Saint-Denis, cimetière des Rois

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 Sources écrites sur les inhumations et/ou emplacements des tombeaux [Hors Saint-Denis]

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Spes



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MessageSujet: Sources écrites sur les inhumations et/ou emplacements des tombeaux [Hors Saint-Denis]   Ven 29 Nov - 17:10

Bonjour tout le monde.

Je fais ici la liste des sources écrites. Les sources proviennent de plusieurs personnes pouvant être contemporaines ou non des inhumations de personnalités. Les sources serviront également à donner l'emplacement des tombeaux. La mention des décès ne sera pas prise en compte. Peu importe si ces sources mentent ou racontent des bobards. Elles serviront à mieux comprendre la mentalité ou l'intention des rédacteurs à telle ou telle période.

On peut trouver des sources sur plusieurs sites. Gallica fait partie de celles-ci. Mais comme ce sont le plus souvent des PDF téléchargeables ou impossibles à faire un copier-coller. Et je n'ai pas envie de me taper le clavier à copier manuellement. Je préfère les copier-coller surtout lorsqu'il s'agit de longs paragraphes. Il y a heureusement un vieux site qui a eu l'idée de présenter la collection des mémoires de F. Guizot (incomplète mais bon). Il est donc plus facile de retrouver des sources aussi diverses que possible. Il est sans doute probable que les traductions de Guizot aient vieilli ou peut-être mauvaises. On s'en fout. Il importe de présenter la liste des extraits de sources sur les inhumations ou les emplacements des tombeaux. De toute façon, avec les références sourcées, on peut toujours rechercher de meilleurs traductions ailleurs (que ce soit sur Internet, Gallica ou dans les bonnes bibliothèques du coin).

Ici, je donne la liste des sources que j'ai retrouvées chez F. Guizot. Elles concernent cependant les sites hors de Saint-Denis. Pour celle-ci, se reporter à un autre topic que je créerai plus tard. Je diviserai ici le topic en plusieurs posts organisés autour des dynasties. Deux avantages :

- Plus de clarté entre les dynasties.
- Je pourrais modifier mes posts plusieurs fois à l'avenir.

C'est parti.


LES MEROVINGIENS


CLOVIS Ier

Citation :
Toutes ces choses s’étant passées ainsi, Clovis mourut à Paris, où il fut enterré dans la basilique des saints apôtres, qu’il avait lui-même fait construire avec la reine Clotilde. Il mourut cinq ans après la bataille de Vouglé.
Grégoire de Tours, Histoire des Francs, II.



CLOTILDE

Citation :
La reine Clotilde, pleine de jours et riche en bonnes oeuvres, mourut à Tours, du temps de l’évêque Injuriosus ; elle fût transportée à Paris, suivie d’un chœur nombreux qui chantait des cantiques sacrés, et ensevelie par ses fils, les rois Childebert et Clotaire, dans le sanctuaire de la basilique de saint Pierre, à côté du roi Clovis. Elle avait construit cette basilique où est ensevelie aussi la bienheureuse Geneviève.
Grégoire de Tours, Histoire des Francs, IV.



CLOTILDE (fille de CLOVIS Ier)

Citation :
Childebert ayant appris cette nouvelle avec certitude, quitta l’Auvergne, et se dirigea vers l’Espagne, à cause de sa soeur Clotilde. La fidélité de celle-ci à la religion catholique l’exposait à beaucoup d’embûches de la part de son mari Amalaric ; car plusieurs fois, comme elle se rendait à la sainte église, il avait ordonné qu’on jetât sur elle de l’ordure et d’autres puanteurs ; et l’on dit que sa cruauté contre elle se porta à de telles extrémités, qu’elle envoya à son frère un mouchoir teint de son propre sang ; en sorte que, vivement irrité, il se rendit en Espagne. Amalaric, apprenant son arrivée, prépara des vaisseaux pour s’enfuir. Childebert arrivait déjà, lorsqu’au moment de monter sur son vaisseau, Amalaric se rappela une grande quantité de pierres précieuses qu’il avait laissées dans son trésor : il retourna à la ville pour les chercher ; mais ensuite l’armée di, regagner le port. Voyant qu’il ne pouvait s’échapper, il voulut se réfugier dans l’église des chrétiens ; mais, avant qu’il en eût pu atteindre le seuil sacré, un de ceux qui le poursuivaient poussa contre lui sa lance, et le frappa d’un coup mortel : il tomba sur le pieu même, et rendit l’esprit. Alors Childebert reprit sa sœur avec de grands trésors, et il comptait la ramener ; mais elle mourut en route je ne sais comment, et fut portée à Paris, où on l’ensevelit près de son père Clovis.
Grégoire de Tours, Histoire des Francs, III.



