Saint-Denis, cimetière des Rois

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 Le trésor de Saint-Denis aurait-il été sauvé et caché ?

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Linceul royal
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MessageSujet: Le trésor de Saint-Denis aurait-il été sauvé et caché ?    Mer 4 Mai - 21:35

What a Face
Le trésor de Saint-Denis aurait-il été sauvé et caché ?


Avis aux Indiana Jones de France et de Navarre, le plus beau des trésors les attend !

Une bien étrange hypothèse, en vérité...

Mais elle a ses défenseurs depuis une soixantaine d'années. Encore aujourd'hui, des chasseurs de trésors écrivent sur la question.
Mais rien de commun avec les commentaires de la presse qui allaient bon train entre 1954 et 1961. Mis à part pour quelques spécialistes, la survivance du trésor de Saint-Denis semble aujourd'hui bien oubliée.
La grande exposition organisée au Louvre sur le trésor en 1992 n'a même pas ressuscité ces rumeurs.

Voici un article de la revue Historia de 1973 (n° 324, novembre 1973) qui faisait le point sur cette question.
S'en suivra mon commentaire sur ce qu'il faut en penser.


Où est le trésor de Saint-Denis ?
par Daniel Réju

"Une propriété un peu secrète, entourée de grands arbres où s'attardent les corbeaux et ceinte d'un haut mur, servit de cadre, il y a maintenant presque quinze ans, à la plus fantastique quête au trésor que l'on puisse imaginer. Pourtant, le trésor n'a pas été retrouvé, et on a abandonné les recherches.
Cette affaire a fait la «une» des journaux; ceux-ci, du jour au lendemain, n'en parlèrent plus: les histoires de trésors sont ainsi ; on les oublie aussi vite qu'on les a découvertes.
Pourtant, celle-ci ne méritait pas un tel sort: elle présente une énigme grandiose qui mériterait et justifierait tous les acharnements. Un vieil officier a passé plus de vingt ans de sa vie à tenter de retrouver ce trésor ; il s'est usé à cette tâche et, en mourant, il demandait encore que l'on «creuse un dernier trou».
Souvenir moins noble à évoquer, le trésor lui-même a un crime comme appât: un jeune homme, amoureux de la femme de son ami, avait fixé rendez-vous à ce dernier, de nuit, près de l'entrée d'un souterrain perdu dans les bois, pour chercher le trésor, et il le tua d'un coup de poignard avant de prendre la fuite. En dépit de ce sinistre épisode, qui peut, de nos jours, dire en quoi consistait ce trésor de La Dimeresse, près de Messy, dont, en 1954, tous nos grands quotidiens suivaient fiévreusement les recherches?
Le 13 novembre 1793, la populace en furie envahit l'abbaye royale de Saint Denis et pille son trésor inestimable, grossi par celui de la Sainte-Chapelle, que Louis XVI y avait fait transporter par mesure de sécurité.
Blaize de Montesquiou rapporte que le butin fut chargé sur onze charrettes et dirigé sur la Monnaie où les pièces du trésor devaient être fondues.

Pourquoi ne l'aurait-on pas caché ?
Le trésor de l'abbaye était certainement le plus considérable de tout l'Occident: sa nomenclature complète couvrait 534 pages manuscrites. Dans son «Histoire de l'abbaye royale de Saint-Denys en France», Dom Michel Félibien, bénédictin de la congrégation de Saint-Maur, s'est borné à donner la description de quelques-unes seulement des pièces conservées à Saint-Denis: «(...) croix d'or couvertes de rubis, de saphirs et d'émeraudes, entourées de perles orientales, épée et éperons de Charlemagne, buste de vermeil doré représentant Saint Benoît, châsse contenant les ossements de Saint Louis et la couronne de Saint Louis : elle est d'or et enrichie de plusieurs pierres précieuses, entre lesquelles est un rubis de grand prix. Dans ce rubis est enchâssée une épine de la couronne de notre Seigneur». Quelques-unes seulement, répétons-le, parmi les pièces inestimables qui composaient le trésor.
Or, aucun procès-verbal n'a été dressé à la Monnaie à l'arrivée du trésor de Saint-Denis, comme il était de règle avant la fonte. A part les sept pièces que l'on peut voir au Louvre, le trésor de l’abbaye royale a mystérieusement disparu.

