Saint-Denis, cimetière des Rois

Forum consacré aux tombeaux royaux de la basilique de Saint-Denis
 
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 Le tombeau des corps saint

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SAINT ELOI

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MessageSujet: Le tombeau des corps saint    Dim 29 Mar - 20:01

Bien que ne faisant pas partie du trésor de saint Denis je vais vous parler du tombeau des corps saint qui fit l'orgueil de la basilique jusque en 1627 date de sa destruction .pourtant certaine pierre qui l'ornait furent déposée au trésor .Mais aujourd'hui je commencerais par le préface car pour parler de cette merveille il me faudra plusieurs post bonne lecture et ouvrez votre imagination pour vous faire une idée de ce qu'était ce tombeau .

préface

Trois" tombeaux"abritèrent successivement les reliques des saint Denis,Rustique et Eleucthère.Dagobert passait pour avoir décoré d'or et de gemmes les mémoria des saints.Au IXéme siècle ,Hilduin dit avoir élevé devant les saints martyrs une crypte ou il déposa des reliques .Cette affirmation paraît correspondre,à la description du tombeau dans le récit narrant l'extraction des reliques des corps saints en 1053 lors de la contestation à propos du chef de saint Denis par les moines de saint Emmeran de Ratisbonne.Les corps des saints patrons de l'abbaye enfermés dans des coffres d'argent munis de serrures , étaient placés derrière l'autel, dans une crypte basse .Cette crypte ou l'on ne pouvait que s'introduire qu'à genoux , était précédée d'une criptula ou étaient conservée nous dit-on, les reliques du saint-clou et de la sainte épine.Longtemps vénérés dans la confession , à l'étage inférieur de la basilique , les corps saints furent transportés dans un nouveau tombeau , par Suger , le 11 juin 1144.Ce monuments,élevé dans le chevet de l'église haute était situé à la hauteur du second pilier du chevet surélevé .Il subsista tout au long du moyen-âge , entouré du respect des fidèles.Il souffrit beaucoup lors du pillage de saint-Denis par les protestant en 1567.Les éléments les plus précieux furent cependant sauvé .Peu de temps après en 1626-1627, le tombeau fut démoli pour être remplacé par un monuments du sculpteur Thomas Boudin, les guichets et la croix d'or furent alors fondu en même temps que quelques lames d'or de la croix de Suger pour subvenir aux dépense entrainées par le nouvelle autel.

voila donc pour le préface prochainement nous feront la description de cette œuvre disparue .source (Blaise de Montesquiou -Fezensac , inventaire du trésor de saint Denis tome III .

Au plaisir .
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MessageSujet: Re: Le tombeau des corps saint    Ven 3 Avr - 14:56

Bonjour , aujourd'hui grâce aux écrits de Suger ainsi que aux inventaire de 1505-1534,et 1634 nous connaissons plus ou moins l'aspect du tombeau des corps saint .mais ici je vais vous parler de sa localisation et de son rôle dans l'histoire de saint Denis.
Le tombeau élevé par Suger, comprenait l'autel, le tombeau , le tabernacle et les "formes de cercueils".Il était situé derrière l'autel de porphyre gris auquel il adhérait , entouré de marbre noir et de grille de bronze.Il abritait dans un espace voûté les trois châsses d'argent, aux couvercles en dos-d'âne suspendues à des chaînes.Les titres donnés aux saints par les inscriptions que portaient ces châsses ne permettent pas de faire remonter plus haut que la fin du VIII éme siècle .Les châsses étaient extraites du tombeau dans des circonstances précises;en dehors de son rôle de patron de l'abbaye , saint Denis jouait , occasionnellement celui de régent spirituel de la France .Lorsque le roi partait en expédition ou quittait le territoire comme lors des croisades ,il venait tirer solennellement du tombeau les trois châsses d'argent et les plaçait au -dessus de l'autel dans les "formes de cercueil"elles restaient derrière les guichets jusque au retour du roi qui seul , pouvait les remettre dans le tombeau.

prochainement nous verrons la description du monument .

Au plaisir
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MessageSujet: Re: Le tombeau des corps saint    Mer 8 Avr - 20:00

Bonsoir aujourd'hui voici la description du tombeau des corps saint que fit réaliser Suger et qui subsista jusque en 1626-1627.