CHILDEBERT Ier

Citation :
Le roi Childebert tomba malade, et, après avoir longtemps demeuré au lit dans la ville de Paris, il mourut, et fut enterré dans l’église de Saint-Vincent qu’il avait lui-même bâtie.
Grégoire de Tours, Histoire des Francs, IV.



CLOTAIRE Ier

Citation :
Le roi Clotaire vint à Tours dans la cinquante et unième année de son règne, apportant beaucoup de présents au tombeau du bienheureux Martin ; et lorsqu’il fut arrivé au tombeau de cet évêque, il se mit à repasser dans son esprit toutes les négligences qu’il pouvait avoir commises, et à prier avec de grands gémissements le bienheureux confesseur d’implorer sur ses fautes la miséricorde de Dieu, et d’obtenir par son intercession qu’il fût lavé de ce qu’il avait fait de contraire à la sagesse ; ensuite, s’en étant allé, comme il était, durant la cinquante et unième année de son règne, dans la forêt de Cuise, occupé à la chasse, il fut saisi de la fièvre, et se rendit à Compiègne. La, cruellement tourmenté de la fièvre, il disait : Hélas ! qui pensez-vous que soit ce roi du ciel qui fait mourir ainsi de si puissants rois ? Et il rendit l’esprit clans cette tristesse. Ses quatre fils le portèrent à Soissons avec de grands honneurs, et l’ensevelirent dans la basilique du bienheureux Médard. Il mourut, l’année révolue, au jour même où Chramne avait été tué.
Grégoire de Tours, Histoire des Francs, IV.



SIGEBERT Ier

Citation :
Chilpéric, entre la mort et la vie, attendait, immobile et en suspens, ce qui allait arriver de lui, lorsque des messagers vinrent lui annoncer la mort de son frère ; alors il sortit de Tournai avec sa femme et ses fils, et fit ensevelir Sigebert dans le bourg de Lambres ; transporté ensuite à Soissons dans la basilique de Saint-Médard qu’il avait bâtie, Sigebert y fut enterré près de son père Clotaire. Il mourut la quatorzième année de son règne, âgé de quarante ans. Depuis la mort de Théodebert Ier jusqu’à celle de Sigebert, on compte vingt-neuf ans, et dix-huit entre la mort de Sigebert et celle de son neveu Théodebert. Sigebert mort, son fils Childebert régna à sa place.
Grégoire de Tours, Histoire des Francs, IV.


La suite, je l'actualiserai plus tard.
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SAINT ELOI

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MessageSujet: Re: Sources écrites sur les inhumations et/ou emplacements des tombeaux [Hors Saint-Denis]   Ven 29 Nov - 21:08

Cher ami soyez le bienvenu parmi nous et je vous félicite pour ce premier sujet car si nous avons des éléments concernant les lieux d’inhumation et l'aspect de certaine sépulture par contre nous ne connaissons pas toute les sources qui nous permettent de localiser les tombes . A part peut être Montfaucon mais ils ne connut pas les rois francs et se basa sur des textes plus anciens .