Le commandant Le Clerc, peu avant sa mort (photo publiée dans Historia n° 324, nov. 1973)
En 1939, le commandant Le Clerc devenait propriétaire d'un domaine situé à la limite de Messy, en Seine et Marne, la Dimeresse .
Dans un grenier, il découvre un vieil acte de vente par adjudication à un citoyen Delacour, daté du 4 Octobre 1792, qui pique sa curiosité; on pouvait y lire: «Une maison, grange et terre, sise à Messy, dépendant ci-devant de l'abbaye de Saint-Denis en France ».
Le commandant Le Clerc, ancien officier de l'état-major de Lyautey, est aussi un passionné de radiesthésie. Il entreprend des recherches dans le sous-sol de sa nouvelle propriété et détecte tout un réseau de souterrains dont il s'emploie à dresser une carte. Il peut également se procurer le livre de Dom Félibien qui lui apprend que cette «maison» de Messy servait aux bénédictins pour prélever la dîme en or. Par ailleurs, le commandant s'aperçoit que les radiations émises par les planches du livre représentant des pièces du trésor de Saint-Denis sont semblables en amplitude à celles provenant de son sous-sol.

La Dimeresse (état 1973)
Le commandant Le Clerc sait que cinq fois au cours des siècles, durant les périodes troublées, les moines de Saint-Denis ont caché leur trésor hors de l'enceinte de l'abbaye pour l'y ramener ensuite. Il constate que, des possessions des bénédictins, celle de Messy est la plus proche de Saint-Denis. Il s'étonne que les moines, en 1793, n'aient pas jugé utile de mettre, une fois de plus, le trésor à l'abri. Alors, il se pose une question à laquelle, durant vingt ans, il essaie vainement d'apporter une réponse: le trésor de Saint-Denis n'est-il pas caché à La Dimeresse depuis la Révolution?

Une salle souterraine
Prudent et modeste, le commandant Le Clerc commence par demander l'avis de radiesthésistes éminents. Plusieurs lui confirment l'existence de souterrains et la présence d'or et d'argent. Puis, peu à peu, c'est spontanément que radiesthésistes et magiciens se présentent à La Dimeresse. Leurs conclusions rejoignent celles de leurs prédécesseurs. Une magicienne détecte dans une allée proche de la maison une sépulture: cinq moines dans leurs cercueils de plomb, dont un n'a plus de tête.

Le cas de La Dimeresse devint célèbre. Nombre de personnalités départementales s'intéressent à l'affaire. D'autres personnalités politiques, dont certaines occupent maintenant une place prépondérante dans l'opposition de l’époque, sont prêtes à investir des fonds nécessaires à des fouilles.
Et des fouilles ont lieu effectivement. Le commandant Le Clerc fait creuser une dizaine de puits en différents endroits : partout, on ne trouve curieusement que des nappes d'eau. On effectue un sondage jusqu’à vingt-sept mètres de profondeur, à un endroit ou un radiesthésiste détecte une salle souterraine circulaire, contenant de l'or et de l'argent, près du mur d'enceinte de la propriété.
Enfin, en 1954, dans la cour du poulailler, on découvre, en creusant, des marches qui s'enfoncent dans le sol. Elles conduisent à un pertuis, lui-même barré par un mur; tous les espoirs sont permis. Seulement, le pertuis menace de s'écrouler sur les chercheurs et pour ces mêmes raisons, il est impossible de percer le mur avec les moyens de l’époque. On rebouche à regret et l'opinion publique se désintéresse de l'affaire. Solitaire, le commandant Le Clerc poursuit ses recherches jusqu'en 1961, date à laquelle il décède sans avoir pu réaliser son rêve: retrouver l'épée de Charlemagne, la châsse de Saint Louis et le buste de Saint Benoît.
Dès cette date, sa veuve voyage beaucoup pour oublier sa solitude. Elle ne se sent pas de taille à poursuivre seule les recherches que son mari avaient entreprises et se désintéresse, par la force des choses, du trésor de La Dimeresse. Aussi, l'histoire est-elle totalement retombée dans l'oubli.

La cache des moines
Et pourtant, un certain nombre de points sont autant d'indices permettant de croire que le commandant Le Clerc était sur la bonne voie. Jouxtant un très vieux cimetière, pratiquement abandonné, à peu de distance de La Dimeresse, existe une propriété appelée le «Trou d'Argent» sans que personne puisse expliquer l'origine et la raison de ce nom.
A Claye-Souilly, agglomération distante d'environ deux kilomètres de La Dimeresse, les vieilles gens se souviennent que dans leur jeunesse déjà, donc bien avant que le commandant achète La Dimeresse et entreprenne ses recherches, tout le monde parlait de «la cache des moines où se trouve le trésor de Saint Denis, près de Messy».

