suivant le sens rétrograde ,allait déboucher dans la galerie nord du cloître plus basse que le sol de cette partie de la basilique. Les traces de la baie de porte qui faisait communiquer le palier avec la chapelle de Saint Louis subsistent encore dans la sacristie haute qui a remplacé cette dernière,derrière le tableau de M Garnier qui représente les funérailles du roi Dagobert et on voit dans la galerie septentrionale du cloître des nouveaux bâtiments claustraux, la porte bâtarde murée à laquelle venait aboutir après la reconstruction en 1700 l'extrémité inférieure de l'escalier.


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 le dortoir porte la lettre D

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SAINT ELOI



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MessageSujet: Re: Le dortoir    Dim 24 Nov - 21:03

Bonsoir , nous poursuivrons aujourd’hui par la disposition intérieur du dortoir .

Disposition intérieure du dortoir et sa division par cellules

Le dortoir était organisé pour cent lits nombre suffisant ,aux soixante à soixante et dix religieux résidant habituellement dans le monastère et à la masse mouvante et toujours indéterminée des survenant, les uns profès, de l'abbaye disséminés dans les prévôtés et les prieurés de sa dépendance ,les autres frères de passage, envoyés par d'autres maisons. Tant que l'ordonnance intérieure de ce local ne subit aucun changement i,l eut un aspect imposant et des harmonies grandioses mais il en fut différemment après l'introduction des clôtures additionnelles qui vinrent couper irrégulièrement ses deux nefs pour y établir la distinction des cellules si formellement proscrite dans l' origine par les chefs et par les fondateurs d'ordres. Ce fut dans le cours du XIVe siècle que cette innovation se vulgarisa en dépit des anathèmes fulminés en 1336 par Benoît XIV.En 1665, elle était passée en coutume non plus seulement tolérée, mais expressément commandée par les Constitutions de Saint Maur. Elle y est énoncée comme une protection pour le recueillement et la vie méditative des frères ,un rempart opposé à la curiosité des séculiers allant et venant dans les monastères, une garantie nécessaire contre le trouble inséparable de ce mouvement continu .A partir de ce changement plus de poésie architecturale dans le dortoir de l'abbaye les cloisons désorganisèrent en un seul coup toute la sage économie de son intérieur .Les cellules formèrent deux rangs disposés sur toute la longueur de la galerie pour économiser l'espace ,il fallut les coordonner sans égard pour les divisions des travées.La ligne longitudinale tracée à égale distance entre les deux rangs de cloisons par la succession des piliers et par les retombées des arcades n'eut plus ni opportunité ,ni motif et ne fut qu'une dissonance et une irrégularité. D'autres difficultés surgirent l'espace occupé par cent lits ne donna de place que pour vingt neuf cellules. Cet obstacle trop peu prévu ne fut il pas aussi l'une des causes qui déterminèrent l'émigration des officiers ou dignitaires de l'abbaye dans leurs diverses officines et dans ce qu on appela plus tard leurs hôtels.Du reste même après cette émigration beaucoup de simples religieux et la masse des survenants exclus par le défaut d'espace durent s' éparpiller partout, infraction flagrante aux statuts et à la régularité votive. L' aspect du dortoir fixé en 1672 par des documents dont nous parleronstout à l' heure,n' est plus digne de l'abbaye telle que l'avaient laissée au XIII et au XIV siècle ses illustres restaurateurs.Le délabrement et la vétusté s'y mêlaient à la disgrâce de l'agencement intérieur. Le dortoir comptait alors douze cellules du côté dirigé vers la basilique et dix sept dans celui qui se prolongeait vers le réfectoire . La forme et la dimension des cellules furent à Saint Denis comme dans tous les autres monastères déterminées dès l'origine. Les Déclarations de Saint Maur qui leur fixent en 1645 neuf pieds en carré pour le moins et onze au plus pour la longueur donnent lieu de croire que les cellules eurent ces dimensions ou même un peu plus d'étendue dès leur établissement primitif. D'après les mêmes Déclarations leurs fenêtres ne devaient pas excéder quatre pieds de haut et deux pieds deux pouces en largeur .

Au plaisir .
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SAINT ELOI



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MessageSujet: Re: Le dortoir    Dim 1 Déc - 21:08


Bonsoir aujourd'hui je vais vous parler de l'ameublement des cellules .

Ameublement des cellules

L'ameublement des cellules devait porter le sceau du renoncement monastique, les Constitutions n'y souffraient ni pommes de senteur, ni quoi que ce fût d'odoriférant ,rien de ciselé ou gravé, ni couteau ,ni étui, ni livre incrusté ou damasquiné d'or ou d'argent, ni peinture, ni objet d'art .Tout ce qu'elles renfermaient devait être pauvre et le nombre et la nature des objets mobiliers sont spécifiés dans les règlements ,c'étaient un siége de bois ou de paille, un oratoire ou prie Dieu, quelques images de peu de valeur et un chapelet ,une petite table ,un chandelier de fer ou de bois ,un lit dépourvu de rideaux et simplement garni d'une couverture ,d'une courte pointe et d'un couvre pied ou manteau de lit. Une courroie tendue pendant la nuit au chevet de chaque couchette servait de suspensoir à la ser gette de rechange et à trois gaines ou étuis, l'une pour serrer le couteau l'autre pour le peigne de bois, la troisième contenant l'aiguille et le fil. Le Livre vert nous apprend que le religieux chevecier était tenu de faire les frais de ces courroies ou simples cordes et qu'une somme était prélevée annuellement sur ses bénéfices pour cordes et chalix au dortoir. Les frères devaient soigneusement porter sur eux dans leurs marches et contre marches le couteau, le fil et l'aiguille .Les objets que nous venons de mentionner composaient toute la richesse du religieux bénédictin. Nous aurions dû y ajouter un petit bénitier d'étain ou de terre ,puis au dessous de la fenêtre une tablette ou planche légère sur laquelle, étaient rangés quelques pieux traités un bréviaire et un diurnal, si le frère était religieux de chœur un livre d' heures s' il était simplement convers un livres sans recherche et sans luxe.

Au plaisir .
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MessageSujet: Re: Le dortoir    Aujourd'hui à 18:01

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