Au plaisir .
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Spes



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MessageSujet: Re: Sources écrites sur les inhumations et/ou emplacements des tombeaux [Hors Saint-Denis]   Dim 1 Déc - 15:02

Je vous remercie pour votre message. Même si nous connaissons les lieux d'inhumation, il est toujours bon de revenir aux sources. Ça permettrait de jeter un œil neuf sur les inhumations ou les funérailles. ^^

Ici, ce sera les Carolingiens. Bien entendu, comme pour les Mérovingiens, je ferai une mise à jour au gré de ma disponibilité.



LES CAROLINGIENS


CHARLEMAGNE

Citation :
Son corps lavé et paré solennellement, suivant l’usage, fut porté et inhumé dans l’église, au milieu des pleurs et du deuil de tout le peuple. On balança d’abord sur le choix du lieu où on déposerait les restes de ce prince qui, de son vivant, n’avait rien prescrit à cet égard ; mais enfin on pensa généralement qu’on ne pouvait l’enterrer plus honorablement que dans la basilique que lui-même avait construite dans la ville, et à ses propres frais, en l’honneur de la sainte et immortelle Vierge, mère de Dieu, comme un gage de son amour pour Notre-Seigneur Jésus-Christ. Ses obsèques eurent lieu le jour même qu’il mourut. Sur son tombeau, on éleva une arcade dorée, sur laquelle on mit son image et son épitaphe. Celle-ci porte : Sous cette pierre, gît le corps de Charles, grand et orthodoxe empereur, qui agrandit noblement le royaume des Francs, régna heureusement, quarante-sept ans, et mourut septuagénaire le 5 des calendes de février, la huit cent quatorzième année de l’incarnation du Seigneur, à la septième indiction.
Citation :
Le feu du ciel tomba sur la basilique, où dans la suite ce prince fut enterré, et la boule dorée qui décorait le faîte du toit, frappée de la foudre, fut brisée et jetée sur la maison de l’évêque contiguë a l’église. Dans cette même basilique, sur le bord de la corniche qui régnait autour de la partie inférieure de l’édifice entre les arcades du haut et celles du bas, était une inscription de couleur rougeâtre indiquant l’auteur de ce monument ; dans la dernière ligne se lisaient les mots Charles Prince ; quelques personnes remarquèrent que l’année où mourut ce monarque et peu de mois avant son décès, les lettres qui formaient le mot Prince étaient tellement effacées qu’à peine pouvait-on les distinguer. Quant à lui il ne témoigna nulle crainte de ces avertissements d’en haut, ou les méprisa comme s’ils ne regardaient en aucune manière sa destinée.
Eginhard, Vie de Charlemagne.



HILDEGARDE DE VINTZGAU

Citation :
L’empereur mourut le 20 juin, dans la soixante-quatrième année de sa vie. Il gouverna pendant trente-sept ans l’Aquitaine, et fut vingt-sept ans empereur. Son âme s’étant exhalée, Drogon, son frère, évêque de Metz, accompagné d’autres évêques, d’abbés, de comtes, de vassaux et d’une grande multitude de clercs et de laïcs, fit enlever avec grande pompe, et transporter les dépouilles mortelles de l’empereur à Metz, où elles furent placées dans la basilique de Saint-Arnoul, qui renfermait aussi celles de sa mère.
L'Anonyme, dit l'Astronome, Vie de Louis le Débonnaire.



LOUIS Ier LE PIEUX

Citation :
L’empereur mourut le 20 juin, dans la soixante-quatrième année de sa vie. Il gouverna pendant trente-sept ans l’Aquitaine, et fut vingt-sept ans empereur. Son âme s’étant exhalée, Drogon, son frère, évêque de Metz, accompagné d’autres évêques, d’abbés, de comtes, de vassaux et d’une grande multitude de clercs et de laïcs, fit enlever avec grande pompe, et transporter les dépouilles mortelles de l’empereur à Metz, où elles furent placées dans la basilique de Saint-Arnoul, qui renfermait aussi celles de sa mère.
L'Anonyme, dit l'Astronome, Vie de Louis le Débonnaire.