La région est, par ailleurs, un véritable labyrinthe de souterrains dont La Dimeresse semble bien être le noeud : l'un d'entre eux débouche sur le canal de l'Ourcq, à environ mille cinq cents mètres, un autre part de l'église et se dirige vers La Dimeresse, un autre encore a été découvert, au siècle dernier, lors de la construction de la mairie, toujours à proximité de La Dimeresse. Il existe également un souterrain reliant la propriété à une autre maison située à Vineuil et où les bénédictins de Saint-Denis percevaient la dîme en blé et en avoine, tout comme ils la percevaient en or à Messy. Tout récemment encore, on aurait découvert une galerie sous la chaudière de chauffage central de la ferme Bouquin, au centre du pays : la chaudière s'était enfoncée dans le sol, il a fallu cimenter pour la soutenir. On peut voir aussi, dans un champ proche du canal, une surface de terre assez importante qui s'est affaissée par rapport à l'ensemble.
Enfin, fait troublant, bien avant qu'il entreprenne ses premières fouilles, alors que l'histoire était encore ignorée de tous, le commandant Le Clerc reçut la visite de quatre moines bénédictins, accompagnés d'un radiesthésiste, qui lui proposèrent pour La Dimeresse des conditions d'achat assez alléchantes.

La veuve du commandant Le Clerc, devant l'une des cartes du domaine annotée par son mari
Avec La Dimeresse, les amateurs de course au trésor ont peut-être une nouvelle chance de vivre une belle aventure : Mme Le Clerc, comme nous l'avons dit, aime les voyages. Pour visiter la Suède ou l'Egypte, elle entend vendre une partie de sa propriété, justement celle où se trouve situé, près du mur d'enceinte, l'endroit où les radiesthésistes localisèrent la salle souterraine circulaire. «Si mon acheteur trouve le trésor, tant mieux pour lui», expliquait-elle, et la maison est peut-être une piste. En effet, un autre souterrain passe sous cette maison que vend Madame Le Clerc. L'orifice en a maintenant été comblé.
«Notre prédécesseur était un entrepreneur en maçonnerie, il habitait ce bâtiment et non pas celui dans lequel mon mari et moi sommes installés. Un jour, il s'aperçut que la gouttière fuyait ; il plaça un tonneau contre le mur, sous la fuite. Le lendemain, le tonneau avait disparu dans une véritable excavation: pour la reboucher, notre maçon dut y jeter des tonnes de terre et de gravats divers». Elément intéressant si l'on se souvient que le commandant Le Clerc avait détecté une galerie juste en face de cette maison et qu'à l'autre bout du parc, juste dans l'axe, d'éminents radiesthésistes situaient la fameuse salle circulaire."

Daniel REJU

Question

Cet article appelle deux remarques
1) La question posée par l'article "Pourquoi ne l'aurait-on pas caché ?" est certes pertinente.
Car on ne peut pas totalement exclure que quelques pièces - les plus belles, hormis celles déjà saisies par la Commission des Arts - aient pu être sauvées.
Ce trésor était exposé aux visiteurs et les touristes étrangers en connaissaient la réputation dans l'ancienne France. Les moines ouvraient bien volontiers la grande salle aux vitrines où se trouvaient ces richesses. Ils y étaient très attachés. En outre, la valeur des reliques contenues dans ces trésors d'art auraient pu en effet conduire les moines à cacher celles-ci...et dans la foulée les reliquaires les plus précieux. Ecarter et disperser les pièces de moindre valeur sur les étagères pour donner l'illusion aux révolutionnaires que tout était bien en place était une opération facile à réaliser. Les objets les plus précieux, eux, auraient été évacués dans les jours précédant l'arrivée des membres de la commune. Si bien que le lendemain, lorsque les portes des armoires furent défoncées, les pilleurs n'auraient pas remarqué que le trésor de l'abbaye s'était singulièrement allégé. Il en restait toutefois assez pour leur permettre de charger les chariots et de porter vers Paris leur royal butin.
Dom Verneuil a bien sauvé les reliques de Saint-Denis, alors pourquoi n'aurait-il pas cherché à sauver aussi celles de saint-Benoît ou celles de saint Louis ? C'est la thèse défendue par le journaliste et ancien grand reporter Emmanuel Haymann (auteur de La Chasse aux trésors et Histoire mystérieuse des trésors de France, Ed. Favre, 1983 )
De plus, le déplacement du trésor vers Paris s'est fait dans une réelle pagaille.
C'est le 14 novembre 1793, soit trois semaines après la fin des profanations des tombeaux royaux, qu'une députation de "Franciade", nouveau nom de St Denis (!), sous la conduite du citoyen Blanc, avait apporté en pleine convention les objets du trésor de St Denis et du trésor de la Sainte Chapelle. Sur tout le trajet, déguisés en prêtres, évêques, ou nonnes, les manifestants s'étaient livrés à des mascarades puériles et volontairement blasphématoires. Le maire de Saint-Denis, Pollart (un ancien bénédictin !), s'était prêté à cette procession délirante pour prouver ses nouvelles convictions jacobines. Derrière lui, un plaisantin chevauchait une mule, revêtu des atours pontificaux et brandissant une crosse.
Le discours du citoyen Blanc, pompeux devant les députés, est trop ... beau pour ne pas être cité : " Les trésors amassés depuis plusieurs siècles par la cupidité des rois, la stupide crédulité des dévots trompés, le charlatanisme des prêtres trompeurs, semblent avoir été réservés par la Providence pour cette époque glorieuse. On dira bientôt des rois et des saints : ils ont été ! Voilà enfin la raison à l'ordre du jour, ou pour parler le langage mystique, voilà le jugement dernier qui va séparer les bons des méchants (...).
Ô vous, jadis les instruments du fanatisme, saints, saintes, bienheureux de toutes espèces ! Montrez-vous enfin patriotes; levez-vous en masse, marchez au secours de la patrie ; partez pour la Monnaie (id est : l'Hôtel de la monnaie, pour la fonte) et puissions-nous, par votre secours, obtenir sur cette vie le bonheur que vous nous promettez pour une autre ! Nous vous amenons, citoyens législateurs, toutes les pourritures dorées qui existaient à Franciade ! Mais comme il se trouve des objets désignés pour par la commission des monuments comme précieux pour les arts, nous avons rempli six chariots ; vous indiquerez un dépôt provisoire où la commission des monuments pourra en faire le triage. Il ne reste à Franciade qu'un autel d'or que nous n'avons pas pu transporter à cause du précieux du travail. Nous vous prions de donner ordre à la commission des monuments de en débarrasser sans délai pour que le culte catholique n'offense plus nos yeux républicains !"