Description

Au dessus du tombeau s'élevait un tabernacle de charpenterie ,revêtu de matière précieuses, affectant la forme d'une église à trois nefs.Il abritait trois"trois formes de cercueils" qui seraient les restes du réceptacles primitif des trois châsses dans la confession.Ces trois coffres vides , sorte de cercueils placé côte à côte ,(celui du milieu étant plus haut que les autres)formaient un seul ensemble, recouvert d'une carapace d’orfèvrerie, composée d'éléments d'époque diverses.Les pignons étaient surmontés d'une croix gemmée, celle du centre était d'or et les deux autres de vermeil.Sur les faces antérieures , les plus richement ornées s'ouvraient trois guichets qui permettaient à l'origine de voir les châsses.Sur la face du "cercueil" de saint Denis la base était soulignée d'émaux surmontés de pierreries et de camées(dont le camé d' auguste) , au-dessus , une table d'or , portant une croix d’orfèvrerie cloisonnée,s'insérait au milieu d'une inscription.Le guichet remployé par Suger était un don de Berteroda la veuve de pépin ou la fille de Charlemagne.Il était orné au centre d'une grande intaille d' améthyste et d'une croix d'or , sur un champ ajouré .Quatre figures de saint, au repoussé entouraient le guichet , un autre remploi d’orfèvrerie cloisonnée occupait la partie haute du pignon des reliques qui étaient protégées par un gros cabochon de cristal et d'émaux cloisonné représentant dieu et les anges le tout complétant le décor.Les deux cercueils des compagnons de saint Denis , moins précieux étaient composé de façon similaire .Au revers, sous trois arcatures se dressaient un évêque et deux anges , sur chacun des autres cercueils,une figure représentait saint Rustique ou saint Eleucthère.Les flancs étaient ornés de scènes au repoussé , illustrant la vie de saint Denis et montrant le christ et les apôtres .Le tabernacle disparaissait lui aussi , sous des fragments d'orfèvreries d'origine diverses, remploi du premier tombeau et ex-voto comme la fleur de lys d'or léguée par testament par Philippe IV le bel ou "cet enfant d'argent " disparu avant 1534.Le grand cristal carolingien gravé d'une crucifixion en provient .Au pilier du tabernacle étaient attaché deux objet célèbre dans la légende sandionysienne , le bâton de saint Denis et l'oriflamme.Tout le précieux revêtement du tabernacle et des "formes de cercueil" fut détruit en 1627 .Certains émaux et cristaux furent remployé sur la châsse de saint Denis de Corinthe .Il n'en subsiste aujourd'hui que le beau camé d'auguste du cabinet des médailles , l'intaille d' Apollon Cythoréde et le cristal carolingien du british muséum .

Voila donc pour la description de se chef d’œuvre du moyen âge aujourd’hui disparu.Maintenant il n'existe aucune représentation de cette merveille qui pourtant eu son importance dans la symbolique monarchique du moyen âge .

Au plaisir
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MessageSujet: Re: Le tombeau des corps saint    Ven 10 Avr - 14:23

Bonjour , voici ce que écrit dom Félibien concernant la destruction du tombeau des corps saint .En même temps ils nous en laisse une description simplifiée .Les événements relaté se déroulèrent en 1626 maintenant écoutons dom félibien .

Ce fut vers ce temps là que l'on prit à Saint Denis le dessein de démolir l'ancien autel des saints Martyrs et le mausolée qui renfermait leurs saintes reliques.L'un et l'autre étaient ruiné par le temps et avaient été dégarnis de leurs plus beaux ornements, dans les premiers troubles des Huguenots en 1567. Cet ancien autel fait de porphyre ou d'un marbre grisâtre selon la description que nous en a laissée Doublet était placé dans la partie supérieure de l' église qu' on nomme le chevet. Il y avait aux coté du même autel, deux grandes armoires dans lesquelles étaient gardé le saint clou, le chef de saint Denis un bras de saint Simeon et plusieurs autres saintes reliques, qui ont été portées depuis au trésor. Derrière l'autel immédiatement se voyait le mausolée des saints Martyrs élevé de cinq pieds et demi sur huit de long et sept de large. II était composé d'un soubassement de marbre noir d'un pied de hauteur et sur ce soubassement étaient huit massifs carré de marbre qui portaient une manière de table de marbre noir sur laquelle était le tombeau fait en forme de voûte revêtue par dedans de cuivre doré. C' était là où reposaient les corps des trois saints Martyrs enfermé dans trois cercueils d'argent comme on les voit aujourd’hui ,le haut de ce tombeau était enrichi de ces sortes d'ouvrages gothiques faits à la manière des anciennes châsses représentants la forme des plus belles églises gothiques et sur le derrière du tombeau on y lisait ce vers:" Fécit utrumque latus , frontem teclumque Sugerus..Inscription qui fait connaitre que cet ouvrage était un monument de la piété de l'abbé Suger. La résolution prise de faire un autre autel on en dressa d abord des modèles avant que d' arrêter le dessin de celui que l'on voit aujourd’hui dans le fond du chevet. Le Prince de Joinville frère ainé de l'abbé Henry de Lorraine fut prié de mettre la première pierre du nouvel autel. Il vint à cet effet à Saint Denis le seizième d'Avril 1627. L' autel fut consacré le huitième d Avril de l'année suivante par Simon le Gras évêque de Soissons. Dans l'épaisseur du mur par derrière à la hauteur d'environ six pieds on a pratiqué une espèce d armoire où sont enfermées les trois chasses des saints Martyrs. Mais quoique l'autel soit presque tout de marbre et bien exécuté, il faut avouer que la vue d'un mausolée distingué de l'autel comme il était auparavant avait quelque chose de bien plus vénérable.