Citation :
Vers le même temps, Louis, sorti de Bavière, selon la coutume, envahit l’Allemagne avec une armée de Thuringiens et de Saxons. Son père revenant d’Aquitaine, laissa Charles et sa mère à Poitiers, célébra la sainte Pâques à Aix, et se rendit directement en Thuringe. Il en chassa son fils Louis, et se dirigeant par le pays des Esclavons, le força de s’enfuir en Bavière. Cela fait, il convoqua une assemblée dans la ville de Worms pour le commencement de juillet. Il y fit venir d’Italie son fils Lothaire, pour délibérer avec lui et ses autres fidèles, sur la conduite de Louis. Les choses ainsi préparées, Lothaire étant encore en Italie, Louis au-delà du Rhin et Charles en Aquitaine, l’empereur Louis leur père mourut dans une certaine île près de Mayence, le 20 de juin. Son frère Drogon, évêque et son grand chapelain, de concert avec les évêques, les abbés et les comtes, l’ensevelit avec les honneurs convenables dans sa ville de Metz auprès de saint Arnoul. Il vécut soixante-quatre ans ; il gouverna l’Aquitaine pendant trente-sept ans, et porta le nom d’empereur pendant vingt-sept ans et six mois.
Nithard, Histoire des dissensions des fils de Louis le Débonnaire.


La suite à plus tard.
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SAINT ELOI

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MessageSujet: Re: Sources écrites sur les inhumations et/ou emplacements des tombeaux [Hors Saint-Denis]   Dim 1 Déc - 20:58

Cher ami je découvre avec intérêt ces texte qui relate la mort de certain souverains .

Au plaisir .
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MessageSujet: Re: Sources écrites sur les inhumations et/ou emplacements des tombeaux [Hors Saint-Denis]   Mar 3 Déc - 14:07

Ici, ce seront les Capétiens.


LES CAPETIENS


PHILIPPE Ier


Citation :
De la mort du roi Philippe.

Plus ce jeune prince s'élevait ainsi de jour en jour, plus son père le roi Philippe se rabaissait aussi de jour en jour. Depuis qu'au détriment des droits, de sa femme légitime il s'était uni à la comtesse d'Angers, il ne faisait plus rien qui fût digne de la majesté royale; entraîné par sa passion désordonnée pour cette femme qu'il avait enlevée, il ne connaissait d'autre soin que de se livrer à la volupté, ne pourvoyait à aucun des besoins de l'État, et, s'abandonnant aux plaisirs plus qu'il ne fallait, ne ménageait pas même la santé de son corps svelte et élevé. Ce qui seul soutenait les choses, c'est que l'amour et la crainte qu'inspirait le fils appelé à lui succéder, conservaient à l'État toute sa vigueur. Philippe donc n'étant qu'à peine sexagénaire, et dépouillant les marques de sa royauté, termina son dernier jour en présence du seigneur Louis, au château de Melun sur la rivière de Seine. A ses nobles funérailles assistèrent les vénérables hommes, l'évêque de Paris Galon, ceux de Senlis et d'Orléans, Adam, d'heureuse mémoire, abbé du monastère du bienheureux Denis, et beaucoup de pieux personnages. Ils portèrent le noble corps, qui avait été revêtu de la majesté royale, dans l'église de la bienheureuse Marie, et passèrent la nuit à réciter les prières des morts avec la plus grande pompe. Le lendemain matin son fils le fit placer dans une litière couverte, comme il convenait, de riches étoffes et d’ornements funèbres de tout genre, et voulut que les plus considérables d'entre ses serviteurs la portassent sur leurs épaules. Lui-même, avec une affection vraiment filiale, et comme il le devait, tantôt à pied, tantôt à cheval, et suivi de tous les barons qu'il avait autour de lui, accompagna constamment la litière en pleurant. Il montra ainsi encore cette noble générosité d’âme avec laquelle, pendant tout le temps de la vie de son père, il avait soigneusement évité soit de l'offenser en la moindre chose, malgré la répudiation de sa mère et l'union illégitime de Philippe avec la comtesse d'Angers, soit de lui causer le plus léger chagrin en cherchant à lui enlever quelque portion de son autorité sur le royaume, comme le font d'ordinaire tant de jeunes princes. Un nombreux cortège conduisit donc les restes du feu roi, comme il l'avait ordonné, au fameux monastère de Saint-Benoît, bâti sur les bords du fleuve de la Loire. On disait, en effet, pour l'avoir entendu de sa bouche, que n'ayant fait aucun bien à l'église de Saint-Denis, et craignant que ses restes ne fussent peu considérés au milieu de ceux d'une foule de nobles monarques, il désirait n'être pas mis dans la sépulture des rois ses ancêtres, fixée par un droit presque naturel dans l'église du bienheureux Denis. On plaça donc, de la façon la plus honorable, son corps en face de l'autel, dans le monastère qu'il avait désigné; on le recouvrit de pierres funéraires, et on chanta des hymnes et des prières pour recommander son âme à Dieu.
Suger, Vie de Louis le Gros, XII.