.
Cependant, 14 pièces du trésor avaient déjà été portées en 1791 au cabinet des Antiques de la Bibliothèque nationale. Cette fois, on y ajouta 53 pièces. Le reste fut porté à l'hôtel de la monnaie pour y être fondu; c'est tout au moins l'ordre qui fut donné. Selon certains partisans de la survivance du trésor, des mains complices purent récupérer ces pièces et les regrouper avec celles déjà soustraites à St Denis par Dom Verneuil. C'est pourquoi il n'existerait aucun procès-verbal de fonte de la moindre partie du trésor dans les archives de la Monnaie.

2) Toute cette théorie est séduisante. On aimerait évidemment que le trésor soit caché quelque part et qu'il attende son Howard Carter ou son Indiana Jones.

Mais cette thèse se heurte à une contradiction de taille.

Car Dom Verneuil était encore en vie en 1815 ! Et si le commandant Le Clerc a prêté attention au cas de ce religieux, c'est qu'il a bel et bien participé au sauvetage des reliques de saint Denis, saint Rustique et saint Eleuthère. Les ossements ont bien été cachés dans un vieux caveau de l'église Saint-Denis de l'Estrée à l'autre bout de la ville.
Devenu curé de Saint-Denis au début de la restauration, Dom Verneuil s'est empressé de rendre les reliques à Louis XVIII. Elles furent déposées solennellement à la basilique le 9 octobre 1819, le jour de la St Denis, reconnues canoniquement par Mgr de Quelen, évêque in partibus de Samosate et vicaire général de la Grande aumônerie, assisté d'un nombreux clergé.
Notons que Dom Verneuil n'a restitué à la basilique que des ossements. Pas des reliquaires ! Sans doute parce qu'il n'avait extrait que des reliques en 1793.
De surcroît, si Dom Verneuil, personnage honnête, a remis les reliques des saints patrons après 1815, on ne voit pas pourquoi il n'aurait pas dit où il avait caché le trésor ! Pourquoi diable aurait-il gardé le silence ???? S'il l'a gardé, c'est tout simplement parce qu'il n'y avait rien à dire : le trésor n'avait pas été mis à l'abri.

N'en déplaise aux amateurs de chasse aux trésors, En 1793 disparut sans doute l'un des deux ou trois plus importants trésors de la chrétienté d'Occident...

Peut-être Dom Verneuil n'a-t-il pas été le seul à agir; peut-être que d'autres moines ont sauvé d'autres reliques (le crâne de St Louis, par exemple ?) et n'en ont rien fait savoir parce que décédés avant 1815. Mais les restes n'ayant par conséquent jamais été retrouvés, nul n'en saura jamais rien.