voila donc ce que nous raconte félibien au sujet de la fin du tombeau des corps saints.

Au plaisir.

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MessageSujet: Re: Le tombeau des corps saint    Dim 19 Avr - 20:04

Bonsoir , dans son livre: DICTIONNAIRE RAISONNÉ DE L'ARCHITECTURE FRANÇAISE DU XIe AU XVIe SIÈCLE,Eugène VIOLLET-LE-DUC essaya de restituer via un dessin l'aspect du tombeaux des corps saints , tout en sachant que ce monument avait disparu depuis trois cents an et qu'il n'en n'existait aucune représentation .Pour ce faire il utilisa les écrits de doublet .Voici le tombeau des corps saint tel que Violet le duc ce l’imaginait.




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MessageSujet: Re: Le tombeau des corps saint    Lun 27 Avr - 12:20

Bonjour Dom doublet eu la chance de voir le tombeau des corps saint voici ce qu'il écrivit dans sont livre sur son histoire de saint Denis et que violet le duc retranscrivit dans son DICTIONNAIRE RAISONNÉ DE L'ARCHITECTURE FRANÇAISE DU XIe AU XVIe SIÈCLE TOME 2


Dans les églises monastiques, il y avait presque toujours l'autel matutinal, qui était celui où se disait l'office ordinaire, placé à l'entrée du sanctuaire au bout du choeur des religieux, et l'autel des reliques, posé au fond du sanctuaire, et derrière ou sous lequel étaient conservées les châsses des saints. C'était ainsi qu'étaient établis les autels principaux de l'église de Saint-Denis en France, dès le temps de Suger. Au fond du rond-point, l'illustre abbé avait fait élever le reliquaire contenant les châsses des saints martyrs, en avant duquel était placé un autel. Voici la description que donne D. Doublet de ce monument remarquable... «En ceste partie est le très-sainct autel des glorieux saincts martyrs (ou bien l'autel des corps saincts, à raison que leurs corps reposent soubs iceluy), lequel est de porphyre gris beau en perfection: et la partie d'au-dessus, ou surface du même autel, couverte d'or fin, aussi enrichi de plusieurs belles agathes, et pierres précieuses. Là se voit une excellente table couverte d'or (un retable), ornée et embellie de pierreries, qu'a fait faire jadis le roi Pepin, laquelle est quarrée, et sur les quatre costez sont des lettres en émail sur or, les unes après les autres, en ces termes: Bertrada Deum venerans Christoque sacrata. Et puis: Pro Pippino rege fælicissimo quondam... Au derrière de cet autel est le sacré cercueil des corps des saints martyrs, qui contient depuis l'aire et pavé cinq pieds et demy de hault, et huict pieds de long sur sept pieds de large, fait d'une assise de marbre noir tout autour du bas d'un pied de hault, et sur la dicte assise huit pilliers quarrez aussi de marbre noir de deux pieds et demy de hault, et sur iceux huit pilliers une autre assise de marbre noir, à plusieurs moulures anciennes, et entre les dicts huit pilliers, huit panneaux de treillis de fonte, enchassez en bois, de plusieurs belles façons de deux pieds et demy de long, le pillier du milieu de derrière, et pareillement le pillier de l'un des coings du dit derrière, couverts chacun d'une bande de cuivre doré, aussi iceux treillis et bois couverts de cuivre doré à feuillages, avec plusieurs émaux ronds sur cuivre doré, et plusieurs clous dorés sur iceux; et sur le marbre de la couverture, dedans ledit cercueil, une voulte de pierre revestue au dedans de cuivre doré, qui prend jusque soubs l'autel, qui est le lieu où reposent les sacrez corps des apôtres de France saint Denys l'Aéropagite, saint Rustic, et saint Eleuthère, en des châsses d'argent de très-ancienne façon, pendantes à des chainettes aussi et boucles d'argent, pour lesquelles ouvrir il y a trois clefs d'argent... Au-dessus dudit cercueil il y a un grand tabernacle de charpenterie de ladite longueur et largeur en façon d'église, à haute nef et basses voûtes, garny de huict posteaux, à savoir à chacun des deux pignons quatre, les deux des coings ronds de deux pieds et demy de hault, et les deux autres dedans oeuvre de six pieds et demy de hault, aussi garny de bases et chapiteaux: et entre iceux trois beez et regards de fenestres à demy ronds portans leur plein centre, et celle du milieu plus haulte que les autres: le dessus des «pilliers de dedans oeuvre en manière d'une nef d'église de ladite longueur, et de deux pieds et demy de large, portant de costé et d'autre dix colombettes à jour, et deux aux deux bouts à base et chapiteau d'ancienne façon: au-dessus de ladite nef et colombettes de chacun costé est un appentil en manière de basses chapelles, voûtes et allées, les costez et ceintres à demy ronds portans quatre culs de lampe; à chacun des deux pignons de ladite nef cinq petites fenestres, trois par haut à deux petits pilliers quarrez par voye, et au-dessous deux, au milieu un pillier rond; le dedans de la nef remply par bas d'une forme de cercueil, et les deux costez aussi remplis par bas d'une même forme de cercueil de bois de la longueur dudit tabernacle, celle du milieu plus haut eslevée que les autres. Le devant du cercueil du milieu joignant ledit autel est garny en la bordure d'en bas de plusieurs beaux esmaux sur cuivre doré, en façon d'applique de diverses façons, et au-dessus desdits esmaux plusieurs belles agathes, les unes en façon de camahieux à faces d'hommes (camées) et les autres en fond de cuve (chatons)... Tout le devant de cet autel est couvert d'or, et enrichy de belles perles rondes d'Orient, d'aigues marines en fond de cuve, de topazes, grenats, saphirs, amatistes, cornalines, presmes d'esmeraudes, esmaux d'applique et cassidoines, avec trois belles croix posées sur la pointe de chacun pignon du cercueil, dont celle du milieu est d'or, et les autres d'argent doré, enrichies de beaux saphirs, de belles amatistes, de grenats et presmes d'esmeraudes. Au derrière du cercueil préallégué ce vers-cy est escrit en lettres d'or sur laiton, ainsi que s'ensuit:

«Facit utrumque latus, frontem, lectumque Suggerus 27. »

Cet autel et son reliquaire, placés au fond du rond-point de l'église abbatiale, n'étaient pas entourés d'une clôture particulière, car le sanctuaire était lui-même fermé et élevé au-dessus du sol de la nef et du transept, de trois mètres environ; il n'était accompagné que de deux armoires à droite et à gauche, contenant le trésor de l'église


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MessageSujet: Re: Le tombeau des corps saint    Ven 17 Mar - 21:30

Bonsoir voici une autre description de la réalisation du tombeau des corps saint sous l'abbatiat de Suger . ce texte et tiré de l'histoire de France volume six écrit en 1845 à Paris par M DE GENOUDE et édité par la LIBRAIRIE DE PERROD1L ÉDITEUR PLACE du palais royal .

La description se passe en 1144 le 11 juin lors de la dédicace de la nouvelle basilique par Suger pour l’occasion le roi Louis VII le jeune vint avec sa cour et les évêques de tout le royaumes .

On déposa en grand appareil les précieuses dépouilles qu'on avait tirées du caveau dans la chapelle ,que Suger avait fait construire pour cet objet. Rien n' égalait les magnificences de cette chapelle. Le ,l'or, le porphyre, y attiraient les yeux de tous côtés. Le tombeau destiné à renfermer les reliques était de marbre noir, il était enrichi à l'intérieur de tables d'or et recouvert en dehors de tables de bronze artistement travaillées et dorées en or fin. Un tabernacle en bois merveilleusement travaillé et qui dans des proportions réduites offrait l'image d'une église à hautes et basses voûtes portée sur trente piliers, avec leurs bases et leurs chapiteaux, le tout incrusté d'or et de riches couleurs recouvrait le tombeau. Devant le tombeau s'élevait un autel de porphyre gris dans l',une des faces duquel était enchâssée une table d or du poids de quarante deux marcs que Suger avait fait enrichir d' hyacinthes, de rubis, de saphirs, d'émeraudes,de topazes, de perles fines et de toutes sortes de pierres précieuses en si grande quantité lit on a dans un écrit du temps qu' à peine pouvait on les dénombrer. Aussi Suger rapporte t il que le roi Louis le Jeune,la reine Aliénor,Thibaut comte de Champagne, les évêques et les prélats avaient donné à l'envi les anneaux surmontés de pierres précieuses qu'ils portaient à leurs doigts pour l'aider à décorer le tombeau des saints martyrs.

Au plaisir



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