LOUIS VII

Citation :
La même année, le jeudi 18 septembre, mourut Louis, roi des Français, dans la ville nommée aujourd'hui Paris, la capitale du royaume de France. Dieu sans doute l'avait ainsi ordonné, pour que le souverain et le chef de tout le royaume des Français pérît aussi dans la ville capitale de ce royaume, et pour qu'il passât heureusement de sa demeure royale dans celle du Seigneur, voulant montrer évidemment à tous les yeux que le saint roi passait glorieusement d'un palais dans un palais, d'un royaume dans un royaume, du palais de la terre dans l'immensité du paradis, d'un royaume passager dans le royaume sans fin, que les yeux de l'homme n'ont point vu, que ses oreilles n'ont point entendu, que son esprit ne peut comprendre, et que Dieu a préparé, de toute éternité, à ceux qui l'aiment véritablement. Son corps fut enseveli honorablement dans l'église de Sainte-Marie de Barbeaux qu'il avait fondée lui-même. C'est là qu'en l'honneur de notre Seigneur Jésus-Christ et de la bienheureuse mère de Dieu, Marie, toujours vierge, de saints religieux célèbrent jour et nuit les offices divins pour l'âme du défunt roi, pour celles de tous ses prédécesseurs, et pour le salut du royaume de France. C'est aussi dans cette église et sur le lieu même de la sépulture du roi, que l'illustre reine des Français, Adèle, son épouse, et mère de Philippe Auguste, roi des Français, fit construire un tombeau, où l'art le plus exquis avait fait un heureux mélange de brillants d'or et d'argent, d'airain et de pierres précieuses. Jamais chef-d'œuvre si étonnant n'avait paru dans aucun royaume, depuis le règne de Salomon. Mais nous avons assez parlé sur ce sujet. Il faut passer maintenant au traitement que Philippe fit subir aux Juifs perfides, pour obéir à la voix du Seigneur.
Citation :
Peu de temps après les évêques, abbés et autres religieux de toute la Bourgogne envoyèrent des députés au roi très chrétien des Français, Philippe Auguste, pour lui faire part de tous leurs griefs contre ledit Hugues, duc de Bourgogne, et pour en demander justice au roi. En effet, autrefois les pieux rois de France, enflammés du zèle de la foi chrétienne, comme Charles et ses successeurs, après avoir repoussé les Sarrasins, ennemis éternels de notre divine religion, et acheté la paix par tant de sueurs et de fatigues, fondèrent de leurs propres mains un grand nombre d'églises et de monastères en l'honneur de notre Seigneur Jésus-Christ, de la bienheureuse vierge Marie, mère de Dieu et de tous les saints. Ils assignèrent de plus à ces églises, sur leurs propres revenus, une dot suffisante pour satisfaire à tous les besoins des clercs qui s'y consacraient perpétuellement au service de Dieu. Quelques-uns d'entre eux choisirent même, pendant leur vie, ces églises qu'ils avaient fondées, pour les recevoir après leur mort, et leur accordèrent toute sorte de privilèges. Clovis, par exemple, le premier roi de France qui reconnut la religion chrétienne, fut enseveli avec la vénérable reine Clotilde son épouse, dans l'église de Saint-Pierre à Paris, dont il était le fondateur, et qui bientôt changea, de nom pour prendre celui de Sainte-Geneviève. Childebert fut aussi enseveli dans l'église qui avait été fondée antérieurement en l'honneur de saint Vincent martyr, et qui depuis a pris le nom de Saint-Germain-des-Prés. Clotaire Ier, qu'il ne faut pas confondre avec le père de Dagobert, repose dans l'église de Saint Médard à Soissons; Dagobert, dans celle du bienheureux Saint-Denis, dont il est le fondateur, et son tombeau fut placé à droite du maître-autel. Enfin, Louis, de pieuse mémoire, père de notre roi Philippe Auguste, fut enseveli dans l'église de Sainte Marie des Barbeaux, qu'il avait aussi fondée.
Rigord, Vie de Philippe Auguste.