Quant aux objets précieux, ils ont vraisemblablement tous fini à la fonte.



No


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MessageSujet: le tresor n'est pas ici!   Ven 3 Juin - 22:18

Je vais également décevoir les lecteurs des articles de M Reju !

Un acte d’adjudication du 4 Octobre 1792 nous apprend que « la Dimeresse » est vendu aux enchères public après la confiscation des biens du clergé. La maison est décrite « en ruine ». Ce même acte nous apprend que le 22 Juin 1787 « la Dimeresse » est loué par les religieux de l’abbaye de St Denis au Sieur Delacour.
Si la disparition du trésor est daté de l’automne 1793, comment les moines l’auraient caché dans un lieu dont il n’étaient plus propriétaire ? ou dans un lieu dont il n’avaient pas la jouissance (si la disparition à eu lieu entre 1789 et 1792 ) puisque loué depuis 1787 ?
C’est à partir de ce document de 1792 et de la lecture de l’ouvrage remarquable de Dom Felibien que le Comandant Leclerc va imaginer toute cette légende de trésor royale caché à la Dimeresse. Il a été aidé en cela par de nombreux radiesthésistes soutenus par une presse avide de sensationnel.
Pour ceux qui s’intéressent à l’histoire de « La Dimeresse » sachez que je vais prochainement rende public (a l’occasion des journées du patrimoine 2011) le résultat de recherches que j’ai effectué aux archives nationales et aux archives départementales du 77. ces recherches me permettrons de présenter plus de 12 siècles et demi d’histoire de cette propriété!
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MessageSujet: Re: Le trésor de Saint-Denis aurait-il été sauvé et caché ?    Sam 4 Juin - 10:02

Cher Diaconos,

Soyez le bienvenu sur Saint-Denis, cimetière des Rois !
Nous vous remercions de nous faire part ainsi de votre érudition. Et l'histoire de la Dimeresse est tellement liée à celle de l'abbaye que vos recherches nous intéressent fort. Nous espérons beaucoup des fruits de vos recherches. N'hésitez point à nous en donner quelque synthèse lorsque vous le jugerez opportun; le forum les accueillera avec grand intérêt !

L'information que vous nous donnez est importante et la conclusion que vous en tirez frappée au coin du bon sens.
Mais si le commandant Leclerc a eu l'acte d'adjudication de 1792 entre les mains, on comprend mal son obstination.
Pour parer à toute controverse, sait-on qui est devenu le nouveau propriétaire des lieux à partir d'octobre 1792 ? Car les "survivantistes" du trésor pourront toujours arguer d'une complicité éventuelle entre le nouveau propriétaire et Dom Verneuil...
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MessageSujet: L'enlevement par Dom Verneuil acte de suvegarde!   Lun 6 Juin - 21:27

En ce qui concerne le Cdt Le Clerc il n’à pas fait de recherche particulière pour étayer son hypothèse. C’est uniquement à partir de ce document de 1792 et de la lecture de l’ouvrage de Dom Felibien qu’il va imaginer toute cette légende de trésor royale caché à la Dimeresse Il étais persuadé que la dimeresse était la plus proche propriété des moines de l’abbaye saint Denys ce qui n’est pas exacte. Entre l’abbaye et Messy ils étaient propriétaires de nombreuses fermes (Mitry, tremblay etc…). à cela vous rajoutez le pendule….
L’hypothèse de l’enlèvement des seul reliques par Dom Verneuil sans prendre les chasses est tout a fait plausible (cf l’histoire des reliques de l’abbaye de St Benoist sur Loire). Déplacer les chasses aurait demandé une intendance importante hors en cette période de tourmente… De nombreux moines ont du quitter les abbaye est sont resté fidèles à l’Eglise romaine. Ils ont caché certaine pièces ou documents importants. Ils les ont restitués après les tourmentes. Les exemples en France sont nombreux ! Pour les moines ce sont les reliques qui sont importante, la chasse ont peut en refaire une (ce qu’on faisait régulièrement pour l’embellir, ou la mettre au goût du jour). On peut imaginer que Dom Verneuil n’a pas été le seul à vouloir protéger les reliques d’autres moines l’ont peut être aidé et n’ont peut être pas survécus à la révolution ?
En 1792, c’est le sieur Delacour qui à acheté la Dimeresse la maison était en ruine seul la grange dimeresse était en état. Il en était le locataire depuis 1787.
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MessageSujet: Re: Le trésor de Saint-Denis aurait-il été sauvé et caché ?    

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Le trésor de Saint-Denis aurait-il été sauvé et caché ?
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