Citation :
La même année, le jeudi 14 des calendes d'octobre, mourut, dans la ville royale, le très pieux roi Louis, père dudit Philippe le Magnanime ; son corps fut transporté à un couvent de l'ordre de Cîteaux, appelé Barbul, qu'il avait lui-même fondé, et, après avoir été couvert d'aromates, y fut enseveli avec honneur.
Guillaume de Breton, Vie de Philippe Auguste.



ADÈLE DE CHAMPAGNE (épouse de LOUIS VII)

Citation :
L'an du Seigneur 1206, la veille des calendes de mars, il y eut une éclipse partielle de lune à la sixième heure du jour, dans le seizième degré des Poissons. Le mois de juin suivant, la veille des nones, mourut à Paris la reine Adèle, mère du roi des Français. Depuis elle fut ensevelie à Pontigny, en Bourgogne, auprès de son père Thibaut, comte de Troyes et de Blois, dans l'abbaye même dont on m'a dit qu'il était fondateur.
Rigord, Vie de Philippe Auguste.

Citation :
L'an du Seigneur 1206, la veille des calendes de mars, à la cinquième heure du jour, au sixième degré des Poissons, il y eut une éclipse partielle de soleil.

La même année, la veille des nones de juin, mourut la reine Adèle, mère du roi Philippe. Elle fut ensevelie auprès de son père Thibaud le Grand, comte palatin de Trêves, dans le monastère de Pontigny, de l'ordre de Cîteaux.
Guillaume de Breton, Vie de Philippe Auguste.



ISABELLE DE HAINAUT (épouse de PHILIPPE II AUGUSTE)

Citation :
La même année 1189, la dixième du règne de Philippe, le jour des ides de mars (15 mars), mourut la reine Elisabeth, épouse de Philippe, roi des Français elle fut ensevelie à Paris dans l'église de Notre-Dame, la bienheureuse vierge Marie. Le vénérable évêque de Paris, Maurice, fit élever en mémoire de cette princesse un autel dans la même église, et le roi très chrétien, toujours auguste, voulut, par des motifs pieux, que deux prêtres y fussent institués à perpétuité pour le repos de l’âme de son épouse et de tous ses prédécesseurs; il assigna à chacun de ces prêtres un fonds perpétuel de quinze livres parisis par an pour leur subsistance.
Rigord, Vie de Philippe Auguste.
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MessageSujet: Re: Sources écrites sur les inhumations et/ou emplacements des tombeaux [Hors Saint-Denis]   Mar 3 Déc - 19:34

Cher ami, merci pour c'est texte qui nous en apprennent un peu plus sur les derniers jour de certains capétiens j’attends de lire la suite , mais quand on lit la description du tombeau de Louis VII le jeune je me pose quand même quelques question car le sujet de son tombeau a déjà été évoqué et la description que nous en a laissé Gaignière et bien différente .voici le lien :"http://saintdenis-tombeaux.forumculture.net/t127-le-tombeau-de-louis-vii-a-l-abbaye-de-barbeau

Au plaisir .
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MessageSujet: Re: Sources écrites sur les inhumations et/ou emplacements des tombeaux [Hors Saint-Denis]   

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